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GABON-CON3O

C'est au mois d'octobre 1880 que de Brazza conclut avec le roi Makoko un traité qui nous

rend maîtres absolus du territoire autour de

Brazzaville, et nous donne en outre le protectorat de tout le royaume de Makoko, qui s'étend sur les deux rives du Congo. “ Ayant constaté que l'Ogôoué ne peut servir comme grande voie de communication avec le Haut-Congo, de Brazza chercha ailleurs et trouva plus au sud la vallée de Niari-Quillou qui lui parut pratique et facile. Puis, en 1882, il rentra en France rendre compte de sa mission au Gouvernement. Mais, pendant même qu'il faisait connaître ses découvertes et ses travaux et qu'il en projetait d'autres, Stanley, de retour au Congo, cherchait à créer des postes dans la vallée du Niari découverte par l'explorateur français.

De Brazza pressa donc le Gouvernement fran-

çais de ratifier le traité conclu avec le roi

Makoko le slus vite possible, et de prendre officiellement sous son protectorat les Etats que ce souverain nous offrait. C'était en effet urgent. Il proposa en outre l'organisation d'une nouvelle mission qui aurait pour premier but d'établir des postes assez nombreux pour rendre effective notre occupation de l'Ouest Africain, d'étudier ensuite le pays au point de vué économique et scientifique, de conclure des traités avec les chefs indigènes, et d'explorer le bassin central du Congo.

L'opinion publique donna toutes ses sympathies à ce jeune officier qui soutenait si brillam-

z12 . LES COLONIES FRANÇAISES

mms

ment et si vaillamment les intérêts de la France au loin, qui cherchait à étendre son influence et à augmenter sa richesse; elle s'enthousiasma même pour son œuvre grandiose. Cet enthousiasme nos députés, nos ministres, et le 30 novemre 1882, les traités passés avec le roi M:koko furent ratifiés. Six semaines plus tard on votait un crédit de 1,175,000 fr. pour subvenir aux dépenses de la nouvelle mission. Ce crédit fut voté par 440 voix conire 2.

On sentait que-la France allait jouer un grand rôle dans l'Ouest Africain, il fallait donc que son représentant dans ce pays fut muni de

ds pouvoirs ; c'est pourquoi un décret de

ier 1883 nomma de Brazza Commissaire du Gouvernement de la République Française dans POnest Africain.

Le mois prise res pour son D.

voyage, et auj ’hui nous pouvons que cette mission de l'Ouest Africain a consciencieusement et grandement fait son devoir.

Les renseignements scientifiques et économiques qu'elle nous a fournis sont innombrables : levers géographiques, dessins, photographies, collections ieuses, rapports sur les ressources du pays et lés développements dont elles paraissent susceptibles, etc. Les traités passés avec les chefs pra gr met ve faciliter ou avantager notre commerce et affermir notre autorité sont nom- Dreux ; 26 postes sont déjà établis. !

En somme, de Brazza et ses compagnons ont acquis la France, à peu de frais, une Coloaie belle et fertile, Inondée qu'elle est de soleil

comme de pluie, la végétation y est vigoureuse et rapide. Partout on rencontre des bois tinctoriaux, bois de campèche, de santal, d'ébène, etc. ; partout aussi la canne à sucre, le tabac, le Fur L'huile de palme est une des richesses u pays ; on en exporte beaucoup; on exporte également les amandes de Déroists les arachides, le caoutchouc, l'ivoire, les peaux, la gomme copal, etc.

ans le bassin du Niari-Quillou on trouve du cuivre et de l'argent, et dans le bassin de l'Ogôoué le fer est abondant.

le pays vaut un effort et un sacrifice.

Bien organisé et sagement administré, il rembourserait au centuple l'or et le labeur dépensés. Continuons donc à nous soucier de notre Gabon-Congo; le pays est conquis, il 4 4 maintenant d'en tirer le meilleur parti possible et si nous le voulons ce parti peut être merqu , de la L française mensuelle création igne ise m de la Côte Occidentale d'Afrique, qui desservira tous les établissements français, et qui vient d'être solennellement inaugurée au Hävre 4 juillet 1889), favorisera puissamment les eforts tentés, qui méritent les plus beaux résultats.

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