RÉCÉPISSÉ
Je soussigné, gouverneur
reconnais avoir reçu de M. J. Charles-Roux, délégué des ministères des affaires étrangères et des colonies à l’Exposition universelle de îyoo, exemplaires en bronze des médailles décernées aux
exposants et collaborateurs de , suivant
bordereau n° annexé à la lettre d’avis du
A , le
et dune lettre d’avis au gouverneur de la colonie intéressée ; en voici le texte :
Monsieur le Gouverneur,
Conformément aux dispositions prises par le Commissariat général de l’Exposition universelle de 1900 pour la distribution des médailles et diplômes aux exposants et collaborateurs récompensés de la Section des colonies et pays de protectorat, dispositions qui vous ont été communiquées par circulaire n° 2 1 g4 , du 6 mai 1901, de M. le Ministre des colonies, j’ai l'honneur de vous adresser par le présent courrier et par paquet séparé ( envoi ) exem¬
plaires en bronze des médailles décernées aux exposants et collaborateurs de et domiciliés dans cette
colonie, suivant bordereau n° ci-joint, en date de ce jour.
Ces exemplaires, gravés au nom de chaque intéressé, viennent de m’ètre remis par le Service des diplômes et médailles et doivent être distribués, par vos soins, aux intéressés contre reçu ou décharge. D’autres envois suivront au fur et à mesure des remises qui me seront laites.
NOS COLONIES
Je vous serai reconnaissant de me retourner le récépissé ci-inclus après l’avoir signé et daté.
Veuillez agréer, Monsieur le Gouverneur, les assurances de ma considération la plus distinguée.
Le Délégué
des ministères des affaires étrangères et des colonies à V Exposition universelle de 1900,
Signé : J. Charles-Roux.
Ceux des exposants habitant Paris furent invités à faire retirer leur médaille contre émargement sur le livre d’enregistrement.
Un second lot de i 86 médailles me fut livré le 29 novembre 1901 et expédié aux destinataires de la même façon.
A ce moment, la frappe des médailles fut suspendue pour d’autres travaux plus urgents, paraît-d, et ]e fus informé par le Commissariat général que l’on allait, en attendant, procéder à l’impression et à la distribution des diplômes.
j’avais à recevoir 2,35 1 diplômes, dont 1,996 d’exposants et 356 de collaborateurs. On me les livra en deux fois, à peu près par moitié, les 28 décembre 1901 et 3 mars 1902. Je dus les faire vérifier attentivement, afin de demander au Commissariat général la correction des erreurs ou omissions qui s’étaient produites pendant l’impression sur les diplômes des noms et qualités d’un certain nombre d’exposants.
Il fut procédé à l’envoi aux colonies des diplômes qui leur étaient destinés, suivant la même méthode que celle
indiquée précédemment pour les premières médailles. La recherche de tous les renseignements susceptibles de permettre l’acheminement des diplômes sur la résidence actuelle de leurs destinataires demanda une grande attention, car beaucoup d’exposants ou collaborateurs, notamment les fonctionnaires et agents de l’Etat, avaient, depuis la production de leurs demandes, en 1899 et 1900, changé de colonie ou étaient rentrés en France. Désireux de faire parvenir dans les colonies les diplômes en bon état, je lis confectionner des boites en peuplier, longues de 65 centimètres et de 20 centimètres de largeur et hauteur, capables de contenir une cinquantaine de diplômes roulés sur un cylindre en carton dur et soigneusement emballés. Ces boites, cachetées et chargées, lurent dirigées sur leur destination avec les dépêches ollicielles par les soins du Ministère des colonies.
Ces diplômes une fois expédiés, j’avais encore à recevoir et à distribuer dans les mêmes conditions un millier de diplômes commémoratifs et autant de plaquettes en bronze argenté, attribués aux collaborateurs officiels de notre section en France et aux colonies, et enfin la presque totalité des médailles destinées aux exposants.
11 me reste l’agréable mission de rappeler les récompenses honorifiques qui furent accordées aux organisateurs, exposants et collaborateurs de la Section coloniale et dont le nombre, quoique important, 11’a pu, malheureusement, être assez élevé pour reconnaître tous les services rendus à la cause coloniale à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900.
NOS COLONIES
Voici la liste des personnes promues ou nommées dans la Lésion d’honneur :