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I. Age de pierre des colonies

La Guadeloupe a présenté une collection d’idoles, armes et ustensiles en pierre, en usage chez les Caraïbes avant la découverte de l’Amérique. Parmi ces débris de l’industrie d’une race disparue, on remarque une petite idole en roche verdâtre trouvée à la pointe des châteaux de Saint- François, et un vase lampadaire en pierre dure , longtemps conservé à l’anse Bertrand comme ayant appartenu au dernier cacique des fonds caraïbes.

La Guyane et l’Inde n’ont présenté que deux haches en pierre et en diorite.

Tahiti et dépendances ont aussi offert plusieurs haches en pierre. Ces instruments, montés sur un manche coudé un peu long, ont longtemps servi exclusivement, dans les îles du Protectorat, à la confection des pirogues, des planches et des habitations ; on en fait encore usage aux Marquises.

A la Nouvelle-Calédonie, l’usage des armes en pierre existe toujours. La hache ordinaire, en serpentine (Guié), a la forme d’un coin dont le tranchant, aminci par un frottement long et pénible, est moitié environ plus large que l’extrémité supérieure ; elle est supportée par un manche court, avec lequel elle forme un angle aigu, à la manière de nos herminettes. Peu employée à la guerre, elle sert principalement aux travaux de charpentage. La hache des chefs (Nargota) est composée d’un disque mince en serpentine très-tranchant et garni d’un manche

APPENDICE. 629

droit auquel il est relié par des cordons en poil de roussette ; elle ne sert, en général, que comme arme d’ornement.

IL OEuvres d'art.

Colonies qui ont exposé : Martinique, Sénégal, GochincMne, Inde.

ïll. Matériel et application des arts libéraux.

1° Imprimerie. — Sauf les établissements de Sainte-Marie-de- Madagascar, de Mayotte et de Nossi-Bé, toutes les colonies françaises ont des établissements appartenant soit au gouvernement, soit aux missions, soit à des particuliers. Toutes ont envoyé quelques spécimens de leurs produits.

12° Application du dessin et de la plastique aux arts usuels. — Dans la plupart de nos grandes colonies, on possède des presses lithographiques ; mais ce n’est qu’à la Réunion qu’elles ont été appliquées au dessin, en vue de la reproduction des types et sites joints à l’album de cette colonie publié par M. Roussin. Les établissements français d’Asie produisent, en outre, d’assez habiles graveurs, sculpteurs et mouleurs indigènes.

3° Épreuves et appareils photographiques. — La plupart de nos colonies ont des appareils. Quoique l’intensité de la lumière, et la détérioration rapide des produits chimiques soient pour les photographes tropicaux des obstacles considérables, des épreuves dignes d’attention et d’éloges ont été envoyées à l’Exposition.

4° Instruments de musique. — Collections envoyées de la Guyane, du Gabon, etc.

5° Appareils et instruments de V art médical.

6° Instruments de précision et matériel de l’enseignement des sciences.

Parmi les herbiers envoyés des colonies, il faut distinguer celui de la Nouvelle-Calédonie qui, sous le rapport botanique, offre le plus d’intérêt parmi toutes nos possessions. L’herbier de la Guyane vient en seconde ligne, et celui du Gabon en troisième.

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