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PAVILLON DE L’ADMINISTRATION

M. Scellier de Gisors, architecte.

Le pavillon de l’Administration était construit dans la

NOS COLONIES

partie de la rue Le Nôtre située entre le boulevard Delessert et la rue Chardin. Il importait pour les fondations de 11e pas creuser de rigoles trop profondes et de profiter au contraire du sol 1res consistant de la rue. Une difficulté se présentait par suite de l’inclinaison très prononcée du terrain (la pente est en effet à cet endroit de i3 centimètres par mètre). Afin d’ empêcher le glissement possible de la construction, on établit une sorte de cadre en charpente, composé d’un double cours de madriers en chêne posés sur une fondation en béton de ciment.

Ce cadre fut solidement ancré aux extrémités et en plusieurs points intermédiaires au moyen de chenilles en fer plantées dans un poteau de charpente de fort équarrissage noyé dans un puits de fondation rempli de béton et de ciment.

Ce fut sur cette plate-forme que vinrent s’assembler les poteaux supportant la construction élevée, connue la plupart des bâtiments de l’Exposition coloniale, en charpente avec pan de bois de remplissage, lentillons et enduits en plâtre aux deux faces.

Les murs des perrons et escaliers d’accès furent montés en briques, les marches construites en ciment armé.

Le bâtiment fut couvert en tuiles ordinaires de Choisyle-Pioi avec gouttières et tuyaux de descente en zinc.

La décoration était très simple pour ce pavillon et les façades étaient recouvertes d’une couche de peinture ton uni.

Sur le boulevard Delessert, la façade comportait un porche d’accès en maçonnerie, avec colonnes et entablement mouluré.

l3° PAVILLON DU SYNDICAT DE LA PRESSE COLONIALE.

A côté, et parallèlement au pavillon de l’Administration, étaient les deux bâtiments réservés aux syndicats de la Presse coloniale française et étrangère.

Le premier, en façade sur le boulevard Delessert, était construit sur un plancher en ciment armé formant terrasse d’une surface de 126 mètres superficiels, calculé pour une surcharge libre de 45 o kilogrammes par mètre carré , et reposant sur un soubassement de maçonnerie de moellons hourdis en mortier de ciment. Le liourdis avait o m. 1 o d’épaisseur et se trouvait porté par un blet longitudinal de o m. 1 5 X o m. 2 o et par deux blets transversaux de mêmes dimensions, dont les intersections étaient soutenues par deux poteaux également en béton armé de om. 20 X om. 20 transmettant la charge sur le sol au moyen d’une semelle de 1 m. X 1 m. de surface.

Les parties en élévation, d’une surface de 9b mètres, furent édibées, par la Société de constructions démontables, en pans de fer spéciaux avec remplissages en menuiserie. Le pavillon était couvert en tôle ondulée.

Le second pavillon qui lui faisait suite était établi sur plan irrégulier et construit en pans de bois, avec remplissage en maçonnerie. Il était couvert en zinc.

L’ensemble 11e comportait aucune décoration spéciale.

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