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PROVINCE D'ALGER

École de Tizi-Onzou 77 élèves indigènes.

— Fort-Napoléon 43 — —

— — 3 — Européens.

— Béni-Mansour 24 — indigènes.

— La;;houat 30 — —

3 — Européens.

Djelfa 15 — indigènes.

— Attafs 25 — —

— Djendels 42 — —

— Eéni-Zoug-Zoug 33 — —

— Toukria 42 — —

— Heumîs 22 — —

— 5 — Européens*

PROVINCE DE CONSTANTINE

École de Tebessa 10 élèves Européens.

— — 46 — indigènes.

— Collo 9 — Européens.

— — 15 — indigènes.

— Aïn-Beïda i2 — Européens.

— — 54 — indigènes.

— Takitount.. 5 — Européens.

— — t 17 — indigènes.

— Bordj-bou-Aréridj 13 — Européens.

— — 21 — indigènes.

— Bou-Saada 1 — Européens.

— — 60 — indigènes.

— Batna 14 — Européens.

— — 36 — indigènes.

— Biskara . .. 9 — Européens.

— — 44 — indigènes.

En 1865, d'autres écoles arabes-françaises ont dû s'ouvrir dans la province d'Oran, qui jusque-là n'en avait pas eu : à Ammi- Moussa, Nédromah, Frendah, Zemmorah et Saïda.

On enseigne dans ces écoles la langue française, l'arithmétique, la géographie, l'histoire. Un maître indigène est chargé, en outre, de l'enseignement de l'arabe et de l'éducation religieuse.

Les écoles arabes-françaises sont, par le fait, dit le Tableau pour 1864, le plus puissant moyen d'action dont dispose le gouvernement pour pousser les indigènes dans la voie du progrès et de la civilisation.

Un inspecteur spécial de ces écoles, de celles des douars et villages, ainsi que des zaouïas et des médersas, a été nommé en 1863... Ce n'est là évidemment qu'un moyen de contrôle; il serait impuissant pour remédier complètement aux inconvénients qui ont pu être signalés dans le recrutement du personnel enseignant. Bientôt ce recrutement sera assuré par une école normale primaire destinée à fournir des instituteurs à l'Algérie, et qui aura pour élèves des Européens et des indigènes. — Là, se formeront des maîtres qui seront spécialement préparés à l'éducation de la jeunesse musulmane, et, soit qu'ils restent dans les villes, soit qu'ils soient envoyés dans les tribus, ils ne seront point complètement étrangers à la langue et aux mœurs de la jeune population sur l'esprit de laquelle ils sont appelés à agir. — D'un autre côté, il entre dans les projets du gouvernement général d'assurer, mieux qu'elle ne l'a été jusqu'ici, la position du personnel enseignant

des écoles arabes-françaises et de doter largement leurs établissements du matériel de toute sorte dont ils ont besoin. Des mesures seront prises en ce sens en 1865 ; elles sont à l'étude.

Au-dessus des écoles ci-dessus se trouve le collège impérial arabe-français d'Alger. Fondé en 1857, il a vu le nombre des élèves indigènes internes s'élever progressivement à plus de J00. L'enseignement du collège comprend la langue française, l'histoire, la géographie, l'arithmétique, les éléments de géométrie, l'arabe, le dessin linéaire et le dessin d'imitation, la gymnastique et le chant. — La répugnance de certaines familles indigènes à nous confier l'éducation de leurs enfants va en diminuant.

Des collèges arabes-français, semblables à celui d'Alger, ont dû s'ouvrir en 1865, ou le seront très-prochainement, à Oranetà Gonstantine.

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