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VÉGÉTAUX ET PRODUITS VÉGÉTAUX

l’’® SECTION : Thuya. « Au premier rang brillait, comme on devait s’y attendre, le thuya, qui a acquis en quelques années une vogue dont l’honneur revient, pour une grande part, à l’ébénisterie parisienne, si habile à le mettre en œuvre sous les formes les plus élégantes. Tout a été dit sur ce bois qui semble réunir les qualités les plus recherchées, densité et fermeté du tissu, finesse du grain, éclat des teintes avec de merveil-

(1) On sait que M. Jules Duval, rédacteur en chef de VÉconomiste français, est un de nos publicistes les plus distingués et les plus compétents, et qui ont rendu le plus de services aux colonies par leur vaste science et leurs publications spéciales, et pour ainsi dire classiques en leur genre.

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leuses nuances moirées ou semées de mouchetures ; travail facile, durée pour ainsi dire indéfinie. Quoique les coupes de racines présentent ces> qualités avec une perfection particulière, le corps de l’arbre n’en est pas dépourvu, et, quand l’ébénisterie le dédaigne, son incorruptibilité lui assure encore la faveur de la charpente et de la menuiserie. » — Une médaille d’or, des médailles d’argent, etc., ont été décernées. On a remarqué une racine de thuya dont le prix était établi à 30 francs les 100 kilogrammes.

Liège. « A côté du thuya, le liège rappelait le contraste, dans toute sa véjité, de l’utile avec l’agréable. C’est une matière qui devient rare et chère en Europe, à mesure que se répand l’usage du vin, qui en consomme, pour la fabrication des bouchons, d’énormes quantités. — L’industrie ne peut manquer de tirer parti, pour ses nouveaux besoins, des 300,000 hectares de forêts de chêne-liége de l’Algérie, lorsque l’exploitation pourra s’en faire dans les conditions normales de succès. Le concours en présentait de nombreux spécimens, depuis l’écorce brute de troncs entiers simulant des colonnes végétales jusqu’aux planches de toutes dimensions et aux bouchons de tout emploi. Ils venaient des provinces d’Alger et surtout de Constantine, qui possèdent, cette dernière surtout, les plus vastes étendues de chênes-liège. Dans la province d’Oran, la subdivision de Mostaganem avait envoyé aussi, des spécimens de ses richesses en ce genre, moins connues et encore moins exploitées. » — Médailles d’argent accordées à plusieurs exposants.

Cannes de bois algériens. Celles de myrte et de palmier ont obtenu une médaille de bronze.

Des mentions très-honorables ont été accordées aux services forestiers des trois provinces. Yoici l’énumération des objets exposés :

Abricotier, alizier commun, alizier à feuilles d’érable, amandier sauvage, arbousier, aubépine, aune, azerolier.

Blanc de Hollande, bourdaine, bruyère étalée, bruyère arborescente, buis.

Cactus ou figuier de Barbarie, caroubier, cèdre de l’Atlas, châtaignier, chêne ballotte (à glands doux), chêne kermès, chêne faux kermès, chêne-liége (mâle et femelle), chêne vert (yeuse), chêne zéen, citronnier, cytise en arbre (faux ébénier), cyprès pyramidal.

Dattier.

Érable champêtre, érable napolitain.

Figuier, frêne élevé, frêne de T Aurès à petites feuilles, frêne des marais.

Genévrier oxycèdre, genévrier phénicien, genévrier commun^ genévrier cédrille, grenadier, genêt commun, genêt d’Espagne, guimauve en arbre.

Houx commun.

If.

Jujubier cultivé, jujubier sauvage.

Laurier-rose, laurier-sauce, lentisque, lierre. ♦

Mélia azédérach, merisier commun, micocoulier de Provence, myrte, mûrier blanc.

Nerprun alaterne, noyer. .

Oranger, orme champêtre, orme fongueux, orme à petites feuilles, olivier.

Palmier de Briskra, palmier nain, phyllirea, pin d’Alep, pin pignon, pistachier térébinthe, pistachier de l’Atlas, peuplier blanc, peuplier grisard, peuplier noir, platane d’Occident, prunellier sauvage.

