I. Arthur J. Evans, The Homeme» 0/ Tarenlum
Londres, 1889, in-4'.
I. J. de Witte, dans la Revue numismatique, t. IV, 1839. p, 4C3.
3. Stalère d'argent de Métaponte. META (rétrograde). Epi sur lequel est posée une sauterelle. r{. AÏ^AOJO AE6i0M- Le fleuve AcheloOs, représenté sous l'aspect d'un homme barbu, le front orné de cornes, tenant une patère et une longue branche, «mbième de la fertilité de ses bords. Le prix de l'Achelods, mentionné dans la légende de cette remarquable pièce du commencement du v" siècle,
^de Delphes (fig. 21) ' ; à Carthage, c'est Tanît identifiée à Perséphone (fig. 1 1 et 23). Vous citerai-je enfin, à une autre extrémité du monde grcç^ le géant Ascos à Damas, les Tables ambrosiennes à Tyr, Astarté à Sidon, Baal-Kaiyan à Hiérapolis (fig. 24), Élagabal à Émèse (fig. 26) et tout le panthéon des dieux syriens, aux formes si étranges, au culte si monstrueux * ?
N'est-il r pas intéressant de retrouver eh images, sur les monnaies d'une ville perdue de la Paphlagonie, Abonotheicos, le culte du serpent qu'un imposteur du ii« siècle de
mon tr.e rien portançe que les jeux publics. avaient à cette époque dans la Grande Grèce ; le culte du fleuve Acheloûs était particulièrement en honneur à Métaponte.
i.Strabon, VJ, 264; Fr. Lenormant, La grande Grèce ^ t. I, p. 128.
2. E. Babelon, Les rois de Syrie, p. clxxiii ; le XCitvciQyLes Persçs achéménideSy Introd., pp. lu à liv, cxciv, et, daris Je même volume, les monnaies des dynastes de Hiérapolis, d'Ascalon et de Gaza, pp. 45 et suiv.
notre ère, Alexandre, avait réussi, à l'aide de bons tours de magicien, à introniser
dans cette contrée ' î Vous vous souvenez des persécutions sanglantes que les rois de Syrie, surtout Anlîochus IV Épiphane, firent endurer aux Juifs réfractaires, et les
1. Drachme de Gaza [iv siècle). Deux têtes accolées, l'une imberbe, de profil, l'autre de face et barbue, if. Sorte d'eniablemeiit séparant deui tâtes de lions placées en regard l'une de l'autre ; sous l'entablement, deux t£tcs d'hommes, vues de face, à longue barbe pointue, et sur les côtés, «n rideau à moitié soulevé. Au dessus, la lettre belh.
2. Frantz Cumoni, Alexandre d'Abonotickos (extrait du t. XL des Mémoires couronnés par l'Académie royale de Belgique, 1887); B. Head, Histo-
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déportations qui s'ensuivirent. Des Tamillcs juives furent ainsi transplantées jusqu'à Apamée en Phrygie; elles finirent par s'ac-
Flg. lï ■
comnioder de cet exil où elles prospérèrent tant et si bien, que trois cents ans plus tard, au temps de Septime Sévère, elles y avaient acclimaté les traditions bibliques ellesmêmes ; on racontait que l'arche de Noé
]. Grande monnaie d'argent de Carthage. TËte de Tïnil, idenlitiëe k Perséphone et couronnée d'épis. 4. BARÇAT (Byrsa, en caractères puniques). Pégase galopant.
s'était arrMe au plus haut sommet dès montagnes voisines, et, potu que personne n'en
put douter, des monnaies furent alors frappées, sur lesquelles on voit Noé et sa
I. Tétradrachme d'Antiochua XII Dionysos (89 à 84 avant J.-C.}- Tête diadémée d'Antiochus XII, à droite. 14. BASIAEQI ANTIOSOr Eni4>AK0ri: 4>IA0IU-
TOFOE KAAAiNIKOr. Baal-Kaivao, barbu, de face,. entre deux taureaux couchés, sur une base à deux degrés; le dieu est coiffé d'un bonnet poinfu, vfitu d'un long chilon, avec une large ceinture nouée autour du corps; ses deux mains sont étendues; dans la gauche, il lient un épi avec deux feuilles. Dans le champ, à gauche, un monogramme; k l'exergue la date- A(;K&[= an 137 de l'ère desSéleu-' ci des}. Couronne de laurier au pourtours 1
femme dans l'arche, et donnant à la colombe son libre essor (fig. 25) '.
