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PROCÈS-VERBAL D’EXPERIENCE

Les épreuves de résistance à une fois et demie la charge normale, soit 45o X 1,5 = 675 kilogrammes par mètre carré, ont été fûtes les 10, 11 et 12 courant sur les planchers en ciment armé du pavillon du Cambodge en présence des représentants du contrôle, de l’entrepreneur et de l’architecte.

Ces épreuves ont porté sur une surface d’environ 20 mètres carrés.

Au bout de vingt-quatre heures de surcharge, la flèche la plus forte constatée a été de 1 millimètre sur le milieu d’une poutre entièrement chargée et de 4 m. q5 de portée.

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Cette flèche est insignifiante et de beaucoup inférieure au 1/800 de la portée maximum que les cahiers des charges relatifs aux constructions en ciment armé recommandent de ne pas dépasser.

D’autre part, il ne s’est pas produit — - autant du moins que la disposition des lieux a permis d’en juger — de fissures apparentes. On peut dire que, dans les limites où les épreuves ont été faites, elles ont donné des résultats très satisfaisants.

Quant aux parties de la construction qui n’ont pas été éprouvées, il y a lieu de faire les réserves d’usage en ce qui concerne la qualité des matériaux employés et le soin apporté dans l’exécution des travaux, éléments qui ont une grande importance au point de vue de la solidité et que nous n’avons pu être à même de contrôler.

Paris, le 12 janvier 1900.

Signé : Gaillardon.

Pour monter du sol extérieur au sol du promenoir, soit C) m. 6 1 de différence de niveau , on avait construit un escalier en béton armé composé de 3 grandes marches de départ ayant chacune o m. 85 de foulée et de 5 évolutions séparées chacune au moyen de petits paliers. L’escalier avait 4 m. 5o de largeur à sa base et se rétrécissait à 3 m. 2 5 à sa partie supérieure. Il était supporté par des murs d’échiffre en maçonnerie.

On accédait du promenoir au plancher de la Pagode au moyen de trois escaliers placés sur la façade et de quatre perrons placés sur les façades latérales; chaque perron était de quatre marches.

Deux escaliers de chacun quinze marches faisaient communiquer le promenoir aux terrasses inférieures et se trouvaient placés un de chaque côté de la statue de Bouddah.

Un autre escalier circulaire également en ciment armé,

placé dans la partie centrale du Pnom, conduisait à la salle souterraine.

L’exécution de ces travaux, particulièrement difficiles, a été bonne au point de vue de la construction; ses résultats ont été satisfaisants.

Sur la terrasse supérieure s’élevait la reconstruction du Pnom et de la pagode de Pnom Penh. Ces constructions furent édifiées en bois de charpente avec remplissages ordinaires et enduit teinté. La pagode fut couverte en tuiles à écailles fabriquées spécialement par la maison Gilardoni et Brault.

Cet ensemble constitua l’un des bâtiments les plus admirés de l’Exposition coloniale au point de vue de sa décoration indigène.

L’escalier droit, monumental, conduisant à la pagode où se trouvait située l’exposition spéciale des objets sculptés relatifs à l’art religieux, était orné à droite et à gauche de dragons fantastiques et de pnoms de petites dimensions. Sur la terrasse se trouvait un colossal Bouddha. A un niveau inférieur, de petites cases établies sur pilotis donnaient l’illusion d’un village de la région cambodgienne du Laos.

A l’intérieur, la décoration de l’immense salle souterraine fut empruntée aux temples brahmaniques et bouddhiques des Khmers construits dans les souterrains d’Ellora; les plafonds de cette vaste crypte étaient soutenus par de robustes piliers recouverts de bas-reliefs étranges d’un puissant intérêt artistique. A cette décoration sculpturale venait s’ajouter une série de dioramas, représentant' des vues curieuses prises dans toute l’étendue de l’Indo-

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Chine, peintures complétant d’une heureuse façon la décoration générale de cette grotte. Les dioramas comprenaient :

En face , la baie d’Along ;

A droite, la rue Catinat à Saïgon, le pont Doumer à Hanoï, le tombeau de Tu Duc;

A gauche, le Mékong à Mytho.

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