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III. Mouvement maritime

Martinique 181,556 tonneaux.

Guadeloupe 96,156

Guyane , 27,235

Saint-Pierre et Miquelon 123,261

Sénégal 116,234

Côte-d'Or 10,000

Réunien 181,071

Sainte-Marie, Mayotte, Nossi-Bé 16,117

Indes françaises 73,864

Cochinchine 13 1,066

Nouvelle-Calédonie 5,150

Taïti, etc 16,234

Soit, ensemble, un mouvement de 977,000 tonneaux, qui alimentent 5,743 navires français, occupant 33,392 marins. Ce mouvement est à peu près la moitié du mouvement général de la marine française.

Nous extrayons de la Notice sur la transportation à la Guyane, les documents qui suivent: — De 4857 à 1862, la moyenne annuelle des décès avait été de 8,38 pour 100. — De 1863 àl865, la moyenne annuelle s'est abaissée à 4,93 p. 100.

Au 31 août 1866, le nombre des concessionnaires était de 102; celui des enfants nés dans la colonie, de 75; celui des enfants venus d'Europe, de 35. — A Saint-Laurent, sur 406 hectares concédés, 248 étaient en culture; 158 en défrichement. A Saint- Maurice, sur 1,044 hectares concédés, 380 étaient cultivés. A

Saint-Pierre, centre des libérés à résidence perpétuelle, sur 420 hectares concédés, 70 seulement étaient cultivés. Aux Hattes, centre des repris de justice, sur 174 hectares concédés, 42 étaient cultivés. A Saint-Jean, centre des libérés à résidence temporaire, 177 hectares concédés, 42 cultivés.

L'effectif des transportés, répartis sur les divers établissements, s'élevait à 7,466.

Les valeurs mobilières et immobilières des pénitenciers présentaient un total de 5,555,760 francs.

Vers la fin du premier semestre de cette année (1867), l'arrivée d'environ 800 travailleurs coolies à la Guyane semble avoir provoqué un mouvement considérable vers la production agricole. En un an, 800 travailleurs pouvant mettre en culture 400 hectares, il en résulte qu'au bout de deux ans, on aurait en sucre un produit de 1,600,000 kilog., ou 1,600 tonneaux.

On signalait, à la même date, une certaine augmentation dans ja production de l'or.

— Pour l'exercice 1867, le budget extraordinaire des recettes et le budget des dépenses du service local, s'élèvent en recettes à 94,300 francs, et en dépenses à la même somme (Arrêté du gouverneur, 27 juin 1867).

— ■ Projet d'établissement d'une succursale du City Bank (Australie) à Nouméa. Le Moniteur de la Nouvelle-Calédonie, du 30 juin 1867, renferme, sur ce sujet, une intéressante appréciation de M. Mage, avocat et secrétaire de la commission spéciale nommée pour examiner les propositions du City Bank.

Un fait de la plus haute importance s'est passé cette année (1867) en Cochinchine : notrecolonie s'est augmentée detrois provinces nouvelles, et ce, sans effusion de sang. Les provinces conquises sont celles de Vinh-long, Ghau-doc et Ha-tien(20au 24 juin 1867). Toute la basse Cochinchine est donc entièrement française aujourd'hui. Ce résultat fait le plus grand honneur au vice-amiral de la Grandière, gouverneur, qui commandait en chef l'expédition. — Dès maintenant, on peut prévoir une partie des destinées de ce pays. La Cochinchine sera, en Orient, plus qu'une colonie française; ce sera presque une autre France.

A M. le baron Oscar de Watteville , i

Un mot au lecteur v

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