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CHAPITRE VI

Organisation coloniale et agricole. — Nouveaux centres de population. — Villes, villages et périmètres de colonisation. —7 Terres disponibles. — Concessions.

— Terres alTectées à la colonisation (décr. 25 juillet iSGO). — Population agricole. — Propriétés européenne.^. — Propriétés indigènes. — Prix des terres. — Voies de communication. — Chemins de fer. — Cultures diverses : céréales, coton, soie, tabac, vigne et vins, oranger, citronnier, cédratier, lin. — Forêts.

— Pépinières. — Jardin d’acclimatation de Hamma (commune d’Alger). — Mines. — Forages artésiens. — Expositions agricoles en 18G4 et 18G5. — Lacs salés. — Décisions du ministre des flnauces facilitant les transactions.

Sept nouveaux de population ont été créés en 1863.

PROVINCE D’OTiAN.

hect. ares.

Sidi-Khaled, GO feux, superficie de 1,993 IG

Les Trembles, 60 feux, — 2,278 97

La Djemmaâ, 10 feux, — 53G 43

Oued-Imbert, 8 feux, — ■ 1,701 27

Mekedra, 9 feux, — 1,071 40

PROVINCE DE CONSTANTINE

hect.

Oued-Dehab, 44 feux, superficie de 1,396

Sidi-Tamtam, 65 feux, — 600

Au 31 décembre 1864, on comptait en Algérie 240 villes, villages ou autres agglomérations européennes, dites périmètres de colouisation.

En 1863, il y avait 900,000 hectares de terre disponibles (azels).

ALGÉRIE

Dans la province d^Oran, il y en avait 350,000 hectares ; 24,000 ont été concédés à l’adjudicataire du barrage de l’Habra. Le reste a été rendu aux tribus en toute propriété, depuis le voyage de l’empereur.

Dans la province d’Alger, 110,000 hectares de terres domaniales ont été concédés ou vendus.

Dans la province de Constaiitine, on a loué à des indigènes sur baux renouvelés par adjudication. On loue les terres 10 fr. l’hectare.

Les concessions, délivrées ou régularisées en 1863, se sont élevées à 1,676, embrassant une superficie de 19,240 hectares 14 ares 25 centiares.

. Le nombre des concessionnaires frappés de déchéance s’est élevé à 71, savoir : 30 dans la province d’Alger; 39 dans la province d’Oran ; 2 dans celle de Constantine. — Les terres reprises forment un total de 1,752 hectares.

D’après le décret du 25 juillet 1860, les terres affectées à la colonisation sont aliénables, ou parventes à prix fixe, ou par ventes aux enchères publiques,

hect. ares.

Ventes à prix fixe : 193 ; superficie 5,079 22

Ventes aux enchères publiques : 280 ; superficie. 2,410 23

Le chiffre atteint par les ventes aux enchères publiques s’est élevé à 1,007,241 fr.

Population agricole. Elle était, en 1864, dans le ressort administratif des divers centres colonisés, de 110,553 Européens, et de 318,309 indigènes.

Propriétés européennes : 567,277 hectares; 188,521 hectares ont été ensemencés en 1864.

4,047,340 arbres de toutes essences.

102,423 chevaux, mulets, ânes, bœufs et vaches. 193,134 moutons, chèvres, porcs.

188,521 hect.

43,725 hect. Blé tendre.

60,914 — Blé dur.

47,089 — Orge.

14,185 — Seigle, avoine, maïs, fèves, sorgho. 3,6G8 — Légumineuses.

2,145 — Plantes-racines.

741 — Prairies artificielles.

5,460 — Coton.

512 — Lin.

3,515 — Tabac.

6,567 — Vignes. '

Propriétés ; 951,174 hectares ; 418^37 ont été ense-

mencés en 1864.

1,778 hect. Blé tendre.

233,253 — Blé dur.

159,052 — Orge.

18,962 — Maïs, fèves, sorgho.

562 — Légumineuses.

896 — Plantes-racines.

865 — Coton.

1,606 •— Tabac.

1,174 — Vignes.

