IV. — Dans L'OCÉAN INDIEN
La politique impériale à Madagascar ; les traités du 12septembre 1862 (Dupré) et du 8 août 1868 (Garnier). — La politique traditionnelle en 1839. Les Colonies, vol. 1. 20
aux postes de Maghnis, Sebdou, Daya, Saïd, Ammi-Moussa, dans la province d'Oran; les postes de Teniet-el-Haad, Boghar, Tisi-Ouzou, Fort Napoléon, dans la province d'Alger; enfin les postes de Bordj-bou-Arreridj, Biskra, Ain-Beida et Tébessa, dans la province de Constantine, ils devront rester dans l'état actuel, sans que leur territoire puisse être augmenté. Toutefois on viendra en nide, par des subsides, aux colons qui demanderont à rentrer dans les zones de colonisation.
Un décret du 31 décembre 1864 avait définitivement supprimé les concessions gratuites.
Cependant il faut citer deux exemples de grande concession ; celle de la Société de l'Habra et de la Macta, fondée en 1865, avec une concession de 24.000 hectares, à charge de faire un certain nombre de travaux publies (1) et la Société générale algérienne, fondée en 1868, qui reçut 100.000 hectares et avança 87,000,000 à l'Etat (2), mais ne put exécuter complètement ses charges.
I faut encore citer la mise en exploitation des forêts de chèneliège en vertu du décret du 28 mai 1862.
Mais, d'une façon générale, on peut dire que « si les dix années qui se sont écoulées de 1860 à 1870 n'ont pas été perdues entiërement pour la colonisation, cela ne tient qu'à ce fait que l'impulsion donnée ne pouvait s'arrêter. Mais les progrès accomplis le furent par la seule force des choses en dehors de l'administration qui ne fit guère sentir son action que par l'exécution de travaux publies et par des facilités ouvertes aux institutions de crédit » (3). Pendant toute cetle période, il ne fut créé que 41 villages, presque tous avan 1864, et l'on avait concédé 84,500 hectares.
I est juste de rappeler que ce ralentissement de la colonisation n'était pas dû uniquement à l'abandon de la colonisation officielle, mais aussi aux grands incendies de 1864 et 1865 et à la famine de 1806-1867.
Peut-être l'Empire n'eût-il pas tardé à modifier sa politique algés rienne si les événements de 1870 ne l'eussent emporté. L'opinion la fin de l'Empire, manifestait un intérêt très vif pour ait l'époque où Prévost-Paradol éerivait
publique, les choses d'Algérie. C
(1) Cette société devint la Société franco-algérienne qui n'est pli qu'une société de chemins de fer.
ouv. £ité, p. 103-107 28,
Un décret du 31 mai 4870 augmenta les pouvoirs de l'autorité civile en Algérie. La guerre de 1870 et la proclamation de Ia République allaient amener l'institution du régime civil,