CHAPITRE IV
Cultures. — Produits naturels. — Industrie : pêche et préparation de la morue.
— Armements depuis 1853. — Pêche locale. — Importations. — Exportations.
— Pêche de la morue, du hareng, du capelan et de l'encornet. — Primes d'armement. — Primes sur les produits. — Grèves. — Régime commercial. — Mouvement commercial de 1851 à 1862. — Objets d'importation. — Objets d'exportation. — Navigation (régime de la). — Statistique. — Service postal.
Le sol des îles Saint-Pierre et Miquelon peut être considéré comme stérile. L'hiver prolongé et rigoureux qui y règne ne permet pas aux cultures de s'y développer.
Saint-Pierre, rocher presque entièrement privé de terre végétale, n'a guère que des broussailles épaisses, rampantes, et des arbres verts tout au plus hauts de 3 mètres. Sur les plateaux, toutefois, on recueille un peu d'herbe avec laquelle, dans trois fermes, on nourrit quelque bétail. Le sud de l'île possède plusieurs jardins.
Pas d'arbres de haute futaie; mais des genévriers et des arbustes variés. Ces arbustes donnent beaucoup de petits fruits acides antiscorbutiques; les genévriers permettent de fabriquer un excellent genièvre. On remarque aussi plusieurs espèces de thés.
La bière de spruce (variété de pin), connue sous le nom de sapinette, est la boisson du pays, des équipages des bâtiments de guerre en station, des pêcheurs. Les branches de l'arbre, vertes et garnies de leurs feuilles, sont de préférence employées dans la fabrication de cette bière.
Langlade (petite Miquelon), dont le sol est moins aride que ce-
lui de Saint-Pierre, possède treize fermes, sur lesquelles on se livre surtout à l'élève des bestiaux. On est certain aujourd'hui, pourtant, que les céréales, les plantes potagères et légumineuses de France y réussiraient au mieux.
Saint-Pierre et Miquelon comptaient, en 1862, 87 chevaux, 24 taureaux, 113 bœufs, 417 vaches, 339 moutons, 305 chèvres et 172 porcs.
La partie de Miquelon, appelée Langlade, a subi de nombreux défrichements depuis 1816. Néanmoins, elle a encore d'assez beaux bouquets de bois. Le sapin, le bouleau, l'érable, l'if, le néflier, le sorbier, le genévrier, le rosier, le pommier sauvage ; tels sont les principaux arbres et arbustes qui y croissent.
Saint-Pierre et Miquelon n'ont qu'une industrie sérieuse : la pêche et la préparation de la morue.
La morue est pochée et préparée ou par des pêcheurs venant de France ou par des pêcheurs résidents, c'est-à-dire habitant la co. lonie.
On désigne ainsi les expéditions qui partent des ports de France pour Terre-Neuve :
Armements pour le grand banc de Terre-Neuve, avec sécherie aux îles Saint-Pierre et Miquelon ; avec sécherie à la côte ouest de Terre-Neuve; id., avec sécherie à la côte est de Terre-Neuve.
Armements pour la côte ouest de Terre-Neuve (pêche et sécherie).
Armements pour la côte est de Terre-Neuve (pêche et sécherie).
Armements pour les îles Saint-Pierre et Miquelon.
Armements pour le grand banc de Terre-Neuve sans sécherie.
Le chiffre des armements pendant les années 1860 à 1863 a été comme suit :
Navires 256
Tonnage 44,223
Équipage 11,157
Navires é 255
Tonnage 42,183
Équipage 10,999
Navires 238
Tonnage 40,532
Équipage 10,465
Navires 239
Tonnage 38,033
Équipage 9,448
En 1862, le chiffre des armements locaux s'est ainsi réparti :
208 warys, ayant un équipage de G28 hommes et jaugeant 622 tonneaux. 1G2 pirogues, avec un équipage de 403 et un tonnage de 476. 40 canots, avec un équipage de 83 et un tonnage de 120. 8 chaloupes, équipages 30, tonnage 75.
