‹ Les colonies françaisesChapitre 4 sur 315 · J. RAMBOSSON · texte numérisé non relu

J. RAMBOSSON

UN MOT AU LECTEUR

Les Colonies françaises sont presque inconnues en France !

Si l’on demandait seulement : Quel est le nombre de nos Colonies? il y a bien peu de personnes qui pourraient répondre à cette simple question.

Que serait-ce si l’on entrait dans le détail de leur géographie, de leur histoire, de leurs productions, de leur commerce, de leur administration? Questions qui présentent cependant un si haut intérêt à tous les points de vue, et qui mériteraient d’avoir une large part dans les études classiques de nos collèges.

Bien plus ! — Si le voyageur, le commerçant, le colon veulent avoir quelques détails sur le pays qu’ils désirent visiter ou qui les intéresse, ils sont presque dans l’impossibilité de se les procurer. Il faut alors avoir recours à de gros volumes ou à de nombreuses brochures qui ne sont pas à la portée de tous, et qui souvent ne contiennent pas les documents que l’on y cherche.

Une monographie complète sur les Colonies françaises est donc d’une urgence extrême, d’une nécessité absolue, et nous croyons avoir fait un livre utile au pays, avoir comblé une lacune en y travaillant.

Les quelques années que nous sommes demeuré à l’île de

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la Réunion, nous les avons passées dans l’intimité deM. Charles Desbassayns, alors président du Conseil général. — C’est à l’école de ce vénérable créole qui avait vieilli dans l’étude et dans l’administration des colonies, et au regard perspicace duquel rien n’échappait, que nous nous sommes principalement initié aux connaissances qui nous occupent, et d’un autre côté, dirigeant laMalle^ un des grands journaux de File de la Réunion, nous avons été obligé de nous mettre au courant de tout ce qui intéresse nos contrées lointaines ; nous avons également été à même depuis dix ans, de rassembler nombre de matériaux qui nous ont servi dans cet ouvrage. — Nous avons largement puisé dans les publications des Ministères de la Marine, de la Guerre et du Commerce, spécialement dans les Notices publiées par ordre du Ministre de la marine et des colonies, qui ont paru en volume lorsque notre travail était déjà fort avancé, mais assez tôt cependant pour nous être grandement utiles. Nous avons profité également des nombreux et excellents travaux dus aux plumes les plus compétentes, entre autres de MM. Jules DuvaC le savant directeur de VÉconomiste Français^ de Coincy, Taillefer, Fillias, général Daumas, Nettement, de Baudicour, docteur Perron, Clément Duvernois, C. Devaux, baron H. Aucapitaine, etc., etc., etc...

Géographie, histoire, productions, administration et commerce, telles sont les grandes divisions auxquelles toutes les notions ont pu se rattacher : • — Superficie, sol, climat, histoire naturelle, races, mœurs, population, statistiques officielles de toutes sortes ; divisions administratives, importance industrielle et commerciale des diverses localités ; organisation coloniale et agricole, routes, poste, télégraphie ; cultures diverses ; organisation financière, budgets divers, impôts, octrois ; importation, exportation, mouvement de la naviga-

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tion, cabotage, pêche, assistance publique, hôpitaux, sociétés diverses ; institutions de crédit; instruction publique, culte, agriculture, etc., etc.

Sur chacun de ces sujets nous avons donné les statistiques les plus exactes, les documents les plus récents, les plus sûrs. Cet ouvrage présente donc toutes les garanties d’un ouvrage officiel. Il peut servir aussi bien au législateur, au magistrat, aux personnes appelées à administrer les cdlonies qu’au voyageur, au commerçant, au colon ou au simple amateur.

Nous avons tâché d’être aussi complet que possible dans l’espace le moins long, afin de faire un ouvrage commode et portatif, dont le prix ne soit pas trop élevé et qui puisse en même temps, dans les circonstances ordinaires , donner tous les renseignements dont on peut avoir besoin pour une de nos colonies quelconque.

Ce n’est certainement pas un ouvrage de poésie ou de prose amusante, mais c’est le guide, le vade-mecum de tous ceux qui, de près ou de loin, s’occupent des colonies. Nous nous sommes, en un mot, placé au point de vue de la pratique et de l’utile, et nous n’avons rien négligé pour atteindre ce but.

Voici l’ordre que nous avons suivi :

I, Afrique :

1“ Algérie.

2® Sénégal et dépendances. — Établissement de la Côted’Or (Grand-Bassam, Assinie, Dabou). — Gabon.

3“ La Réunion. — Mayotte. — Nossi-Bé. — Sainte-Marie de Madagascar.

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