Ricin.

Saule pédicellé, saule marsault, sumac thézéra, sumac des corroyeurs, sureau.

Tamarix africain, tremble, thuya articulé.

Vigne sauvage, viorne-tin.

En tout : 87 espèces.

A ces produits spontanés ou de longue date cultivés dans l’Afrique du Nord, la pépinière centrale avait ajouté 25 troncs de phœnix dactylifera ou palmiers-dattiers, et huit variétés de bambous (bambusa arundinacea^ Thouarsii, variegatu, mitis, verticillataf nigra^ spinosa, scriptoria)^ plus un certain nombre de végétaux vivaces des zones tropicales, réduits aux modestes proportions qu’ils peuvent atteindre sous la zone tempérée.

La flore forestière de l’Algérie se compose d’un beaucoup plus grand nombre d’essences que celles de l’Exposition de 1860.

2® SECTION : Textiles autres que le coton. Parmi les textiles croissant spontanément en Algérie, on remarquait à l’Exposition : le lin, le chanvre commun, Faloès [agave americana)^ le palmier nain, l’alfa (sparte), le dis (graminée qui, comme l’alfa, est une espèce du genre stipa), le drinn (de la même famille). — Les

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textiles cultivés étaient : Vurtica nwea^ Vahutilon indicum^ les bananiers, le chanvre géant, le chanvre de Chine, le corète textile, le sanseveria.

Dans les envois de la pépinière centrale, honorés d’une récompense collective, figuraient, entre autres textiles, des écorces de mûrier de la Chine {broussonetia papyrifera), employées dans ce pays pour faire du papier, et des tiges de l’ortie blanche de Chine, les unes à large feuille, les autves à petite feuille, dont les Chinois obtiennent une soie végétale et des tissus, comparables par leur finesse, leur brillant et leur légèreté à tout ce que la soie ou le coton peuvent fournir de plus délicat. Cependant cette plante, cultivée avec persévérance à la pépinière centrale, depuis quelques années, essayée dans plusieurs autres, recommandée par les inspecteurs de la colonisation, n’est point sortie du domaine de l’horticulture. '

En étudiant les produits de cette section, le jury a regretté de ne pas voir appréciés à toute leur valeur les services que pouvaient rendre h la papeterie française l’alfa, le dis et le palmier-nain, répandus à profusion à travers toute l’Algérie. Sur les tables du concours agricole, et encore mieux dans les armoires de l’Exposition permanente, ces matières figuraient sous toutes les formes, en brin, en pâte, en carton, en papier de toute nuance et de toute dimension, avec toutes les apparences d’une bonne et solide fabrication... Quant au prix, il ne pourrait qu’être de beaucoup inférieur à celui des chiffons, si les transports s’effectuaient sur de meilleures routes, ces végétaux étant un don spontané et inépuisable de la nature.

3® section; Les cotons, a ... Il n’y a plus rien à dire sur les caractères du coton algérien, maintes fois décrits dans les rapports antérieurs. La longue-soie possède la longueur, la finesse, la nuance à un degré comparable aux plus belles sortes d’Amérique; si le nerf semble souvent faire défaut au lainage, il l’acquiert en mûrissant en balle, car une fois ouvré les fabricants s"en déclarent très-satisfaits. Le défaut de pureté et d’homogénéité qui lui est reproché à plus juste titre provient de la faute seule des cultivateurs, soit dans le choix de la graine, soit dans les soins de la cueillette. En un mot, toutes les promesses des premiers essais ont été confirmées par une expérience qui compte déjà sept à huit années sur une grande échelle, sauf quelques restrictions à faire sur l’étendue des terres qui conviennent au

coton. Les coteaux élevés et surtout les hauts plateaux et les montagnes où l’été, quoique brûlant, est court, n’en permettent pas la maturité complète : il doit être réservé aux plaines basses du Tell et aux oasis sahariennes, où il trouve d’ailleurs, en même temps que la température qui lui convient, les émanations et les imprégnations salines de l’atmosphère et du sol qui en améliorent la qualité. — Les cultures sahariennes sont encore à l’état naissant, et c’est dans les plaines seules du Tell que le jury a trouvé des concurrents à récompenser. » — Une grand,e médaille d’or, une médaille d’or, des médailles d’argent ont été décernées.