122 goélettes, équipage, 1,353, tonneaux 4,249.
Total : 641 bâtiments, 2,497 hommes, 5,542 tonneaux. En 1862, les produits de la pêche locale ont été de :
En 1862, les produits de la pêche locale ont été de :
Morue sèche 10,138,431 kil.
Morue verte 1,004,380
Huile ds morue 570,596
Importations (1862).
Morue sèche 10,1 38,431 kil.
Morue verte 1,004,380
Huile de morue 570,596
Exportations (1862).
Morue sèche 10,327/275 kil.
Morue verte 1 ,004,380
Huile de morue 570,596
Issues de morue 316,590
Rogues 25,502
Les produits restant en magasin, au 1er janvier 1863, étaient de 1,791,396 k.
Les principaux lieux de destination ont été :
Ceux de Granville, Saint-Malo, Nantes, île de Ré, Bordeaux, Bayonne, Marseille, Cette, Morlaix;
Ceux de la Martinique, Guadeloupe, Réunion ;
Celui d'Alicante;
Ceux de Boston, New-York, Halifax.
La pèche à la morue a lieu du 1er avril au 1er octobre.
Elle se pratique, d'après les Notices du ministère de la marine, de la manière suivante.
Indépendamment du filet de Seine, les pêcheurs font usage de diverses espèces de lignes : la ligne de fond, la ligne à la main
ordinaire, la ligne à faucher ou faux, la vette et la flotte (ligne perdue).
La ligne de fond est, après la seine, le plus puissant engin employé pour la pêche de la morue. C'est une ligne dormante, étendue sur le fond au moyen de petites embarcations ; elle rapporte des morues plus grandes que celles qu'emploient les pêcheurs à la ligne ordinaire. Son emploi, qui ne remonte qu'à une trentaine d'années, est interdit dans les eaux de la colonie.
La pêche à la ligne de main se fait du bord; chaque pêcheur est armé de deux lignes qu'il jette et tire alternativement d'un borJi à l'autre de l'embarcation.
Quand la morue ne mord pas, on emploie une ligne armée de deux hameçons fixés à demeure sur un morceau de plomb en forme de poisson. Quand la ligne atteint le fond, le pêcheur, par un mouvement assez semblable à celui d'un faucheur, lui imprime un mouvement de va-et-vient, pendant lequel les hameçons s'accrochent aux morues qu'ils rencontrent. De là le nom de ligne à faucher ou simplement faux.
La vette et la flotte sont employées quand la morue quitte les fonds pour se tenir près de la surface de l'eau. La vette consiste dans un morceau de plomb ayant la forme d'un petit poisson, auquel est fixé un hameçon. Le pêcheur la lance à pleine volée et la ramène rapidement à travers les bandes de morue.
La flotte ne diffère de la vette que par la forme du plomb qui est simplement arrondi au lieu de figurer un poisson.
Les appâts employés par les pêcheurs pour amorcer leurs lignes sont : le hareng, le capelan et l'encornet.
Le hareng, paraissant au printemps dans les parages de Terre- Neuve en quantités innombrables, sert d'appât ou boittes pour la première pêche qui dure jusqu'au commencement de juin. Une grande partie de cette boitte est apportée par les Anglais de Terre-Neuve.
Le capelan vient ensuite.
L'encornet arrive le dernier, mais il ne fait qu'une courte apparition.
Tous ces petits poissons sont employés frais, comme appât,
dans les environs de Saint-Pierre et Miquelon ; mais sur les fonds
de Terre-Neuve, on se sert presque exclusivement de capelan
salé pour le boittage des lignes de fond.
