‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 14 sur 57 · LA GUYANE · texte numérisé non relu

LA GUYANE

commerce insignifiant. Et pourtant que! beau champ pour les en ises colonia’es que la uuyane, quelle belle et splendide contrée, aux produits les plus variés ! :

Dans ses parties hautes, ce n'est qu’une vaste forêt vierge qui serait d'un fort beau -rapport et d'une grande ressource si elle était intelligemment exploitée. On y rencontre les arbres des essences les plus précieuses, des bois de construction et d’ébénisterie. Il y a un grand nombre de cours d'eau, et il serait Écile d'établir des scieries mécaniques, mais les permis d'exploitation ne sont accordés que pour 3 ou 4 ans, l’Administration se montre peu favorable à cette industrie, si bien qu'actuell:ment trois ou quatre habitants seulement s'efforcent de tirer parti de c2simmenses richesses. On fait venir des bois de construction de l'Amérique du Nord.

De même la Guyane avec ses savanes et son £ol riche pourrait admirablement tenter l'élevage et le commerce du bétail avec les Antilles, mais l'Administration interdit l'exportation des bestiaux ; aussi la Colonie ne produit même pas pour sa propre consommation. Elle fait venir des bœufs, des animaux de trait et des. viandes conservées, d'Europe et de l'Amérique du Nord.

Le café, la canne à sucre, le cacao, le coton, l'indigo, le quinquina, le rocou, la ramie, en un mot tous les produits des pays chauds prospèrent à la Guyane.

Le kaolin s'y trouve en abondance. Le fer

aussi et la houille, ainsi que l'argent, le cuivre, le plomb, les pierres ieuses, etc.

La faune de la Guyane est aussi variée que le reste: jaguar, tapir, singes, oiseaux aux plumages éclatants, serpents, tels que le boa constrictor et le nt à sonnette, caïman, requin, insectes à l'infini. Il n'y a que l’homme qui manque, car ce vaste pays ne compte que de 26 à 28,000 habitants. : |

Plus de vingt cours d'eau arrosent notre Guyane : les principaux sont le Maroni, avecses affluents, le Mana, le Sinnamary, le Kourou (de triste mémoire), et l’Oyapock.

De villes, la Guyane n’en a point, à l'exception de Cayenne, qui compte 8,000 habitants. Les autres centres de population sont tout au

lus des villages, tels que Saint-Laurent, sur le Maroni, qui compte 3,c00 habitants, Mana, 600, Sinnamary, 300, etc.

Les moyens de communication manquent à

. notre pauvre Colonie ; il y a encore peu de routes. Un vapeur de la Compagnie Transatlantique relâche une fois par mois à Cayenne, un second fait le service également une fois par mois entre Cayenne et l'Orénoque, et un bateau américain fait six fois par an le trajet de Cayenne à Boston. Et voilà tout ce qui relie la Guyane française au reste du monde.

Cependant un service mensuel direct de voiliers vient d'être établi par la maison Audein Bayle, du Hâvre. ,

- Ce qui manque à cette triste et languissante

Colonie, ce sont des bras — la déportation lui

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(ÇAISES . 67

rgent, le cuivre, le. Æ cn donnera; — il s'agit de les bien diriger, sage- * te M ment, utilement, de façon à en tirer le plus de aussi variée que le À parti possible, à défricher, ouvrir des routes et des eaux aux plumages chemins, et à assainir ainsi le pays. Cela ne se fera boa constrictor et À pas en un jour; il faut de l'esprit de suite, de , requin, insectes à À la persévérance et ne pas se laisser atrêter par les qui manque, car ce 1% obstacles et difficultés qui se rencontrent au 26 à 28,000 habi- début de toute chose. C'est ainsi que la Guyane, à *. | € CE comme un he see arrosent. 4 ut devenir le berceau d’un ion flori le Maroni, avecses | nt » Éd D” mary, le Kourou OCR, point, à l'exception 00 habitants. Les ion sont tout au unt-Laurent, sur le itants, Mana, 600,

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