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LES DERNIERS COUPS

A roiiipter do ce jour l'Inde esl perdue pour la France, et l'œuvre de Dupleix condamnée. Il ne reste plus ^'uère qu'à raconter les tribulations suprêmes de co p^rand honmio, sa lutte contre d'impitoyables ennemis, ses vains efforts pour se faire entendre, pour l'aire comprendre surtout quelle fortune on perdait en abandonnant l'Inde. Après l'épopée, les plus prosaïques misères, le désespoir et le chagrin mortel d'être repoussé presque comme un voleur, de voir toutes les portes fermées devant lui, tous les regards détourn(''s. 11 est impossible de voir fin plus lamentable et plus inique d'une noble carrière.

Cependant il faut dire, pour excuser un peu la Compagnie, qu'elle provoqua la disgrâce de Dupleix, sous le coup du désastre de Trichinapaly. Elle con-

naissait la nouvelle au bout de six mois ; il en fallait six autres pour que ses instructions parvinssent à Pondichéry .Que de malheurs irréparables ne pouvaientils être survenus, dans un aussi long intervalle I Mais lo vraiment grand coupable fut le gouvernement, bien que Tacharnement de l'Angleterre eût dû lui dicter sa ligne de conduite. Une colonie pour laquelle les Anglais faisaient autant de sacrifices d'hommes et d'argent méritait bien de ne pas être abandonnée. Les Anglais, comme Dupleix, avaient entrevu Tavenir, et le jour où ce terrible adversaire disparut, après avoir rétabli sa fortune à force d'énergie et de génie, ils durent tressaillir d'aise et considérer l'Inde comme une terre désormais acquise.

Ne dirait-on pas qu'il y a, dans la vie des peuples comme dans la vie des hommes, des coïncidences bizarres? Cette perte du Canada et cet abandon de l'Inde conquise par un seul homme, comme l'autre colonie avait été défendue par Montcalm, jusqu'à la mort, n'y a-t-il pas là matière à dissertations pour les penseurs et les philosophes? Pendant que, d'un côté, tous ces descendants des colons bretons et normands sont abandonnés, cédés à l'Angleterre maîtresse (lu Canada comme un vil troupeau ; de l'autre, l'esprit mercantile d'une compagnie commerciale l'aveugle sur la conduite d'un homme dont elle avait cru l'aire un régisseur, et qui se trouvait être un grand politique et un conquérant.

L'Angleterre est une nation grande et puissante. Elle compte parmi les facteurs de la civilisation contemporaine. Sa situation exceptionnelle lui fait aussi une place à part dans le monde ; mais il serait éminemment injuste de lui refuser le don de prévoyance. Sa

politique b enchaîne depius> des siècles Pendant que dans 1 Inde, il j a cent trente an« un Français, un

soûl, sY'puisait dans le but d'accroître la fortune de son pays, de répandre son îniluence jusque dans les rûftions les plus éloignées du globe, la politique an-

falaise pose déjà les bases de sa fortune à venir. C'est elle qui soutient Clive et Lawrence et qui transmet aux gouverneurs, agents des comptoirs commerciaux, tout comme Dupleix, des instructions dont il serait extrêmement intéressant de retrouver les originaux, classés, sans aucun doute, dans les archives de la Grande-Bretagne.

Si l'on veut bien considérer l'histoire à ce point de vue, le rôle de Dupleix n'en fait que grandir. Son nom, relui de Montcalm défenseur du Canada, sont là pour protester contre ces ineptes accusations qui représentent les Français comme incapables de toute colonisation. Entendons-nous : la colonisation française paraît aujourd'hui une chose difficile. Il y a des raisons pour cela. La principale, c'est que les colons ne sont que la lie de la population. Le code civil, qui est une belle chose, a supprimé, néanmoins, de grandes et fécondes initiatives. Aujourd'hui, ce qui fait la force expansive de l'Angleterre colonisatrice, ce sont les cadets de famille, ceux qui n'héritent pas et qui, instruits, appartenant à l'élite de la nation, s'en vont, non pas chercher fortune, mais faire leur fortune dans les colonies, accompagnés d'un nom irréprochable et forts de la grande honorabilité de leurs familles.