(( Le coton courte-soie, le seul qui paraisse bien s’accommoder de la température plus modérée de la province de Constantine, a valu à des chefs indigènes une médaille d’or... Au point où en est arrivée la culture du coton en Algérie, le jury croit pouvoir dire qu’elle prendra tout l’essor que permettent les convenances naturelles du pays et l’aptitude acquise par les habitants, dès qu’une viabilité perfectionnée et une impulsion décisive donnée à la colonisation auront amélioré les conditions économiques, sous le double rapport des transports et de la main-d'œuvre. »

4® SECTION : Matières oléagineuses et savons. « Les huiles ne tiennent pas encore, ni dans l’agriculture ni dans l’industrie algérienne, la place que leur assigne l’aptitude du pays à la production de l’olivier. Cependant, il y a progrès vers une situation meilleure... »

5® SECTION : Matières tinctoriales et tannantes. On doit signaler la garance, le sumac thézéra, le henné, l’écorce de grenade, et, parmi les matières tannantes, la scille maritime.

6® SECTION : Baumes., gommes et résines. On a remarqué le lot de produits résineux envoyé par M. Chaussadis, d’Alger, et provenant de la forêt de Boghar. 11 comprenait : 1® de l’essence de térébenthine non rectifiée ; 2° de la colophane, du goudron et autres résidus provenant de la distillation; 3° de la cire brute pour cacheter les bouteilles.

7® SECTION : Matières médicinales. Exposants peu nombreux.

8® SECTION : Céréales., fourrages, légumes. « Avec les substances alimentaires nous rentrons dans le cœur de l’agriculture algérienne. Céréales dans les champs, fourrages dans les prairies, légumes dans les jardins, telles sont bien, quant à présent, et pour longtemps encore sans doute, ses principales branches de culture. — Le jury n’a pas cru cependant devoir régler ses récom-

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penses sur le nombre et l’importance des lots exposés ; il a considéré que, dans la beauté des céréales, la nature a souvent plus de part que l’homme, qu’un triage grain par grain est d’ailleurs facile, que cette sorte de production est excitée par le besoin et l’intérêt immédiat à un degré suffisant pour en assurer le développement : il a donc réservé ses plus hautes récompenses des céréales à leur mise en œuvre sous forme de farines et de pâtes alimentaires... »

9® SECTION : Farines^ semoules et pâtes alimentaires, « La juste popularité acquise à certaines cultures industrielles ne saurait enlever aux céréales le premier rang dans l’économie rurale de l’Algérie; devant l’impérieuse exigence des besoins, devant les suprêmes convenances du sol et du climat, sont tombées toutes les objections tirées de la prétendue impuissance des Européens à soutenir la concurrence arabe. L’expérience a justifié la théorie affirmant d’avance que le prix des céréales africaines s’élèverait au niveau des cours dé France, dès que les marchés français leur seraient ouverts, et que dans ces prix convenablement rehaussés par la demande métropolitaine, le colon européen trouverait une rémunération suffisante quoique inférieure à celle de l’Arabe ; le premier gagnerait moins que le second, telle serait toute la différence. Au lieu donc de détourner les Européens d’une culture que nulle autre ne pouvait remplacer, il convenait de réclamer les conditions légales et économiques propres à améliorer les prix qui étaient avilis par l’encombrement, avant que la loi du 11 janvier 1851 commençât l’assimilation commerciale heureusement développée depuis lors, mais qui attend encore son complément définitif. La minoterie rend à l’agriculture l’éminent service de soutenir le cours des blés par son débouché toujours ouvert, et à la consommation celui non moins précieux de lui fournir une matière alimentaire saine et fraîche, et, sous tous les rapports essentiels, supérieureà celle qui lui arrive de loin, après avoir traversé la mer. Cette industrie pénètre dans les habitudes arabes, et, en rapprochant les populations, elle adoucit le sort de la femme arabe, soulagée, partout où s’installe un moulin français, de la dure corvée de moudre â la main le blé qui doit faire le couscoussou de la famille. — C’est donc avec une véritable satisfaction que le jury, appréciant ces bienfaits, a trouvé, dans les farines et les semoules de qualité supérieure soumises à son examen, l’occasion de placer ses plus hautes récompenses... —