Les pêcheurs ne font sécher qu'une partie de leurs morues;
ils en réservent une certaine quantité qui sont seulement salées. Ces dernières, que l'on appelle morues vertes, sont destinées à entrer immédiatement dans la consommation en France et dans plusieurs pays du midi de l'Europe. Elles sont tranchées au plat, c'est-à-dire fendues jusqu'à la queue, débarrassées de la tête et de l'arête médiane dans la partie correspondante à la cavité abdominale. On les met ensuite dans le sel, quelquefois en bailles où elles trempent dans la saumure, mais le plus souvent en arrimes, c'est-à-dire en tas, d'où la saumure s'égoutte sans baigner le poisson.
Les sels employés par les pêcheurs sont généralement de quatre provenances : sel des salines de l'ouest de la France, sel de Portugal, sel d'Espagne et sel de la Méditerranée. Plus le sel est blanc, mieux la morue est préparée.
Parmi les produits accessoires, on compte : Y huile de foie de morue pour la corroierie et les usages thérapeutiques, les langues etnaus de morues employés comme aliments, les vogues ou œufs de morues salées dont on se sert en France pour la pêche de la sardine.
Le hareng, qu'on ne pêche guère que pour approvisionner les pêcheurs d'appâts, pourrait devenir l'objet d'un commerce d'exportation dans nos colonies ou d'importation en France. Une décision ministérielle (30 janvier 1860) a autorisé l'introduction en franchise de ce hareng dans nos colonies des Antilles, de la Guyane et de la Réunion. Quant à l'importation en France, elle a été fixée par une loi (25 mai 1863) au droit de 40 fr. par 100 kil. sous pavillon français, et à celui de 11 fr. sous pavillon étranger.
A l'embouchure des cours d'eau de la partie de la côte de Terre-Neuve où les traités nous réservent le droit exclusif de pêche, on pêche aussi le saumon. Cette pêche est presque abandonnée par nos nationaux.
La pêche à la morue est encouragée par des primes d'armement et des primes sur les produits (V. Ord.8 février 18 16, 21 octobre 1818, 20fév. 1822; 24 fév. 1825, 7 décembre 1829; lois des 22 avril 1832,9 juillet 1836, 25 juin 1841, 22 juillet 1851 et 28 juillet 1860).
Primes d'armement.
50 francs par homme d'équipage pour la pêche avec sécherie, soit à la côte de Terre-Neuve, soit à Saint-Pierre et Miquelon, soit sur le grand banc de Terre-Neuve ;
30 francs par homme d'équipage pour la pêche sans sécherie dans les mers d'Islande;
30 francs par homme d'équipage pour la pêche sans sécherie sur le grand banc de Terre-Neuve ;
45 francs par homme d'équipage pour la pêche au Dogger-
Bank.
Primes sur les produits»
20 francs par quintal métrique pour les morues sèches de pêche française expédiées, soit directement des lieux de pêche, soit des entrepôts de France, à destination des colonies françaises d'Amérique, de l'Inde, et aux établissements français de la côte occidentale d'Afrique et des autres pays transatlantiques, pourvu qu'elles soient importées dans les ports où il existe un consul français ;
16 francs par quintal métrique pour les morues sèches de pêche française expédiées, soit directement des lieux de pêche, soit des ports de France à destination des pays européens et des États étrangers, sur les côtes de la Méditerranée, moins la Sardaigne et l'Algérie ;
16 francs par quintal métrique pour l'importation aux colonies françaises de l'Amérique, de l'Inde et autres pays transatlantiques, des morues sèches de pêche française, lorsque ces morues seront exportées des ports de France, sans y avoir été entreposées.
12 francs par quintal métrique pour les morues sèches de pêche française expédiées, soit directement des lieux de pêche, soit des ports de France, à destination de la Sardaigne et de l'Algérie.
Il est, en outre, accordé une prime de 20 francs par quintal métrique de rogues de morue rapportées en France par les navires pêcheurs et provenant de leur pêche.
La loi du 21 juillet 1860 a assujetti les goélettes armées aux îles Saint-Pierre et Miquelon à un minimum d'équipage.