A l'heure qu' il est, l'inaptitude colonisatrice de la France est un axiome. La raison en est que la France est représentée dans ses colonies, et partout à l'étranger, par des individus qui la représentent mal. Et, il faut bien le dire, cela tient à des circonstances dont il est momentanément difficile de s'affranchir. L'expatriation, en France, est une exception. Presque partout, il est nécessaire d'avoir le courage de l'affirmer roux (jui songent à gagner les contrées étrangères, .

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transocéaniquos, sont des individus auxquels, pour une foule de raisons, la vie et le séjour sont devenus impossibles dans leur pays. Mais, ce n'était pas cela, au temps des Dupleix et des Montcalm. Il n'est pas possible d'établir une comparaison complète entre le Canada et l'Inde. Là, les colons affluaient; ici, il n'y avait qu'un comptoir. Mais, il ne dépendait que du j^^ouvernement de transformer ce comptoir. Pour cela, il suffisait à des hommes d'Etat prévoyants d'appuyer Dupleix, de le soutenir envers et contre tous, en un mot, de lui donner les moyens de s'établir, à un moment où la guerre était entre marchands luttant pour la prédominance de leur influence, disons de leurs maisons.

f/histoire ne sera jamais trop dure pour ceux qui n(^ savent pas voir ces choses et qui, après la bataille d'Abraham et la prise de Québec, au Canada, le désastre de Trichinapaly, dans l'Inde, jetèrent ces deux colonies dans les bras de l'Angleterre et consacrèrent sa préséance et sa conquête facile, pour l'avenir. On demeure anéanti, quand on songe à de telles choses, accomplies avec une légèreté si coupable, qu'elle en paraît presque irresponsable. A ce point de vue, il est permis de maudire l'indolence et l'imprévoyance de la monarchie ; quant à son inaptitude colonisatrice, cela rentre dans un tout autre ordre d'idées.

Lorsque les conseillers de Louis XV abandonnèrent le Canada à lui-même, la colotiisation n'était pas de fraîche date; comme on l'a vu plus haut, elle existait depuis longtemps, et prospérait. Il est de même bien probable que, sans elle, la longue résistance de Montcalm eût été considérablement abrégée. Les exploits et l'audace des chasseurs canadiens sont légendaires,

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ot los services qu'ils rendirent alors n'ont i)as attendu jusqu'à nos jours pour être mis en lumière. Ce qu'il y a de certain, c'est que sans difficultés énormes, sans effusion de sang, pour ainsi dire, les hardis explorateurs des provinces riveraines françaises s'étaient implantés dans ces vastes étendues de terrain qui, sans leur action civilisatrice, seraient peut-être aujourd'hui encore, à l'état sauvage, comme certaines régions des Etats-Unis que la civilisation n'a pas encore eu le temps de transformer, d'une manière appréciable, au bout d'un siècle. Or, ce sont ces gens-là qui, dans une heure de folie, furent abandonnés. Quand Montcalm, écrasé par le nombre, abandonné par la mère-patrie, fut battu par le général Wolff, le Canada était français. Ici, l'aveuglement fut plus complet encore, s'il est possible. En somme, Dupleix n'avait pas de colons, tandis que, à l'abri du pavillon français des milliers de nos com« patriotes cultivaient, fertilisaient ces vastes régions canadiennes où leurs descendants, quoique soumis à la législation anglaise, ont conservé les traditions de leurs pères, leur amour inaltérable de la patrie, et se comptent aujourd'hui par centaines de millQ habitants.

