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Un préposé surveillant à Valigny

En 1907, l’administration nomma un commis faisant fonction d’économe. Le poste fut occupé le 1er août de la même année. Pendant la guerre l’économe: de Dun assura le remplacement de l’économe d’Ainay mobilisé. [ continua même à faire fonction d’économe d’Ainay jusqu’au 19 septembre 1926, date à laquelle un nouvel économe fut nommé.

Le chiffre de la population suivait une progression croissante. Le nombre des malades présents au 31 décembre 1904 était de 399. À partir de cette époque, le nombre des malades traités à Ainay ne cessa de croître et atteignit en, 1914 le maximum de 580. Malheureusement le recrutement des malades:devint extrêmement difficile: L'influence. de la guerre: se fit sentir beaucoup plus fortement qu'à Dun et l’on vit même: le nombre des malades traités tomber à un minimum de 345 en 1924. C’est: à cause de cette insuffisance de pensionnaires que le poste de médecin-adjoint créé’ en 1918, fut supprimé par arrété du 14: août 1925.

La décroissance rapide du nombre des malades transférés à Ainay, pouvait faire craindre la faillite d’une œuvre qui pendant les dix premières années de son existence avait donné de belles expérances. Il aurait été lamentable de voir disparaître cette colonie qui par le petit nombre de malades placés chez le même nourricier, réalise le type parfait de la colonie familiale : les placements avec 2 pensionnaires y ont toujours été la majorité, et beaucoup sont situés en pleine campagne où plus fréquemment qu’en ville, les malades participent étroitement à la vie de la famille des nourriciers qui ont bien voulu en assurér la surveillance.

Le chiffre miniraum atteint en 1924, s’est bientôt relevé sans pouvoir toutefois encore rattraper l effeetif maximum obtenu en l’année 1913.

Organisation actuelle de la Colonie

Son fonctionnement

La colonie familiale d’Ainay-le-Château comprenait au 31 décembre 1931, une population de 363 pensionnaires, dont 361 hommes et 2 femmes, répartis en 186 placements situés tant à Ainay, siège central, que dans les communes environnantes qui en constituent les annexes.

Les services médicaux et administratifs centralisés à Ainay sont toujours établis sur l'emplacement de l’ancienne porcelainerie dont il subsiste quelques

bâtiments qui ont été aménagés et auxquels on en a ajouté d’autres. Il subsiste : le bâtiment central, ancienne usine, où a été aménagée l’infirmerie; la partie basse de la maison du médecin, ancien magasin, une partie du bâtiment des ateliers, où se trouve . le logement du surveillant.

Les locaux actuels comprennent :

Un bâtiment central, construit en briques, au rezde-chaussée duquel se trouvent, les bureaux de la direction, le bureau du directeur avec la bibliothèque médicale, le bureau de l’économat, le laboratoire avec chambre de photographie, la cuisine, le réfectoire, le magasin.

Au premier étage une infirmerie de 25 lits a été aménagée de la façon suivante : une salle de 15 lits, trois chambres, dont une à 1 lit, une à 2 hits, une à 6 lits et enfin une chambre d'isolement. Une véranda vitrée sert de salle de réunion.

Le second étage mansardé est réservé à la lingerie et au vestiaire.

Le bâtiment dit des bains, édifié en 1923-1924, à la place d’anciens hangars comprend :

a) Au nord, le logement de l’économe ;

b) Au sud, le logement, du médecin assistant ;

c) Au milieu : au rez-de-chaussée, l'installation des bains et la salle du coiffeur. Au 17 étage, les archives.

Les bains comprennent une salle avec trois baignoires, un appareil à douches, une cabine séparée où se trouve une quatrième baignoire réservée au personnel.

La chaudière se trouve dans la salle même dont elle réalise en même temps le chaulfage.

Le service des bains se fait deux fois par semaine, le vendredi et le samedi.

L’après-midi du samedi est réservé aux femmes, malades, femmes-nourricières et autres dames de la ville qui peuvent se baigner moyennant une redevance. de 3 fr. 50.

Le bâtiment dit des ateliers, situé en face des bâtiments des bains, comprend :

a) Au nord, la salle de réunion des malades, vaste, très haute, carrelée, dans laquelle les malades ont accès tout le jour. Elle est fermée le soir à 22 heures. Là les pensionnaires trouvent une bibliothèque tenue par l’un d’eux, des jeux divers, de la musique émise par un phonographe et un appareil de T. S. F.

b) La partie sud comprend: :

Un rez-de-chaussée avec :

un atelier de cordonnerie où l’on fait les réparations de chaussures et les chaussons de tresse.

Un atelier de serrurerie.

Un premier étage avec :

Logement du surveillant de l’infirmerie.

Logement de la lingère.

Deux chambres administratives destinées à recevoir les personnalités. officielles de passage à la colonie:

La maison du Médecein-Directeur située au. milieu d’un joli jardin: est: formée de deux corps de bâtiments : l’un, ancien magasins de la porcelamerie;

l'autre, pavillon construit par le D' Lwoff. Ces deux maisons sont réunies par un escalier et un couloir vitré. ”

L’amphithéâtre est un petit bâtiment avec salle d’autopsie, bien comprise.

Enfin les écuries, vastes locaux avec remises et garages pour voitures, sont situées près de l’entrée principale.

Tous ces bâtiments sont construits au milieu d’une vaste propriété de 8.000 mètres carrés dont les terrains sont exploités pour Les besoins de la colonie.

