Diod. Sic, XVI
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remplacé par un prince de l'ancienne dynastie nationale '.
Fig. 3o '
Cent vingt-trois ans avant notre ère, le roi de Syrie, Alexandre Zebina, assiégé dans Antioche et réduit aux expédients, prit le
1. E. Babelon, Mélanges numismatiques, t. II, pp. 1 39 et suLv. ; le même. Les Perses achéménides, Inirod., pp. cxiii et suiv.
I. Double statére d'argent d'Evagoras II de Salamine, comme roi de Sidon (Î49-346). Galère phénicienne avec un rang de rameurs; au dessus, trois traits (l'an 3 du règne d'Evagoras). % Les initiales du nom phénicien d'Evagoras. Le roi de Perse, Artaxerzès 111 Ochus, dans son char traîné par trois chevaux et conduit par un aurige. Derrière le char, suit, à pied, le roi de Sidon.
parti d'aliéner, pour payer les troupes qui lui restaient, le trésor du temple de Zeus, et il alla jusqu'à enlever la Victoire, en or massif, que la statue colossale du dieu tenait sur sa main tendue en avant. Il essaya même, raconte Justin, de justifier ce sacrilège par une raillerie, en disant qu'il acceptait la Victoire que le dieu daignait lui offrir '. Y avait-il dans ce rdcit quelque amplification anecdotique de la part de l'auteur latin ? on pouvait le soupçonner Jusqu'à l'époque, toute récente, où a été retrouvé un exemplaire de la monnaie d'or que Zebina fit frapper; elle a pour type la statue même de Zeus tenant la Victoire d'or sur sa main, et le caractère exceptionnel de cette pièce est encore mis en évidence par l'absence de tout monnayage d'or en Syrie,
I. Justin, XXXIX, 3 : a Ibi inops pecunis, quum stipendia militibus dcessent, in lemplo Jovis sotidum ex auro VJccoriie signum lolli jubel, facelis jocis sacrilegium circumscribens, nam Vicioriam commodatam sîbi ab Jove esse, dicebat. "
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dans le siècle qui précède ou celui qui suit le règne de Zebîna '.
Flg. 3
Quand Mithridate, voulant chasser les Romains de l'Orient, fit alliance avec Ephèse, avec Athènes, avec les Italiens même, les révoltés de la guerre Sociale, il envoya des subsides en or à tous ses alliés pour les aider à faire leurs préparatifs de
:. E. Babelon,Z,M rois deSyrie, Introd., p. cilii.
ï. Monnaie des insurges italiotes de la guerre Sociale, frappée avec l'or que leur envoya Mithridate. Têle de Dionysos jeune et couronné de lierre, à droite. ^. Ciste dionysiaque contre laquelle est appuyé un ihyrse oriié de bandelettes; sur la ciste, une nébride ; à l'exergue, L'inscription osque : IW ■ Zl ha M W (Minius legius Minii filius). Statére
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guerre; eh bien, nous possédons de rares pièces d'or d'Éphèse, d'Athènes et des insurgés italiotes (fîg. 3 1 ), qui sont, dans nos médailliers, les irréfragables témoins du projet vaste et hardi qu'avait conçu le génie du redoutable adversaire de LucuUus et de Pompée '.
A qui la reine Philistis de Syracuse doitelle sa célébrité, sinon à ses monnaies (fîg.32),
Fig. 3i ■
I. E. Babelon, dans la Revue des Études grecques, t. II, 1889, pp. 14Î et suiv. ; le même, Mélanges numismatique^, L I, pp. 195 et suiv.
3. Monnaie d'argent de la reine Philistis (vers 316 av. J.-C.j. Tûte voilée de Philislis, à gauche; derrière, une écoile. 14, BA£IA1LLU£ «lAILTiaos. Victoire dans un quadrige au pas ; au dessus, une étoile.
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OÙ elle nous apparaît gracieuse et voilée comme une madone de la Renaissance '? Que saurions-nous de la plupart des villes de Sicile et de laGrande Grèce avant Pyrrhus et les guerres puniques? Fort peu de chose, sans ces admirables séries monétaires qui racontent leur fondation, leurs légendes, leurs annales, leurs institutions, leurs mœurs, leur art enfin, sî fécond dans ses concep-
Fig. 33 ■
i.B. Head, Historia numorum, p. i6ï.