Par décret du 7 novembre 1861, la constitution de la propriété des grèves servant à la sécherie des poissons a été régularisée; elles ne sont plus frappées d'inaliénabilité. Par un autre décret du 6 juin 1863, les détenteurs n'ont plus à payer la taxe préalable de 5, 10, 15 et 20 centimes par mètre carré ; cette taxe est supprimée.
Voici le régime commercial des îles Saint-Pierre et Miquelon :
Sont exemptes de droits d'entrée les marchandises françaises et étrangères importées par navires français.
Sont soumises à un droit de 1 p. 100 de leur valeur, les marchandises étrangères importées par navires français et par navires étrangers. Exception en faveur des bestiaux, bois de chauffage, hareng, capelan et sel destiné aux opérations de la pêche.
Est interdite l'introduction de la morue, de l'huile ou de tout autre produit de pêche étrangère.
Sont considérés comme produits de pêche étrangère tous produits de pêche préparés hors des possessions françaises.
D'après les états de la douane locale, le commerce des îles Saint-Pierre et Miquelon a présenté les chiffres suivants, pendant la précédente période décennale :
Importations 2,918,745 fr.
Exportations 4,780,833
Total 7,699,578 fr.
Importations 2,988,340
Exportations 4,518,794
Total 7,507,134 fr.
Importations 3,213,002 fr.
Exportations 4,680,209
Total 7,899,211 fr.
Importations 3,26 1 ,042 fr.
Exportations 4 ,51 8,04 9
Importations 3,158,434 fr.
Exportations 3,826,043
Total 6,984,477 fr.
Importations 3,119,073 fr.
Exportations 4,268,817
Total 7,387,890 fr.
Importations 3,776,183 fr.
Exportations 4,1G2,081
Total 7,938,264 fr.
Importations 4,713,303 fr.
Exportations 4,509,7 1 0
Total 9,221,913 fr.
Importations 3,828,001 fr.
Exportations 4,876,781
Total 8,704,782 fr.
Exportations 4,790,920
Total 8,875,781 fr.
Importations 4,239,567 fr.
Exportations 4,098,268
Total 8,376,835 fr.
Importations 3,528,763 fr.
Exportations . 5,267,998
Total , 8,796,761 fr.
En 1862, le mouvement commercial s'est ainsi décomposé :
Importations.
Marchandises françaises venant de France 1,340,21 1 fr.
— — des colonies fran-
çaises 42,097
— étrangères venant de l'étranger par
navires français 394,567
— étrangères par navires étrangers.... 1,751,888
Exportations,
Marchandises du cru de la ( la FranCe U03,936 fr.
Marchandises au cru de la \ ]es colonies 2,780,765
colonie exportées pour. . . | rétranger. \\ %\ „ '647;807
tw«.t, a- aj- * *• ( la France 1,236
Marchandises d'importation les colonies
française exportées pour.. J rétranger 254G0I
Mo . ,. ,,. ( la France 29,300
Xrift dimP°rtatlon les colonies 164 118
étrangère exportées pour. ^ rétranger 286;235
Les principales denrées et marchandises importées sont les suivantes :
Beurre salé 140,203 fr.
Biscuits de mer 61,3(52
Boucauts en botte 201,155
Chaussures 78,380
Bois de chauffage, de sapin et bois dur 101,516
Bêtes à cornes 35,580
Cordages de chanvre 82,104
Café' 36,484
Eau-de-vie 61,663
Farine 444,034
Filets et ustensiles de pêche 53,776
Harengs et capelans pour appât 222,250
Lard et bœuf salé 61,459
Mélasse 57,794
Planches et madriers 173,727
Quincaillerie 54,277
Rhum et tafia 66,333
Sel de pêche 368,7 36
Sucre brutraffiné 71,384
Tissus divers 86,870
Thé 65,674
Tabac fabriqué en feuilles 57,906
Vins 46,196
Numéraire 170,61 3
De France, viennent surtout : beurre salé, biscuit de mer, chaussures, cordages de chanvre, eau-de-vie, filets et ustensiles de pêche, sel de pêche, sucre raffiné, tissus divers, vins.
