‹ Les collections de monnaies anciennes, leur utilité scientifiqueChapitre 17 sur 31 · M. Collignon, op, cit., pp. 229, 23 1, 3ii · texte numérisé non relu

M. Collignon, op, cit., pp. 229, 23 1, 3ii

2. M. Collignon, op. cit.', pp. 398, 465, 5ii, 5i6, 528, 532.

3. Félix Ravaisson, La Vénus de Milo, dans les Mémoires de TAcad. des Inscript, et Belles-Lettres, t. XXXIV, I*' part., p. 235.

blage de cet admirable morceau et en ont fixé rigoureusement la date (fig. 37) '. L'Apollon

Fig. 37 ■

1.0. Benndorf, dans les Neue Untersuchungen, publiés en collaboration avec Hauseret Conze, pp. 53 et Euiv. ; O. Rayet, Monuments de l'art antique, t. Il, notice de la pi. 11, p. 4 et addîl. et correct., p. i ; S. Reinach, dans la Galette des Beaux-Arts, 3* période, I. V, 1891, pp. 91 et suiv.

î.Téiradrachme de Démélrius Poliorcète (3o6-283). Victoire sonnant de la trompette, debout sur une proue de navire. ^. BA£i\EflS AUMUTPIor. Poséidon nu, debout, combattant avec son trident; dans le champ, des monogrammes. Les types de ce tétradrachme font allusion à la victoire navale gagnée en 3o6, par la flotte d'Antigone, commandée par son tîls Démétrius. sur la flotte de Ptolémée, dans les eaux de l'Ile de Cypre.

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de Daphné, statue chiyséléphantine de Bryaxis, décrite par Philostorge et qui fut détruite par un incendie en l'an 36i de notre ère, nous est connu dans tous les détails de son maintien, de son costume et de ses attributs, par de rares tétradrachmes d'Antîpchus IV

(fig. 38); grâce à ces médailles, nous pouvons affirmer que Bryaxis avait imité l'Apollon

1. Tétradrachme d'Antiochus IV Epiphane {175 à 164 avant J.-C). Tête laurée d'Apollon daphnéen, à droite. ^. BASIAEQS AimOSOr BEOr Eni<l>AN0r£

NIKH*0POr. L'Apollondaphnécn de Bryaïis, debout à droite, lauré, vêtu du double chiion et de la chlamyde; de la main gauche^ il tient sa lyre et de la

Palatînde Scopas, ou plutôt que les deun sculpteurs s'étaient, l'un et l'autre, inspiré du type plus ancien de l'Apollon Musagète des jeux Pythiens'.Tous,enfin, vous connaissez

Fig. 39 ■

le parti que les historiens de la sculpture ont tiré des monnaies d'Antioche pour l'étude

I. Max Ef;ger, dans la Revue des Éludes grecques, I. 1[ (1889), p. 101; E. Babelon, Les rois de Syrie, d'Arménie et de Commagène, Introd., pp. xcvii.

z. Denier de la république romaine, frappé par le triumvir monétaire C. Considius Nonianus, vers Tan 60 avant J.-C. C ■ CONSIDI- NONIANI ■ S - C- {Caii Consiâii Noniani, Senatus consulta). Tête diadémée de Vénus ErycJne. H. Temple de Vénus, à Eryx, en Sicile, au sommet d'une montagne dont la base est entourée d'un rempari; au-dessus -de la porte de l'enceinte, on lit ; ERVC {Erycinee, sousentendu ; Veneris templum). Argent.

de la fameuse statue de Tyché assise sur les bords de l'Oronte, exécuiée par Ttilève de Lysippe, Euiychidès '.

I. M\chae[is, dan&l'ArchaeologischeZeituiig, [866, p. 255;Peri:yGardner,C'ouM(ri>ïaM(f eifiesi'i ancien! art, pp-29 et suiv. (estrah du Journal o/hellenicStiidies, i888).

1. Revers d'un grand bronze romain, à l'effigie de Néron. i{. Au-dessus, AVGVSTl ; à l'exergue, POR. OST {Portus Ostiœ], entre les lettres S. G. {Senalus consulta). Vue du port d'Ostie; au pourtour, des cales pour les navires; à l'entrée du port, un phare surmonté de la statue de Neptune; à l'autre eilréinité, les bouches du Tibre représentées par le génie de ce fleuve, couché, ayant àcdté de lui un dauphin

Que de monuments d'architecture seraient, sans les types monétaires qui les repro-

et s'appuyant de ta main droite sur un gouvernail; à l'inlérieur du port, on compte douze navires avec ou sans voiles.

