MADAGASCAK REDEVIENT COLONIE FRANÇAISE
ater chez nos orateurs parlementaires, même chez les adires les plus résolus de l'expansion coloniale, la touteante influence d’une tradition de droits et d'intérêts sécuÿ, l'action invincible d’une idée de solidarité patriotique rant les hommes politiques des temps les plus divers, des 1es de gouvernement les plus contraires, des opinions’ lus opposées ; et cela donne foi dans les destinées colos de la patrie.
de l'intérêt français : mais n'est-il pas à craindre que la nécessité où nous sommes et avons raison de nous tenir de régler les questions chinoises avec un perpétuel souci de l’entente internationale, fasse dévier, de proche en proche, notre politique indo-chinoise de sa ligne de conduite nationale ? L'exemple d’autres colonies qui ont souffert des excès de la « diplomatie à grande envergure », insouciante ou dédaigneuse de l’intérèt du travail français, est là pour nous avertir.
tions avait été de plus de 23 millions et demi : en 1899 il n'a été que de 44 millions, dont 4.811.000 fr. d'importations.
Le commerce de l'Inde subit le contrecoup du régime douanier appliqué sur les territoires anglais par l’Indian Act du 10 mars 1894 qui, en frappant d'un droit de 5 0/0 les produits importés de nos établissements, a éloigné de nos ports les produits indiens venant de la côte à destination de l’intérieur. Ce sont surtout les importations qui ont fléchi : de 9 millions en 1890 elles sont tombées à 2 millions et demi en 1897 et ne s'étaient relevées qu'à 4.811.000 fr. en 1899.
Comme voie ferrée il faut signaler la ligne de Karikal à Péralam et le projet de Pondichéry à Goudelour.
CONCLUSION 1051 être ainsi, puisque, parmi tous les peuples coloniaux de notre siècle, il n’en est assurément pas deux qui soient, aux mêmes degrés, agriculteurs, industriels et commerçants ; d'où il résulte que chacun est tenu de suivre une politique coloniale particulière et de s’adonner à un genre spécial d'expansion. Parler en général de l’expansion européenne au xix° siècle, soit en Afrique, soit ailleurs, c'est grouper dans une synthèse aventureuse et en vue de conclusions contestables, nombre de faits différents, sinon contraires. Conseiller à la France limitation de la Grande-Bretagne ou de l'empire allemand, en matière coloniale, sans atténuations, sans remarques restrictives, est agir à l'encontre de ses intérêts.
Aux impatients qui se plaignent de la lenteur des progrès obtenus par le gouvernement de la République nous répondrons par les sages observations de M. Gaston Doumergue, rapporteur du budget de 1899 : « C’est dans l'espace de dix ‘« ans que l’Annam, le Laos, le Tonkin, le Soudan, le Congo, « la Guinée, le Dahomey, Madagascar, sont venus s'ajouter à « nos vieilles possessions. Au prix de quels sacrifices et de « quelles pertes en hommes et en argent, nous ne le savons « que trop... La supériorité des peuples étrangers n’est donc « pas due uniquement à leur méthode particulière d’adminis- «tration; elle vient plutôt de ce qu'ils ont su n’accroître et ue constituer leur domaine colonial que dans la mesure de leurs forces et en espaçant raisonnablement leurs efforts. »