Des colonies des Antilles françaises : sucre brut, mélasse, rhum et tafia.
Des États-Unis et des colonies anglaises de l'Amérique du Nord : boucauts en bottes, bois, farines, harengs et capelans pour appâts, mélasse, planches et madriers, quincaillerie, rhum, tafia, thé, tabac.
Denrées et marchandises exportées en 1862 :
Morue verte (1,044,380 articles) 401,752 fr.
Morue sèche (10,327,285 kilogr.) 3,717,821
Huile de morue (570,596 litres) 342,357
Issues de morue (316,590 kilogr.) 63,318
Rogues (25,502 kilogr.) 5,100
Cuir vert (1,440 kilogr.) 1,008
Objets d histoire naturelle 1,152
Les objets réexportés ont été : les boucauts (pour les colonies françaises des Antilles), les chaussures, les cordages, la farine, le lard salé, le café, le sucre, l'eau-dc-vie, la mélasse.
La navigation entre les ports de France et les îles Saint-Pierre et Miquelon ne peut avoir lieu que sous pavillon français (Acte du 21 septembre 1793).
Droits de navigation et de port.
Tonnage, j 0,25 c. 10 fr. 10 fr.
Bâtiments français. Pilotage. Tonnage. Feu. Santé.
Au-dessous de 150 tonneaux.. 25 fr.
De 158 tonneaux et au-dessus. 30
Bâtiments étrangers.
Au-dessous de 158 tonneaux.. 30 fr. ) ft rn „ 1A « 1A fr De 158 tonneaux et au-dessus. 35 ( u'bU c' IU Ir' 1U Ir*
Les droits de pilotage subissent une réduction de 10 francs, quand le navire mouille simplement sur rade.
L'exemption des droits est accordée :
Aux bâtiments au-dessous de 30 tonneaux;
Aux bâtiments de tout tonnage, armés dans la colonie pour la pêche et le cabotage;
Aux bâtiments étrangers dont la cargaison est uniquement composée de chauffage et de bestiaux.
Le droit n'est payé qu'une fois, à leur arrivée en France, par les bâtiments pêcheurs.
Les navires, relâchant volontairement ou forcément, s'ils ne font dans la colonie aucune opération commerciale, ne payent qu'un droit de 10 francs.
Les mouvements de la navigation française, en 1862, ont été comme suit :
Entrées.
Navires (nombre de) 146
Tonnage 24 ,835
Équipage 3,514
Nombre d'entrées 322
Tonnage correspondant au nombre des entrées 53,188
Sorties.
Nombre 322
Tonnage correspondant aux entrées 53,188
Le mouvement de la navigation étrangère, pendant ladite année 1862, a été:
Entrées.
Nombre de navires.... 88
Sorties.
Nombre de navires 82
Six des 88 navires étrangers ont été vendus dans la colonie.
Le service postal fonctionne parfaitement.
Un bureau de poste est établi à Saint-Pierre.
Les correspondances sont emportées le samedi de chaque quinzaine, par les paquebots-poste anglais (Liverpool), qui se rendent à Boston par Halifax (Nouvelle-Ecosse). Un service de goélettes va chercher ou porter à Halifax les dépêches pour,ou de Saint- Pierre et Miquelon. — En été, la correspondance est prise ou expédiée à Sydney (île du cap Breton).
Prix des lettres :
Lettres affranchies, par 10 grammes » fr. 80 c.
— non affranchies, — » 90
— chargées 1 60
Imprimés, par 40 grammes » 12
Saint-Pierre et Miquelon ont aussi des timbres d'affranchissement coloniaux.
De février à septembre, il existe des communications autres que celle des voies rapides, entre la France et les deux îles : bâtiments de commerce et bateaux de pêche. Les lettres affranchies, par cette voie, payent 30 c. et 40 c. non affranchies, par 10 grammes.