Permis assurément d'admirer la ténacité de l'Anf^leterre, l'habihUé diplomatique, grâce à laquelle elle en arrive toujours à ses fins. Quant à nommer des victoires militaires les faits d'armes qui lui valurent la conquête du Canada et celle de l'Inde, il serait bon de regarder auparavant l'état respectif des adversaires. Ici, Montcalm succombe sous le nombre, après des prodiges de tactique et de stratégie ; là, c'est plus facile encore : un seul homme tient en échec la puis-

sauce anglaise, et l'ignorance des hommes du gouvernement, sollicités par la Compagnie des Indes, s'empresse de lui intimer l'ordre de revenir, non pour exposer sa conduite, mais pour la défendre, et c'est

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comme si l'on s'excusait auprès de l'Angleterre, d'avoir involontairement retardé sa prise de possession des Indes.

A l'heure oii nous vivons, de telles choses semblent lître du domaine dos rêves, et cependant rien n'est plus tristement réel. Jamais, espérons-le pour notre pays, on ne reverra pareille indolence et pareilles

injustices. Quelle matière à tristes réflexions, quand on pense à ce qui pouvait être fait, et quand on voit à quels hommes, non pas incapables, mais imprévoyants, les destinées de la France étaient confiées. C'était bien peu de chose, à leurs yeux, que les questions d'outremer et, quand il s'agissait de Tlndc et du Canada, ils ne voyaient qu'un but, la prompte conclusion de la paix, n'importe à quel prix. En outre, les actionnaires s'agitaient et les directeurs de la Compagnie se lamentaient. Que voulait donc cet homme, ce Dupleix? Qui était-il, pour jeter son ambition personnelle, à travers ce qu'on appelait les affaires .

D'Autheuil arrivait pour le dire, pour exposer les faits, lui, acteur dans le drame, et non des moins glorieux. Ce fut en vain qu'il épuisa tout ce qu'il avait d'éloquence et surtout de conviction. Rien n'y fît. On voulait, à tout prix, se débarrasser d'un homme qui compromettait la paix, surtout les bénéfices d'une entreprise dont on ne voulait voir que le côté purement commercial, et, pour ce fait, on entama des négociations avec l'Angleterre, pour régler, si faire se pouvait, ces ennuyeuses affaires de rinde. Celle-ci, avec son flair diplomatique habituel, ne demanda pas mieux que d'entrer en pourparlers; mais probablement elle exigeait le rappel de Dupleix. Gomment refuser à l'Angleterre ce que l'on désirait soi-même, surtout lorsque avec une apparence de bonne foi et de générosité très habiles, les négociateurs anglais déclaraient qu'ils étaient prêts à rappeler également, au nom de leur gouvernement, le gouverneur Saunders. Cela voulait dire que les deux hommes qui représentaient, dans l'Inde, les deux nations européennes, n'étant plus là; tous les diffé-

rends étaient supprimés du coup et que les choses se retrouvaient en état comme devant.

Nul arrangement ne pouvait paraître plus favorable à des gens prévenus et à des diplomates munis d'instructions précises. Le garde des sceaux d'alors, une médiorité du nom de Machault, n'hésita pas un seul instant; il sacrifia Dupleix pour avoir la paix, persuadé que l'Angleterre sacrifiait également Saunders, et que tous obstacles disparaîtraient, à l'aide de ces tristes conventions. Pour comble, Machault, qui venait de conclure cette belle affaire, fit tant et si bien qu'une de ses créatures, du nom de Godeheu,fut désignée pour remettre les choses en état.Godeheu, ce futlcRamsay de l'Inde, c'est-à-dire l'incapacité môme et la peur, et qui, par surcroît, était l'ennemi de Dupleix. Son premier devoir, en arrivant à Pondichéry, était d'arrêter Dupleix et de lui signifier sa disgrâce.

