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lâche et de ravitaillement, un dépôt de charbon considérable, Pendant la guerre de 1870 les Anglais d'Aden ont refusé de vendre du charbon à tout navire français ; il est bon que nous puissions nous passer d'eux. En cas de guerre maritime ce refuge, très supérieur à Aden, serait précicux.
Mais Obock n'est pas seulement un point Stratégique, il peut devenir un centre de commerce impurtaït comme débouché des produits du Choa, une des contrées les plus riches de l'Afrique Orientale, et du vaste pays des Gallas.
Obock, infiniment plus privilégié qu'Aden, possède de l’eau douce suffisamment pour permettre la cülture maraichère et entretenir quelqués troupeaux de bestiaux. On y trouve bois, argile, pierre à chaux, en un mot tout ce qu'il faut pour construire. On pêche la nacre sur toute la côte, et de l'ambre en cettains endroits.
… Tadjourah est bien pourvu d'eau; sur cette côte aride c'est un des rares points où la végétation soit belle,
Notre Colonie d'Obock est administrée par un Gouverneur; on ÿ entretient une -garnison et un personnel de fonctionnaires assez nombreux. |
La France a des droits sur la ais d'Adilis, une des plus importantes de ia mer Rouge ; il est regrettable qu'elle ne les fasse pas valoir effectivement ; Cette position y augmenterait notre sécurité, et pourrait, en nutre, nous @uvrir des débouchés sur l'Ethiopie septentrionale.
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1 vendu à une maison de commerce de Mari } la maison Rabaud-Bazin. Pendant la rome ©
| depuis,
| l'acquisition de cette
| CHEÏCK-SAÏD . n'est séparé
1870 la France y fit établir un dépôt de charbon ; | mands Anglais et Russes ont chérché à faire i position très avantageuse ; la maison Rabaud l'a cédée au Die Go
français. L'Allemagne avait offert 4 millions, dit-on, la Russie plus encore, mais cn bons | |
patriotes nos négociants marseillais ont donné la préférence à la France, pour une somme bien
moindre, :
Ce quifaitlagrande valeurde Cheïck-Saïd, c'est |
sa situation élevée, Tandis que l'Ile de P.
se trouvert les forts a : gogo au-dessus de la mer, Cheïck-Saïd à des sommets de 275 mètres. Ses canons domineraient, et au
| besoin feraient taire les feux de Périm.
« La position de Cheïck-Saïd, dit le professeur Sapeto, comme point Rs pme en navale la meilleure de toutes
fications
Suez est la
Let dépôt de charbon est les see dé la ‘mer Re
vraiment une position excel
ta hr a pv des forti
le mont volcanique de Mandeb,. Si
clef de la mer Rouge, Bab-el-
b porte. » ; MUR
En face de l'île rnglaise de Périm' Jont il : ; que par un étroit bras demer, se
trouve le territoire de Cheïck-Saïd qui comprend si
le cap Bab-el Mandeb. En 1868 ce territoire fut
et cela À plusieurs reprises, Alle.
ais n'a que $o mètres .
ILE De za RÉUNION ær ILE De FRANCE
L'ile de ia Réunion, avec sa puissante beauté <t ses allures, son fier volcan et ses ides forêts, est un -des séjours les plus : 4 ravissants qui soient au-monde. Son doux climat, 0 son air pur et son ciel merveilleux lui ont valu le ss sumom, d'ÆEden.
Selon la politique ou les caprices du jour, cette île s'est : successivemerit Mascareigne, Ê Bourbon, la Réunion, Bonaparte, puis une se- 5 conde fois Bourbon, et enfin depuis 1848 son nor officiel est:de nouveau la Réunion.