Les pâtes alimentaires, connue^ sous le nom de pâtes d’Italie, sont un emploi fort important des blés durs d’Afrique, depuis longtemps pratiqué en Algérie par des Espagnols et des Maltais, mais qui a eu besoin de la puissance financière et de l’expérience consommée d’industriels français pour révéler toute sa valeur... — Le jury croit pouvoir déclarer que le problème de la mouture perfectionnée du blé dur paraît définitivement résolu. Si les farines et les semoules diffèrent au tact et à l’œil des farines de blé tendre, il n’y a dans cette différence aucun signe d’infériorité ce sont les caractères propres de chaque espèce, et c’est entre les produits de même origine et non d’une espèce à fautre que la comparaison doit s’établir. Par sa saveur très-agréable, par ses propriétés nutritives, par son rendement élevé, le pain de blé dur, si longtemps méconnu en France et en Algérie même, justifie donc la faveur que revendiquait pour lui, il y a dix ans de cela, dans la presse oranaise, un colon dont la voix parvint à se faire entendre du ministre de la guerre; par ordre supérieur des expériences furent entreprises, et leurs résultats entraînèrent l’adoption du pain de blé dur, totalement ou en partie, par les populations civiles et par l’armée... »

10® SECTION : Alcools^ vins, conserves, confiseries. « ... Les conseils donnés à nos colons dans les précédents rapports, et notamment dans celui fait à la suite de l’Exposition de la Société impériale et centrale d’horticulture en 1858, ont porté leurs fruits. Les vins nouveaux ont paru mieux préparés, plus naturels ; les propriétaires sont devenus plus sobres dans l’emploi de matières aromatiques. Plusieurs même ont complètement renoncé à l’usage de ces moyens, qui dénaturent et altèrent les vins sans les améliorer... La qualité supérieure du vin muscat obtenu par M. Dumas, de Mécléah, nous engage à insister sur les avantages que la viticulture algérienne pourrait retirer de la préparation de cette espèce de vin... Il est facile de reconnaître que l’Algérie, par son climat, appartient, au point de vue de la culture de la vigne, à cette série de vignobles qui avoisinent les bords de la Méditerranée et qui produisent la majeure partie des vins de liqueur les plus estimés. — Nous obtenons dans le midi de la France des vins de cette nature, mais si leur qualité est supérieure, leur production est restreinte... Ces considérations, jointes à la bonne qualité des vins de cette nature obtenus à Médéah, rendent très-probable le succès des vins à liqueur de l’Algérie, non-seulement sur le

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marché français, mais aussi sur les marchés étrangers, où ils pourront faire une sérieuse concurrence aux produits semblables de riLalie, de l’Espagne, de la Grèce et des autres contrées viticoles produisant des vins de liqueur.

« Nous pouvons signaler aussi une autre classe de vins à la production desquels l’Algérie doit se prêter également bien : c’est la classe des vins blancs secs de Xérès, de Madère, de Marsalla, etc.

« En un mot, nous croyons que TAlgérie doit, par la nature de ses produits viticoles, ressembler aux pays méridionaux, à l’Espagne, au Portugal, à l’Italie, à la Grèce...

(c Certainement, il sera possible d’obtenir en Algérie des vins ordinaires, bouges et blancs, pouvant former des vins de table. Les faits que nous avons constatés au dernier concours suffisent pour le démontrer. Mais arrivera-t-on à faire de ces vins un article d’exportation pouvant faire concurrence à nos vins fins et communs du centre et du S. -O. de la France, et se mêler avantageusement avec eux sur nos marchés ? Nous ne le croyons pas.