Ce fut le 22 octobre 1733 que cet indigne décret de rappel fut signé par le roi lui-même, n'ayant d'autre excuse que sa grande ignorance des choses. Il y était spécifié que le sieur Godeheu, commissaire de sa Majesté et commandant général des établissements français aux Indes Orientales, devait procéder à l'arrestation de Dupleix, l'emprisonner de façon à prévenir toute fuite et enfin l'embarquer, aussitôt que possible, sur un navire à destination de France. Dans les instructions secrètes confiées à Godeheu, le ministre Machault avait écrit, de sa main: « Si le sieur Dupleix obéit à l'ordre de reconnaître le sieur Godeheu et de lui remettre le commandement, il sera inutile de faire usage du premier moyen (l'arrestation) ; mais, s'il en était autrement et qu'il se prévalût de la modération avec laquelle on en use à son égard,

le sieur Godeheu lui ferait alors remettre la lettre qui porte son interdiction, et en ferait publier l'ordonnance. Si, contre toute apparence, le sieur Dupleix ne déférait pas à cette interdiction, le sieur Godeheu se trouverait obligé de faire arrêter le sieur Dupleix; il s'assurerait) en môme temps, de la personne de la dame et de la demoiselle Dupleix, par le danger qu'il y aurait à laisser en liberté des personnes aussi immensément riches, qui pourraient tout tenter pour remettre en liberté le sieur Dupleix, et il observerait que les dames et sieur Dupleix n'eussent aucune communication les uns avec les autres. »

On voit poindre, dans ces indignes instructions, les soupçons de dilapidation qui se trouveront formulés plus tard, lorsque Ton tournera, contre le malheureux Dupleix, les moyens qu'il employait pour séduire les Indous, c'est-à-dire le luxe, dans toutes ses manifestations ; tandis qu'on ne cherchera point à mettre en ligne de compte les sommes avancées par le gouvornour, pour mettre les possessions françaises en état de défense et les soldats en état de prendre Toffousivo, avec un armement et un matériel qu'il eût été bien inutile alors de réclamer à la métropole. Et co qu'il y a de plus curieux, c'est que pour procéder tout simplement à cette arrestation de Dupleix, considérée comme une des conditions formelles de la paix, Godeheu partait à la tôte de deux mille hommes de troupes solides, ce que la victime n'avait jamais pu obtenir pour la conquête de l'Inde, pour mettre cotto fortune sans pareille dans les mains du gouvernement de son pays.

Le 1'' aoûtl754, parune grande tempête, le vaisseau qui portait Godeheu jetait l'ancre dans la rade de Pon-

dichéry. Le lendemain, la nouvelle de la disgrâce du gouverneur courait par toute la ville. Godeheu avait donné Tordre d'assembler le conseil auquel il avait d'importantes communications à faire. M. Tibulle Hamont raconte ainsi cette journée mémorable dans les fastes sinistres de notre histoire coloniale :

» Le conseil, écrit-il, s'était réuni. Quoique Gode- « heu ne fût encore revêtu d'aucun caractère officiel, « il se croyait le maître. D'un geste et d'un ton « impérieux, il donna l'ordre à ses gardes, qui « l'avaient suivi, d'écarter la foule qui entourait la « salle. Puis, prenant place dans un fauteuil, il invita « Dupleix à s'asseoir à sa droite, et étalant sur la « table une liasse de papiers, il se mit à lire, au « milieu d'un silence gênant, les ordres de la Gompa- « gnie et de la Cour. Pendant que Godeheu en scandait « les phrases, chacun retenait son souffle et regardait « autour de lui, d'un air consterné. Les yeux de tous « se reportaient obstinément sur Dupleix qui, tou- « jours assis, écoutait, impassible en apparence. On «■ ne devinait l'agitation de son âme qu'à quelques « mouvements fébriles, mais peu marqués, des mains. « (jodeheu pourtant acheva sa lecture. Il s'était tu « depuis un moment déjà, et n'avait pas encore « entendu un mot d'approbation ou de blâme. Le « silence, glacial et sinistre, régnait toujours, rien « ne semblait devoir le rompre. Dupleix avait courbé « légèrement la tête. Tout d'un coup il se releva, et, « debout, les bras tendus, d'une voix vibrante, il cria : « Vive leRoi I Gomme un écho, on répondit au cri du « patriote. Dupleix alors sortit delà salle ; on le suivit « en hâte. »