I. Grand bt^nze romain de Vespasien. IMP ' CAES ■ VESPASIAN ■ AVG PM-TRPPP' GOS ■ Vri. {[mperalor Caesar Vespasianus Auguslus, pontifex maximus, tribuniciâ potestate, pater patrîa, consul aeptitno). Tâle lauiée de Vespasien, à droite. 4. S, C. Le temple du Capitole, avec un fronton supporté par six colonnes. Au milieu, la statue de Jupiter assis, entre Junon et Minerve debout; de chaque câlé du temple, deux autres statues; le fronton est orne de sculptures, de rnSme que le toit; outre les antéfixes, on remarque

duisent, à la merci des restitutions fantaisistes de notre imagination ! Ici (fig. 43), nous voyons le temple d'Aphrodite à Paphos, avec son pylône, son parvis, son vaste péribole entouré d'un portique, et, au fond du sanctuaire, le bétyle, image de la déesse, autour duquel voltigent les colombes sacrées ' ; là, c'est le temple non moins fameux du mont Garizim, rival de celui de Jérusalem, sur les cendres duquel les Samaritains de nos jours vont encore accomplir leurs pieux pèlerinages (fig. 42) '.

Voici le temple rond de Mélicerte, à Corinthe; celui de Junon à Samos; de Baal- Hélios, à Émèse ; d'Astarté, à Byblos ; de Vénus, à Éryx, sur une montagne à pic,

aux extrémités deux aigles, les ailes éployées, et trois autres groupes de figures.

1 . E. Babelon, Les Perses ache'me'nides, p. 121 et pl. XXI, fig. 25.

2. Fr.de Saulcy, Numismatique de la Terre-Sainte, p. 248 et pi. XIII, fig. I ; Th. Reinach, Les monnaies juives, p. 70.

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dont la base est entourée d^une muraille, comme une forteresse (fig. 39) ' ; celui d'Artémîs à Ephèse, où Ton distingue les basreliefs qui ornaient ses colonnes et dont on admire aujourd'hui des débris au Musée britannique (fig. 8) ; le temple du mont Argée, sur un piton environné de flammes volcaniques ; le temple de Zeugma avec le plan en perspective de son jardin sacré; voici une vue de PAcropole d'Athènes, avec TAthéna Promachos et la grotte de Pan; une vue des ports de Sidé, de Corinthe, d'Ostie (fig. 40). Tous les monuments de Rome défilent sous nos yeux : la colonne rostrale de Duillius, les arcs de triomphe de Néron, de Domitien, de Trajan, la meta sudans, le macellum, le cirque, les thermes de Sévère Alexandre, le forum Trajani, le camp des prétoriens, les temples de Jupiter Capitolin et de la Concorde, avec leur toit surmonté

I. E. Babelon, Descript. chronol. des monnaies de la République romaine, t. I, p. 376.

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de Statues ; les temples de Mars, de Janus, de Vesta, de Junon, de Vénus; les basiliques Emilienne et Ulpienne \

Auprès de la ville de Tarse, en Cilicie, il y avait un monument, de forme étrange, au sujet duquel circulaient toutes sortes de légendes et que les auteurs romains appellent le tombeau de Sardanapale. Au dire de Strabon, on y voyait la statue de ce roi d'Assyrie, a les doigts de la main disposés comme s'il eut voulu les faire craquer », et, sur le socle on lisait, en écriture assyrienne, le nom de Sardanapale avec cette réflexion mélancolique : « J'ai laissé mes riches trésors; il ne me reste que l'avantagé d'avoir joui à l'excès de tous les plaisirs. » Il serait impossible de savoir ce qu'était ce singulier édifice sans

: I. Voyez notamment nos figures 2, 4, 5, 41, 45, 46, 47, 48, 49. Pour la plupart de ces monoments, voyez surtout : Donaldsgn, Architectura numisma" tica (Londres, 1859, gr. in-8*), et Fr. Lenormant, dans la Revue générale de Varchitecture de César Daly, 4* série^ t. JV, 1877, pp. 4 et suiv.

les monnaies de Tarse qui nous permenent de constater qu'il s'agit en réalité d'un autel de la divinité orientale que les Romains appelaient Jupiter Dolichenus [fig. 2y) '.

FIg. 43 '

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