Fig. 3 5 '
[. E. Babelon, dans, la Revue de rhistoire des religions, t. XXIll, 1891, pp. 174 etsuiv.;le même. Mélanges numismatiques, I, I, pp. i65 et suiv.
3. Revers d'une monnaie de bronze d'Apamie de Ptrygie, à l'effigie de Septime Sévère. En légende, En - M - ArP • AAESANAPOr ■ B ■ APXl " ADAHEUN [monnaie frappée SOUS l'autorité de Marcus Aurelius Alexandre, grand prêtre pour la seconde fois, à Apamée). Noé et sa femme, debout, levant la main' dans un geste d'étonnemcnl, semblent interroger l'horizon ; les mfimes personnages se voient à micorps dans un coffre sur lequel on lit le nom de SUE; au-dessus du colTre, deux colombes, l'une
Quelle suite de monuments autres que 1 les monnaies, quels témoignages littéraires 1 même, nous feraient mieux saisir et toucher | du doigt, pour ainsi dire, la révolution philosophique et morale qui s'opérait dans la société romaine au iii= siècle, quand nous ' voyons, sur les coins d'ÉIagabale, par exemple, s'implanter les fétiches orientaux : le culte du Soleil et de son symbole, la pierre noire d'Émèse (fig. 26) se substituer
posée sur le couvercle, l'autre tenant
dans Ks serres. On sait que celle a
coffre, xiSuTOî, avait fait donner à la ville qui en
conservait les débris, le nom d'Apamée Kibotos.
1. Aureui d'ÉIagabale. IMP- ANTONINVS-PIVS" AVG. Buste lauré d'ÉIagabale, à droite, ij. CON- SERVATOR AVG. Quadrige allant au pas à gau- £lie, SUT lequel on voit le bétyle ou pierre sacrée.
à celui des divinités du Capitole ? les types monétaires ne sont -ils pas alors Tétincelant reflet de Tanarchie religieuse qui préparait le triomphe du christianisme? Et que dire, à présent, des souvenirs qu'évoquent ces modestes médailles religieuses, recueillies dans les catacombes, et sur lesquelles sont gravées les symboles de la foi nouvelle, et traduites les légendes les plus populaires de la Bible et de TÉvangile \ La monnaie officielle enfin, après avoir interprété avec éclat, sous Constantin, le triomphe du christianisme ', nous apporte, dans ses types,
symbole d'Élagabal, le dieu d'Émèse, dont le culte fut introduit à Rome par l'empereur Elagabale; la pierre est ornée d'un aigle, les ailes éployées. Dans le champ, une étoile.
1. J.-B. de Rossi, Bulletin d'archéologie chrétienne, édit. française, Vil* année, n* 3, mai et juin 1869, PP- 33 et suiv. et pi. III et IV.
2. Sur les signes du christianisme qui paraissent dans la numismatique romaine avant comme après Constantin, voyez le résumé des principaux travaux dans l'abbé Martigny, Diction, des Antiquités chrétiennes, art. Numismatique chrétienne,
SOUS Julien, le saisissant spectacle des dernières convulsions du paganisme eipirant.
I. Tétradrachme d'Antiochus Vil Sid^tès (i38- 119 avant J.-C,), frappé à Tarse. Tête diadémée d'Antiochus VU, à droite, ij- BASUEQS ANTIOXOT ErEPrETOr. L'aulel de Zeus Dolicheuos, à Tarse, connu sous le nom de Tombeau de Sardanapale ; surmonté d'un fronton que couigle, les ailes éployées; sous le portique, le dieu oriental est debout sur un lion ; il a un carquois sur le dos; il lève el étend in droite; de chaque cdté, deux béiyles ou > sacrées.
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A peu près tout ce que nous savons des tribus de la Macédoine et de la Thrace avant Philippe — les Bisaltes, les Edones, les Orrescii, les Derrones, les Odomantes, les Odryses, les Paeoniens, — nous est révélé par leurs grandes et curieuses monnaies, d'un art si rude, si vigoureux, si expressif '. Ailleurs, c'est le nom d'un fleuve, comme le Rheon, à Hipponium ', rAraththos à Ambracie % le Peieros à Prusa et le Geudos à Nicée *, qui nous est révélé, ou celui d'un port, comme
1. B. Head, Historia ntimorttm, pp. 174 et suiv. ; H. Gaebler, dans la Zeitschrift fur Numismatik, 1897, t. XX, p. 289; Th. Reinach, dans la Revue numismatique, 1897, p. 121.