(( Que TAlgérie fasse des vins de table pour la consommation de ses habitants, qu’elle s’affranchisse pour les produits de son sol de l’importation des vins ordinaires, cela est possible, et l’on parviendra, en perfectionnant les méthodes suivies pour la fermentation, à faire des vins agréables et légers, mais c’est plutôt dans les vins dont nous parlions tout à l’heure qu’elle trouvera des articles sérieux d’exportation...

(( La préparation des produits d’imitation offrira un large débouché aux vins de l’Algérie. Nos colons pourront produire en grande abondance des vins semblables à ceux que fournissent l’Hérault, le Gard et les départements voisins, et qui servent de base au commerce si important dont Cette est le centre.

(( Ainsi nous croyons que l’extension de la culture de la vigne en Algérie ne peut donner lieu à aucune crainte au point de vue de l’écoulement des produits.

(( Les vins de liqueur, les grands vins blancs secs nous paraissent être les produits de qualité supérieure que l’Algérie pourra nous offrir.

(( Elle fournira également des vins ordinaires pour suffire à la consommation de ses habitants, et en dehors elle nous donnera des vins rouges précieux pour le commerce et des vins blancs que Cette utilisera avec avantage.

(( La fabrication des vinaigres, la distillation, pourront encore^ dans certaines circonstances, donner aux vins. communs de précieux débouchés...

(( Peu de plantes sont mieux appropriées que la vigne au climat algérien ; là, comme ailleurs, elle se plaît dans des terrains maigres, légers et rocailleux, impropres à toute autre culture; elle peut se passer d’irrigation, avantage inappréciable dans un pays aussi exposé à la sécheresse; elle réussit à toutes les altitudes, depuis le littoral jusqu’aux plateaux élevés de Médéah et de Milianah; sa culture demande moins de main-d’œuvre que les plantes annuelles ; une fois que le plant est bien enraciné, les récoltes sont à l’abri de tout risque atmosphérique ; les raisins, d’un goût exquis, sont d’une vente facile et peuvent aisément se préparer pour la conservation ; le vin bien fait a des qualités que le Concours de 1860 met hors de doute...

{( On peut donc espérer un brillant avenir pour la viticulture algérienne, et cet espoir se fortifie si l’on considère que, née exclusivement de l’initiative des colons,, elle a grandi par leurs seuls efforts, sans aucun concours de l’Administration. »

11® SECTION : Essences^ huiles, parfums. Les environs d’Alger, et surtout l’arrondissement de Blidah, ont mérité, comme par le passé, les justes éloges du jury.

12® SECTION : Tabacs, a Les tabacs occupent le premier rang parmi les récoltes de l’Algérie qualifiées d’industrielles ou de commerciales. Leurs mérites sont constatés par les achats qu’en fait la Régie, à concurrence de 6 millions de kilogrammes. »

Prix des bons tabacs de la province d’Oran : 130 à 150 francs les 100 kilogr.

Prix du tabac virginie, du territoire de Tlemcen : 70à 110 francs les 50 kilogr.

Les tabacs du territoire de Sidi-bel-Abbès, excellents pour robes et sous-enveloppes de cigare, pourraient lutter avec les tabacs du Palatinat que toute l’Europe emploie aujourd’hui et qui se vendent à Oran de 200 à 300 francs les 100 kilogr.

Les terrains gras, comme il s’en trouve dans toutes les plaines de la province, conviennent pour le tabac en poudre ou à priser, très-fort, tel que l’aiment les indigènes. Prix : de 25 à 140 francs les 100 kilogr.

13® SECTION : Divers végétaux industriels ou alimentaires. La

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poudre de caroube desséchée, torréfiée, a été trouvée supérieure à la chicorée, mais inférieure au café et au chocolat.

14® SECTION : Herbiers, Une médaille d’argent a été décernée à M. Dur^ndo, le doyen des botanistes algériens.

15® SECTION : Fruits et tubercules. Les envois de M. Hardy, directeur de la pépinière centrale d’Alger, lui ont mérité une grande médaille d’or.

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