‹ Les colonies françaises (volume 2)Chapitre 9 sur 60 · I. fitaptolrs ûê ihiliiét · texte numérisé non relu

I. fitaptolrs ûê ihiliiét

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La Guinée est un immense versant dont le sommet s^appuie, au nord, à la chaînç encore mal connue des monts Kong^ et la base, au sud, est formée par Tocéan Atlantique. Il est à peu près impossible de déterminer ses autres limites. C'est à la ré«

publique de Libéria que les cartograplies la font, d'ordinaire, commencer, et ils la terminent au sud de l'embouchure du Gabon. La Guinée est divisée en deux régions distinctes : la première part du littoral; elle est formée par des lagunes et des marécages qui constituent, à certains endroits plus déprimés, de véritables lacs. C'est un pays humide et malsain, même pour les indigènes, mais très-fertile et riche en produits de tout genre. La seconde région s'élève par gradins successifs jusqu'aux monts Kong. Elle est saine et fertile, mais à peu près inconnue, car les habitants du littoral s'opposent aux voyages des Européens. Quelques grands fleuves, ÏAssinie, le Volta, le Lagos, le Niger j le CaUtbar^ le Gabon et ÏOgowaiy parcourent cette seconde région, et viennent se jeter dans le golfe de Guinée.

La première région, celle du littoral, la seule que fréquentent les Européens, est sujette à de brusques variations de température, qu'on nomme des tornades, sans doute pour exprimer le retour du vent à son point de départ après avoir parcouru un certain horizon. Les tornades sont tantôt accompagnées, tantôt suivies de pluies torrentielles. Elles éclatent d'ordinaire en mai et en octobre. En décembre souffle le vent du Sénégal, Y harmattan. Il est chargé de brume et de sable fin, qu'il a sans doute recueilli en passant sur le Sahara. Pour les indigènes c'est l'hiver. Saine pour les blancs, cette saison l'est moins pour les noirs.

Sur presque toute la côte existe une barre variant de force et d'intensité avec la hauteur et la disposition des bancs que la mer rencontre. C'est là un sérieux obstacle au commerce. Les nègres, habitués à se Jouer des vagues sur leurs légères pirogues, franchissent cette barre avec aisance; mais les navires européens sont souvent arrêtés par ses capricieuses volutes. Le littoral porte différents noms, la côte d'Ivoire ou des Dents, la côte d'Or^ la côte de Bénin, la côte de Calabar et le Gabon, Plusieurs nations européennes y ont fondé des établissements. L'Angleterre possède les plus importants. La France y a quelques comptoirs et une colonie destinée à un certain avenir. Ces comptoirs sont situés sur la côte des Dents et la côte des Esclaves; la colonie est celle du Gabon : nous les étudierons successivement.

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