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de-plus il construisit plusieurs queset ouvrit pensé “vrai “routes -et Lx mins. Peu à-peu le pays se pacifiait, on avait le loisir ox 4 durs. àl pme 6 sf jugeant que 1 régime civil Ait ebit vent, à Ihoisit comme Résitlent Général, Paul Bert.
Personne en France n'avait lutté pour le Ton-
sert mpres pr en d'ardeur, plus d’éloquence et de
ction que Paul Bert. Au mois de décembre 1885, lorsqu'à la Chambre des députés on avait parlé d'évacuation, il monta à la tribune et prononça un discours remarquable de puissance, de Dontibes grntent asie contribua au vote «Je vous demande de déclarer ditilau Gouvernement dors, que vous hâterez non seulement la pacification dans le sens où on l'a entendue jusqu'ici, mais aussi l'établissement d'une Aininis tration paisible et civile du pays: que vous n'enverrez pas au Tonkin la nuée de fonctionnaïîres qui rongent actuellement la Cochinchine ; que vous ne remplacerez pas les. mandarins amnamités par des mandarins français, mais par des mandarirs tonkinois et cochinchimois qui nous seront dévoués, parce que leurs intérêts sont communs avec les nôtres, et parce que nous aurons délivré le mandarin tonkinois de son pire rival, ring ae "22" , Je à la ification D Ts je paci ki ment crutm : pouvoir mieux faire pins Paul Bert aimême “appliquer
tions ont été g d'échanger nislbiernent de la soie, nous avons brutalement échangé du plomb ; le sang a coulé et nots nous sommes aperçus que les sentiments d'estime dont nous étions Tr pquement ani-.
pays. On respectera leurs on les laissera honorer Bouddha leur guise, au besc même on
bonnes places, De plus, on rendra au roi Dong- Khan, qui est entre nos mains, le prestige royal d'autrefois, on l'entourera de splendeurs et d'honneurs, et au peuple la France parlera par sa bouche.
€ Je pense, dit Paul Bert, que seul le rétablissement du prestige personnel du roi donnera l'autorité nécessaire pour calmer l'a ension des lettrés et satisfaire l'orgueil de la nation. … Nul prince depuis le grand Gia-Long n'a paru à la tête des armées. Nous ferons sortir le roi de ce palais, à la fois harem et prison, où s'alanguit la force morale et se perd la dignitc, Il se fera connaître de son peuple, il verra les lettrés, les intimidera, leur expliquera la situation et l'avenir tel qu'il se prépare, il calmera leurs défiances.. L'arme détrempée aura retrouvé sa : trempe. »
- Voilà la politique que Paul Bert suivit en Anmam et qui donna bien les résultats attendus. En échange de ses bons procédés il exigea des Annamites certaines mesures qu'il jugeait importan :s pour nous, parmi lesquelles Ja délégation des pouvoirs royaux au Kinh-Luoc ou “vice-roi du Tonkin.
: Au Tonkin même les nous étaient acquises, pour cela fini avec les
rgiques.
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| en peu de temps étaient remarquables. .
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remise pleine et entière à la population indigène
1886 ». Il diminue les corvées, accorde des pen. : | sions aux soldats tonkinois blessés au service de | la France, il indemnise les provinces qui ontle | plus souffert pendant la guerre, fonde un hôpital pour les indigènes, et constamment se préoccupe . du bien-être des populations. ei Se
| associer-les indigèn
de .
pense, les blessés étaient secourus, et si. : qu'un était tué dans la lutte, sa famille avait droit . à une indemnité. Au contraire, tout
d'une amende ; si même la faute était grave, on rasait le village, et on distribuait terres et biens dans les communes voisines. Les résultats acquis « Il importe pour la pacification du pays qu'il pays d'amis sous notre direction moralé » disait-il, et il nc perd pas. une:
occasion pour faire aimer l'administration française. Les impôts de 1884 et 85 avaient été fort irrégulièrement perçus, il y avait beaucoup d'arriérés, et le pays était dans la misère ; le Résident … Général en conséquence arrête, « qu'il sera fait
des contributions arriérées antérieures à l'année
Dans un ordre d'idées plus élevé, « voulant | es à la mise en œuvre du protectorat français, » il institue une commission è
sans et de ceux qui cultivent la térre, » — J'ai voulu qu'il en.fut de même au Tonkin,
La sagesse des délibérations montre. jusqu'à quel point cette création avait son. utilité et sa raison d'être,
Habilement secondé par M, Dumoutier, inspecteur de l'enseignement franco-annamite, il s'efforça d'organiser l'instruction, Il créa aussi une Académie tonkinoise pour l'étude de la lit-
térature et la conservation des monuments ton- À
kinois. Il espérait qu'en même temps. cette Académie serait une “Pépinière de lettrés Tonkimois qui un jour serviraient à remplacer au Tonkin les lettrés Annamites.