L’approvisionnement en eau du centre de la colonie a toujours préoccupé les différents administrateurs.

Jusqu'en 1924, les bains étaient affermés à un habitant du pays qui les donnait dans une maison au bord de la Sologne. Le transport des bains à la colonie a accru les besoins en eau et il a fallu, à l’eau de source, adjoindre un approvisionnement en eau de rivière.

L’eau de source provient d’un puits se trouvant au milieu de la colonie. Il peut fournir 19 à 20 m° par jour, suffisants pour le besoin de la colonie, moins les bains. Ce puits est muni d’une moto-pompe à pétrole élevant l’eau à un réservoir d’une contenance de 100 m°. Cette eau est potable mais très chargée en calcaire.

L’eau de rivière est amenée à la colonie au moyen d’une moto-pompe électrique installée dans un petit bâtiment situé au bord de la Sologne. Cette eau non potable sert aux bains et à l’arrosage des jardins.

Thèse Bobé. 8

Enfin, la colonie possède trois citernes, recevant l’eau de pluie et munie chacune d’une pompe à main.

Eau de rivière et eau de source sont mises en réserve dans deux grands réservoirs. La base du plus grand sert de buanderie, un séchoir a été construit en 1929.

L’évacuation des nuisances se fait par le système du tout à l’égoût. Une fosse septique reçoit les liquides, le champ d’épandage est situé à 1.500 mètres de la colonie.

Le personnel actuel de la colonie comprend :

16 agents, qui sont :

Un médecin chef-directeur.

Un médecin assistant.

Personnel administratif :

Un économe (commis principal faisant fonctions).

Un commis aux écritures, attaché à l’Economat.

Un secrétaire de la direction (commis principal faisant fonctions).

Personnel infirmier :

a) Infirmerie de la colonie :

Un surveillant, trois infirmiers.

b) Infirmiers visiteurs :

Un surveillant chargé de la visite des placements d’Ainay. À

Un visiteur de Saint-Bonnet et Braize.

Un visiteur de Valigny et Isle-et-Bardais.

Les deux surveillants et les trois infirmiers pos-

sèdent le diplôme d’Infirmier des Asiles de la Seine, les deux autres suivent les cours pour s’y préparer.

c) Infirmiers chargés de service de préposés

Un cocher; un jardinier-mécanicien-baigneur.

Personnel des services économiques :

Une femme préposée, chargée du vestiaire et de la couture.

Une préposée chargée de la cuisine.

Ce personnel fait partie du cadre des agents du service de l’Assistance départementale de la Seine. Devant son’ insuffisance numérique écidente, il a fallu faire appel à un personnel hors-cadres, payé à la journée, recruté parmi les habitants du pays.

Ce personnel hors-cadres comprend :

Bureaux de la Direction et de l’Economat : 2 femmes.

Lingerie-vestiaire : 10 femmes, 1 coupeur.

Buanderie : 1 femme.

Cordonnerie : 1 ouvrier aux pièces, à l’atelier de la cocolonie ; 2 ouvriers sabotiers aux pièces pour l’annexe de Vahgny.

Jardin : 1 journalier pour la culture et remplaçant du cocher.

Infirmerie : 1 homme de journée pour les remplacements

pendant les congés.

Le service médical est partagé entre le médecindirecteur et le médecin assistant.

Le médecin-directeur qui a la surveillance et la

direction générale de la colonie et de ses annexes, assuré plus particulièrement la visite médicale quotidienne de l’infirmerie, et il se rend au moins une fois par mois dans chacune des annexes.

Le médecin-assistant visite tous les jours un certain nombre de placements à Ainay et assure le service de garde, de la pharmacie et du laboratoire.

Au 31 décembre 1931, 168 malades étaient assistés dans le bourg d’Ainay et répartis dans 87 placements.

L’annexe de Saint-Bonnet, à cinq kilomètres d’Ainay, village de 1.164 habitants, situé en bordure de la forêt Tronçais, comprend 16 placements et 31 malades. Une maison du pays, appartenant à la colomie, a été aménagée en infirmerie. Ce bâtiment comprend une pièce avec trois lits, le logement du visiteur de placements, et au sous-sol une salle de bains avec une baignoire. Dans la cour, un petit bâtiment sert de salle de réunion pour les malades. Une installation téléphonique relie cette infirmerie au siège central.

L’annexe de Valigny, pays de 780 habitants, à 10 kilomètres d’Ainay comprend 42 placements et 69 malades.

Isle-et-Bardais, 646 habitants, à 6 kilomètres d’Ainay comprend 29 placements et 48 malades.

L’annexe de Braize, petit village de 363 habitants, à 5 kilomètres d’Ainay comprend 12 placements et

18 malades. Elle relève de linfirmier-visiteur de Saint-Bonnet.

Les malades arrivent à la colonie par transferts venant directement des asiles de la Seine ou des asiles de Province ayant des malades au compte du département de la Seine.

Après une courte observation à l’infirmerie, ils sont placés chez les nourriciers dans les mêmes conditions que les femmes à Dun-sur-Auron. Les nourriciers doivent être inscrits sur un registre ouvert à la Mairie et présenter des conditions de moralité suffisantes. La chambre doit être assez grande propre et bien aérée. Chauffage et éclairage doivent être assurés en hiver, la nourriture saine et suffisante. La colonie fournit le trousseau, aux nourriciers incombe l'entretien et le blanchissage.

Voici la composition de ce trousseau :

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