X. Coutellerie
Dans la province de Gonstantine, Bou-Saada est le siège d’une industrie assez sérieuse. On y fabrique des couteaux connus au loin sous le nom de bousaadis et qui jouissent d’une certaine réputation. Ces couteaux se composent d’une lame de forme particulière et pointue, d’un manche en bois ou en os consolidé par un filigrane de laiton ou d’argent et d’une gaine enveloppée dans un étui en bois recouvert en cuir dit filali plus ou moins orné
de broderies. La gaine se rattache au couteau par une petite lanière qu’on passe dans le manche. — Ces couteaux, d’une forme •originale, sont d’une grande utilité pour les indigènes auxquels ils servent à une foule d’usages, et principalement à se raser la tête, la barbe et d’autres parties du corps. — Certains de ces couteaux portent des manches élégants et riches,
XL Parfumerie.
Avant notre arrivée en Algérie, la fabrication se bornait aux essences de rose, de jasmin et de fleurs d’oranger. Mais, depuis, elle a pris un grand développement.
Parmi les essences, citons : le néroli, qui vaut de 3 à 400 fr. le kil.; l’essence de géranium, le petit grain, la menthe poivrée, qui valent de 70 à 80 fr. le kil.
Aucun climat n’est plus favorable que l’Algérie à la production des plantes à essences.