La Réunion donc, puisque c'est ainsi que nous devons l'appeler, émerge à 600 kilomètres de la côte orientale de Madagascar, et non loin de
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re
l'une comme sur Yautre jusqu'en 1810, alors que
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ILE DE LA RÉUNION NT ALEDE PRANCE TJS.
l'Angleterre, plus puissante que-nous, nous enleva notre #e ra co que ‘en faire son ?/e Mau-
es séjours les plus nde. Son doux climat, | eilicux lui ont valu le
gascar) vinrent accroître encore la popelation. Et.
rte encore, en 1685, lors de la Révocation l’Edit de Nantes, un certain nombre de protestants vint porter à cette jeune ce l'éner- :: ‘Bie et l'activité inté te que Louis XIV avait Cha de la mère-Patrie. fs y portèrent en même temps cette mustérité de vie qui les distin- guait, et qui était uns de leurs forces:
‘Bientôt notre Colonie devint fiorissante ; agriculture et commerce se développèrent ; en peu de temps on eut défriché une grande partie de l'île, et le sol paya largetnent n0$ colons de leur trav dl; ca'äier, èr, canne à sucre y. poussaient admirablement et furent d'un bon rapport. . En 135, Bourbon et l'Île de France furent réunies’ sous le gouvernement de Labourdonnais, fort occupé alors à combattre les Anglais. Dans cette lutte maritime, l'Ile de France toute découpée de petits golfes a’ ec des rades vastes et sûres, telles. que Grani-Port et Port-Louis était un point d'appui précieux, tandis que Bourbon, côte ouverte, sans échancrure, battue par les vagues ét les vents, sans aucun abri pour les > top ne servait-de rien comme rat or | C'est pourquoi Labourdonsais transporta le le éheflieu de ao Co et rate de e chef-lieu de notre ie, et l'importance de Bourbon s'eflaga quelque pen. devant celle de l'Ile de France, sœur Ra ttant.
.: En 1765, ; w suite de la faillite de la Compads nie: des Indes, < îles firent retour à la cou- -ronne. Elles èrent françaises jusqu'en
S wxerent, fra . 18re ; ce fut alors-qu'elles tombèrent am pouvoir des Anglais. 4 , cha
. Bourbon nous est revenue à la paix de 1814, mais l'e de France devenue, Maurice est
à Angleterre. « ds docs Cicthe cond | ont continué à vivre dela même vie et se donpd cas nes gardé le Code aux termes de sa a
civil, ses Asages te
rien y À
lés affaires n'ont pas, comme aux hommes, i im-
posé la connaissance de la langue anglaise, sont
adrairables de patriotisme ; ge
beshonnes sont encose:1ussi vivaces. dans leu | Mrs ic por ns
“Aa la Réunion est 4 la wi da qe ne 3 Das A
Diéeinue de. L'Entéricur, préfet et d'un procureur général,
* De Cürdemaÿ,
tatiratiéniein «108
L'Instruction publique est fort bien organisée. Saint-Denis possède un lycée qui compte 400 élèves, et une école normale d'instituteurs ; il y a en outre 3 colléges communaux, nt 105 écoles communales qui comptent 12.000 élèves. De plus, il existe 6 écoles subventionnées, 22 libres, et 11 ouvroirs. On a créé des cours secondaires libres, plusieurs Sociétés savantes se sont fondées ; on y trouve une station agronomique, deux Musées d'histoire naturelle et une Bibliothèque publique.
Cette petite île de la Réunion, car elle est a ne mesurant guère plus de 18 lieues de ongueur sur 13 de largeur, est d'origine vclcanique. Un massif montagneux la couvre du nord au sud, la divisant en deux climats appelés Partie du Vent et Partie sous le Vent. Les deux points culminants de ce massif sont le Pom des Neiges, vers le centre de l'île, volcan depuis longtemps éteint, haut de plus de 3,000 mètres, et le Piton de Fournaise (deux fois plus haut que le Vésuve) situé près de l'extrémité sud-est de l'île, Ce volcan est aujourd'hui en pleine activité, mais ses éruptions qui ne sont jamais accompagnées de treniblement de terre, ne présen- * tent aucun danger, et ne font qu'ajouter à la beauté étrange et grandiose de ce splendide pays. Les feux ont cependant rendu absolument stérile une grande région au pied du vol .n. Les habitants l'appellent Pays Bräle.
On ne connaît à la Péunivn d’autres fléaux que les cyclones, mais ils sont terribles, dévastant es
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