C. Ber., IE, p. ga1 à 966 — IV
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La difficulté d'approvisionner la ville de Rome obligea aussi à cré runcoertain nombre de corporations, d’autant plus que l’État se trouvait forcé de nourrir lui-même une partie de la population. Les distributions que recevait le peuple étaient de toute nature: c'était le congiarium, libéralité en argent qu’il était depuis César d'usage de faire quand on était promu à la puissance tribunitienne; l’annona, distribution de blé qui devint régulière; enfin bien d’autres sortes de dons plus ou moins bizarres comme celui d’Agrippa qui fournit une fois par an des tonsores aux hommes et aux femmes ‘, L'Italie, Rome surtout, était tributaire des provinces pour la plupart de ses approvisionnements. Elle n’exportait guère que des objets de luxe, les élégants bibelots que l’on vendait dans les boutiques de la Voie sacrée et aux Septa Julia; ce qu'elle produisait était loin de compenser l'importation, et Rome devait solder le déficit en numéraire, c'est-à-dire avec les tributs qu’elle recevait. Sous peine de famine, il fallait que les arrivages eussent lieu avec une grande régularité et des associations entières étaient chargées de se faire pourvoyeuses du marché romain.
Les distributions de blé datent des premiers temps de Rome *; en les faisant, les riches qni possédaient entièrement le pouvoir se seraient simplement acquittés d’un devoir social, s’ils n'avaient en même temps