Dans la journée du lendemain, Godeheu faisait

le sieur Godeheu lui ferait alors remettre la lettre qui porte son interdiction, et en ferait publier Tordonnancc. Si, contre toute apparence, le sieur Dupleix ne déférait pas à cette interdiction, le sieur Godeheu se trouverait obligé de faire arrêter le sieur Dupleix; il s'assurerait) en même temps, de la personne de la dame et de la demoiselle Dupleix, par le danger qu'il y aurait à laisser en liberté des personnes aussi immensément riches, qui pourraient tout tenter pour remettre en liberté le sieur Dupleix, et il observerait que les dames et sieur Dupleix n'eussent aucune communication les uns avec les autres. »

On voit poindre, dans ces indignes instructions, les soupçons de dilapidation qui se trouveront formulés plus tard, lorsque l'on tournera, contre le malheureux Dupleix, les moyens qu'il employait pour séduire les ïndous, c'est-à-dire le luxe, dans toutes ses manifestations ; tandis qu'on ne cherchera point à mettre on ligne de compte les sommes avancées par le gouverneur, pour mettre les possessions françaises en état do défense et les soldats en état de prendre Toffensivo, avec un armement et un matériel qu'il eût été bien inutile alors de réclamer à la métropole. Et co qu'il y a de plus curieux, c'est que pour procéder tout simplement à cette arrestation de Dupleix, considérée comme une des conditions formelles de la paix, Godeheu partait à la tête de deux mille hommes de troupes solides, ce que la victime n'avait jamais pu obtenir pour la conquête de l'Inde, pour mettre c<'tlo fortune sans pareille dans les mains du gouvernement de son j)ays.

Le 1'^'' août 1754, par une grande tempête, le vaisseau qui portait Godeheu jetait l'ancre dans la rade de Pon-

(lichéry. Le lendemain, la nouvelle de la disgrâce du gouverneur courait par toute la ville. Godeheu avait donné l'ordre d*assembler le conseil auquel il avait d'importantes communications à faire. M. Tibulle Hamont raconte ainsi cette journée mémorable dans les fastes sinistres de notre histoire coloniale :

» Le conseil, écrit-il, s'était réuni. Quoique Gode- « heu ne fût encore revêtu d'aucun caractère officiel, « il se croyait le maître. D'un geste et d'un ton « impérieux, il donna l'ordre à ses gardes, qui « l'avaient suivi, d'écarter la foule qui entourait la « salle. Puis, prenant place dans un fauteuil, il invita « Dupleix à s'asseoir à sa droite, et étalant sur la « table une liasse de papiers, il se mit à lire, au « milieu d'un silence gênant, les ordres de la Gompa- « gnie et de la Cour. Pendant que Godeheu en scandait « les phrases, chacun retenait son souffle et regardait « autour de lui, d'un air consterné. Les yeux de tous « se reportaient obstinément sur Dupleix qui, tou- (( jours assis, écoutait, impassible en apparence. On (( ne devinait l'agitation de son âme qu'à quelques (( mouvements fébriles, mais peu marqués, des mains. « (jodeheu pourtant acheva sa lecture. Il s'était tu « depuis un moment déjà, et n'avait pas encore « entendu un mot d'approbation ou de blâme. Le « silence, glacial et sinistre, régnait toujours, rien « ne semblait devoir le rompre. Dupleix avait courbé « légèrement la tête. Tout d'un coup il se releva, et, « debout, les bras tendus, d'une voix vibrante, il cria : (( Vive leRoi I Gomme un écho, on répondit au cri du « patriote. Dupleix alors sortit delà salle ; on le suivit « en hâte. »

Dans la journée du lendemain, Godeheu faisait

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rcronnaîlrc son niitoriW, donnait l'ordro que les clés d<' la forteresse lui fussent remises, et l'une des plus t-Tandos injustices de Thistoire était consommée. I.awrcnci", Dalton et les autrfta ofliciors anglais jusqu'alors tenus en haleine, par l'infati^'ablc gouverneur, pouvaient respirer à leur aise. De ce jour, l'Inde appartenait h l'Angleterre.

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