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réalisation), et a dû, de tout temps, envoyer ses aliénés à l’asile de Maréville, près de Nancy. Le Conseil Général dès 1864, se plaignit des frais élevés qu’entraînait le placement des malades dans cet établissement et de l’absence de tout moyen de constater, après leur entrée à l’asile, la nécessité de les y maintenir. En vue de réduire les dépenses et à la suite d'une entente avec la Préfecture de la Meurthe, 30 aliénés non dangereux furent retirés de Maréville au mois de mars de l’année 1869 et placés soit chez des parents, soit chez des particuliers ; ces placements furent opérés par les soins de la commune où ils avaient conservé leur domicile de secours, et l'Administration préfectorale se borna à contribuer pécuniairement à leur entretien, au moyen d’une subvention annuelle variant de 75 à 200 francs, complétée par le Budget municipal lorsque les ressources de la commune le permettaient. En 1888, 30 aliénés furent encore retirés de Maréville et placés de la même manière. De plus, un certain nombre de malades, soumis à l’examen du médecin de lhospice d’Epinal et reconnus moffensifs, ainsi que quelques autres notoirement idiots ou imbéciles, mais non dangereux, furent l’objet de placements analogues, par les soins de leurs communes d’origine, qui reçurent dans ce but une subvention sur le budget départemental.
Ces placements se trouvaient disséminés sur toute l'étendue du territoire des Vosges, la surveillance en était confiée principalement à lautorité communale.