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Malgré l'indemnité de 500 millions, les moyens de cultiver les propriétés coloniales ont été, sinon entièrement détruits, du.moins considérablement diminués.
Nous leur avons enlevé des cultivateurs obligés au travail, pour leur donner des cultivateurs libres que l’appât de salaires énormes peut à peine déterminer à un travail irrégulier, insuffisant.
M. Cardwell , sous-secrétaire d'état des colonies : Qu'on vante les avantages du travail libre, qu'on dise et qu’on répète qu’un jour le travail libre sera plus productif et moins cher que le travail esclave, j'y consens ; mais on aura la bonne foi de reconnaître qu'il n’en est pas ainsi actuellement.
M. Gladstone, ancien ministre du commerce : L'émancipation a ébranlé nos colonies, et une génération entière passera avant qu’elles se soient raffermies.
Le parlement d'Angleterre les a placées dans l'état critique où
elles se trouvent.
L'’émancipation a diminué le travail et l'a renchéri.
N'oubliez pas que c'est vous qui avez voulu l'émancipation.
Les colonies vous demandent, sinon de guérir, du moins de soulager les maux dont vous êtes les auteurs. |
Sir R. Peel, premier ministre : Quelque considérable que paraisse l'indemnité de 500 millions, je reconnais que nos colonies n’ont pas été indemnisées de toutes les pertes que leur a causées
l'émancipation.
Quelle a été l'étendue de ces pertes ?
Quelle a été la diminution de la production ?
M. le comte de Montalembert dit qu’elle a été, selon les versions les plus exagérées , d'une moitié; et selon les versions les plus indulgentes, et peut-être les plus exactes, d’un quart seule ment. Îl consent à prendre un tiers pour moyenne.
- Ce n’est ni un quart ni un tiers, c'est une moutié ; et aux appréciations approximatives de M. le duc deBroglie et de M. le comte de Montalembert j’opposerai la plus
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