11 avait projeté la fondation d'écoles professionnelles, le rétablissement d'anciennes universités, etc.
Pour le développement du commerce et de l'industrie dans ce LIT pays du Tonkin, Paul Bert fit beaucoup. Ce fut pour lui, une g et constante aus tion. Il réorga Douanes, s'e e faciliter le ue “local, 7 Most es le commerce français, et d'augmenter la valeur du Tonkin comme pays de transit.
H créa un Comité permanent agrécole, commercial et industriel dont lui-même dirigea les travaux, désignant à chaque commission sa besogne, s’occupant de tout; s'intéressant à tout; déployant activité et une ardeur- pour la chose publi
que di gagnèrent: les. collaborateurs. et permirent. de faire en peu. de ee et de bonne besogne:
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A réorga les
de l'Indo-Chine française et les produits d'origine française utilisables au Tonkin », il décida d'ouvrir
à Hanoï, au mois de janvier 1887 une Exposé . tion des produits de l'Annam et du Tonkin, de : la France et:de.ses-Colonies. Indigènes et Français.répondirent avec. enthousiasme à: cet appel, et.le succès, dont Paul Bert ne: jouit pas, fut
d hiques, répara. et améliora 1 :
ne digues Bt dur des plans de chemin
nos soldats, de maisons salubres nos f 4 eitud s'étendi-
rent sur tous et sur toutes choses.
Pour attirer dans nos Colonies et s'assurer le
odigieux. Il fallut, en effet, des prodiges d'in- Kéniosité et d'économie, des jours de dur travail et de soucis pour équilibrer dépenses et recettes. Mais le travail, le dévouement, il les donnait sans compter ; tout ce qu'il avait deforce et d'énergie, tout ce qu'il avait de savoir et de haute intelligence, il le mettait avec bonheur au service de la Patrie qu'il aimait d’un amour si | rame ;et, elle, pour tout ce qui touchera
sa grandeur il travaillera sans relâche, jusqu'à ce que la mort vienne l'arrêter, jusqu'à ce que le travail à outrance, les fatigues excessives dans ce . Climat moins salubre que Île nôtre aient raison de cette robuste santé.
Lorsqu'au Tonkin on annonça sa mort, ce fut une consternation, — en France une tristesse, un . deuil universels, le sentiment d'une perte immense. Le Gouvernement lui décerna des funérailles nationales ; jamais Français ne les a mieux méritées.
« Si la mort ne lui .a pas permis d'achever son œuvre, si même il est tombé presque au début de sa tâche, il a du moins donné, en tombant, un grand exemple. Il a montré que quand il s'agit des intérêts de la Patrie, aucune situation, aucun lien ne doit nous retenir, que nous nous devons à elle tout entière, et à tous les instants, heureux de lui faire tous les sacrifices. Par ce sacrifice suprême le nom dè Paul Bert est entré dans la gloire la plus haute et la plus pure ».*
54 pre M. Janssen à l'Académie des Sciences, A dé-
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mie des Sciences, — 26 dé-
| de Résident général que
Il importe maintenant de continuer et d'étendre encore cette œuvre si brillamment commencée, de ne pas perdre le fruit de tant de labeur et de sang versé, mais de marchér résolument, avant-garde de l'Europe, détournant
peut-être de l'Occident une nouvelle invasion, et
amenant par notre situation et notre politique en ExtrO ent une entente cordiale entre l'Eu-
Le Gouvernement désigna comme successeur de Paul Bert, M. Bihourd, qui ne garda le poste lques mois.
Par suite de la nouvel isation de nos possessions dans l'Indo-Chine, le pouvoir suprême est actuellement entre lés mains du Gouverneur général de l'Indo-Chine, qui a sous ses ordres un lieutenant-gouverneur pour la Cochin-
} chine, un résident supérieur en Anfäm, un au
Tonkin, et un au Cambodge.
Le Tonkin, fort bien situé au point de vue géographique, est très nettement séparé en deux parties : le Déeffa, admirablement cultivé, sillonné de nombreux cours d'eau à l'embouchure desquels se. trouvent d'excellents ports, et la