9 — Lin

Arbres 636,000

Chevaux, mulets, ânes, bœufs ou vaches 259,033

Moutons, chèvres ou porcs 701,362

Gourbis ou tentes 56,194

Maisons 5,682

cc Dans les environs d’Alger, l’hectare de terre produit aujourd’hui plus de 1,000 fr. de revenu. Et dans la Mitidja, ces anciens marais Pontins de l’Algérie, qui se sont assainis grâce au dévouement et à l’héroïsme des colons, l’empereur a eu un spectacle qui a excité son admiration. — En d’autres localités encore, on a fait des miracles. M: Ferdinand Barrot a pu cultiver 100 hectares de lin en une seule pièce, et il a établi près de celte culture une manufacture à vapeur d’après les modèle.s qui réussissent le mieux dans le département du Nord... » (Sénat, 5 juillet 1865 ; discours de M. Charles Dupin. )

Au Corps législatif, séance du 3 juillet 1863, M. le baron Jérôme David, rapporteur de la loi relative à la convention Frémy et Talabot, convention qui doit introduire en Algérie d’importantes améliorations, disait en parlant des voies de communication : « L’un des points régulièrement desservis en Algérie est Aumale, à environ 30 lieues d’Alger. Le transport d’une tonne de marchandises d’Alger à Aumale coûte 60 fr. Le même transport coûterait en France 6 ou 8 fr. »

Cette situation ne saurait durer longtemps, en présence de l’activité des ponts et chaussées.

Les travaux entrepris comprennent : Voies de communication (routes, chemins, etc.), cours d’eau (dessèchements et irrigations), voirie urbaine, service des eaux (aqueducs, fontaines, égouts), ports et fanaux, créations de centres, usines, travaux neufs.

De 1861 à 1863, les travaux neufs et d’entretien se sont élevés à :

ALGERIE

9,484,537 francs.

En trois ans 26,374,592 francs.

Au 3i décembre 1864, on comptait 7 routes impériales, 38 routes provinciales et 43 chemins de grande communication. Après achèvement complet, ces routes et chemins embrasseront un parcours de 6,661 kilomètres.

Route impériale n® 1, d’Alger à Lagliouat 425,303 mètres.

— — n“ 4, d’Alger à Oran 170,856 —

— — n® 5, d’Alger à Constantine. .. 99,423 —

— — n® 2, d’Oran à Tlemcen 138,000 —

— de Stora à Biskara 328,000 —

En 1836, l’Algérie ne possédait pas 1 kilomètre de chemin de fer.

A la session du Corps législatif (1866), M. le général Allard a résumé ainsi tout ce qui a été fait sous ce rapport :

«Le chemin de fer de Philippeville à Oran sera livré à la circulation en 1869.

« Celui d’Alger à Oran est entamé (1866) par ses deux extrémités. La section d’Alger à Blidah est déjà livrée au public; celle d’Oran à Relizane le sera en 1867. — Cette grande ligne suit la vallée du Chélif ; le Gouvernement a décidé la création de dix nouveaux centres de population sur cette voie ferrée.

« Le gouvernement affecte, par an, aux travaux publics autres que les chemins de fer, une somme de 2 millions.

« Une impulsion plus grande encore va être donnée par la Société générale Algérienne fondée au capital de 220 millions. »

Le Tableau de la situation pour 1864 donne les détails suivants sur la section ouverte :

Une seule section est ouverte : celle d’Alger à Blidah, sur la ligne d’Oran. Elle a été livrée à l’exploitation en septembre 1862. Yoici son mouvement en 1864.

Longueur exploite'e 49 kilomètres.

Nombre des voyageurs transportés... 196,670

Tonnage (grande vitesse) 870 tonneaux.

— (petite vitesse) 50,769 —

Produit total 639,154 francs.

Produit kilométrique 13,043 —

L’intérêt de l’agriculture algérienne exige que ces voies de communication soient promptement achevées.

Quelques chiffres encore pour donner une idée plus complète du mouvement agricole de la colonie.

On a vu déjà l’extension prise par les céréales. Les autres cultures ne sont pas demeurées en arrière.

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