‹ Les colonies portugaises;Chapitre 3 sur 23 · TROISIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PÉRIODE

1497 Le samedi, 8 juillet, d'après quelques auteurs, et selon Gaspar Çorréa (Lendas da India), le 25 mars, Vasco de Gama quitte le Tage et s'élance à la découverte de la route des Indes.

Le 4 novembre il découvre une baie à laquelle il donne le nom d' Angra de Santa Helena ; le 22 il double le cap de Bonne- Espérance; le 25 il arrive à Aguada de San Braz; le 25 décembre il découvre la terre de Natal.

1498 En continuant son voyage Vasco de Gama découvre, le 10 janvier, Rio dos Reis, Rio do Cobre, Terra da Boa Gente et à peu de distance Aguada da Boa Paz; le 25, le fleuve des Bons Signaes, où il pose le padrào San Jorge. Le 1®' mars il découvre quatre îles. Ce même jour Gama prend terre à Mozambique qu'il îivait découverte la veille, et il y élève le padrào San Jorge ; le 7 avril il arrive à Mombaça, le 15 il mouille à Melinde où il place le padrào Santo Espirito. Le 20 mai, enfin, le grand voyageur entre dans le port de Calicut, où il élève le padràx> San Gabriel, et le 29 il remet à Çamorim les lettres dont il avait ^té chargé par le roi de Portugal.

Après avoir ainsi accompli sa mission, le grand navigateur quitte l'Inde et, pendant son voyage de retour, découvre Tîle Anchediva et les petites îles de Santa Maria où il place le pa- (irâo du même nom.

i4»9 Le 2 février Gama ariive a Magadaxo, le 7 il prend terre à Melinde, le 20 mars il double le cap de fionne-Espé* rance et enfin, le 29 juillet, diaprés quelques auteurs, le 29 août selon d'autres, et encore le 18 septembre d'après Gaspar Cot^rôa, il entre dans le Tsige, devancé de 19 jours par son compagnon Nicolas Coelho-

Le voyage â la découverte de l'Inde dura plils de deux années. Des 170 personnes qui avaient quitté leTage avecVasco de Gama, 55 à peine revirent leur pays.

Le roi D. Emmanuel fit bâtir à Belem^ le majestueux temple de Santa Maria, en mémoire du grand succès de l'entreprise de Vasco de Gama.

4S00 Le 9 mars Pierre Alvares Cabrai quitte le Tage pour se rendre dans l'Inde^ En s*éloignant de la côte occidentale de l'Afrique il aperçoit vers l'occident,, le 22 avril, une montagne à laquelle il donne le nom de Monte Pascoal, et celui de Vëra Cru2 à la terre contiguë. Le 24 il prend terre à Porto Seguro et le 2 mai suivant il reprend de nouveau la route de rinde. Près du cap de Bonne-Espérance, Cabrai perd quatre de ses vaisseaux, dont l'un était commandé par Barthélémy Dias qui trouve la mort près du cap qui devait rendre son nom à jamais célèbre. Cabrai avec les navires échappés au naufrage poursuit sa route, touche à Mozambique, à Quilôa et à Melinde, et reconnaît, sur les côtes de l'Arabie et de la Perse, Magadaxo, Socotora, Julpar, Ormux, etc. Dans l'Inde il descend à Anchediva, CaUeut, Cochim et Gananor, d'où il revient en Portugal en 1501 accompagné des ambassadeurs des rois des deux pays de l'orient dernièrement mentionnés, après avoir confié à Sancho de Toar la mission de reconnaître Sofala et de s'inibrmer du commerce de l'or que l'on y faisait. Près du Cap^Vert, â Besenegue, Cabrai rencontre l'expédi-

1 FaubàM^ rf? LishMi^.

tîon d'Améric Vespiice envoyée à la découverte en occident, par le roi dom Emmanuel.

1500 Gaspar Cortç Real s'élance vers le nord afin de découvrir un passage qui le conduise dans l'Inde; il arrive au 60^ N. et parcourt d'un bout à l'autre la Terre du Labrador, ou terre de Corte Real, et va jusqu'à Rio das Malvas. En outre il découvre la terre ou l'île des Bacalhaus (des Morues), d'autres îles â peu de distance connues sous le nom de Cortes Reaes, et une petite île à l'embouchure du détroit d'Hudson qu'on nomma l'île du Caramelo. Corte Real de retour à Lisbonne entreprend, le 15 mai de l'année suivante, un autre voyage au nord, d'où il ne revient pas. Son frère Miguel Corte Real qui courut à sa recherche, eut le môme sort.

1501 Jean de Nova en partant pour l'Inde découvre l'île Ascensao à 120 lieues de la côte du Brésil, et l'île à laquelle il a donné son nom, à l'est de l'Afrique. A son retour en Portugal (1502) il découvre l'île Sainte-Hélène.

— Le 10 mai le Florentin Améric Vespuce, au service du roi D. Emmanuel, quitte Lisbonne pour entreprendre son premier voyage. Il reconnaît la Terre de Santa Cruz et descend jusqu'à Rio de la Plata et à la terre des Patagons, d'où il revient à Lisbonne au mois de septembre de l'année

1502 Vasco de Gama, déjà nommé amiral des mers de l'In* de, de la Perse et de l'Arabie, entreprend son second voyage aux Indes. Il rend le roi de Qullôa tributaire et établit des relations commerciales avec les rois de Cochim et de Cananor. A Cochim il reçoit des ambassadeurs de Mangalor et de plusieurs autres pays de l'Asie et inflige des peines sévères à l'empereur de Calicut. A son arrivée à Lisbonne, en 1503, il remet à D. Emmanuel l'or provenant du tribut du roi de Quilôa et dont fut fait le riche ostensoire qui a appartenu à l'église de Santa Maria de Belem et qui se trouve aujourd'hui déposé à l'hôtel de la monnaie.

1803 François d'Albuquerque et Alphonse d'AlbUquerqué partent pour l'Inde. François pose les fondations du fort de Cochim et en nomme gouverneur Puarte Pacheco Pereira^

Alphonso découvre Coulam et y établit une factorerie et des relations commerciales avec le roi.

4S03 Améric Vespuce fait son second voyage et découvre la baie de Tous-les-Saints, en Amérique. Il revient à Lisbonne au mois de juin 1504.

— Antoine de Saldanha découvre Aguada de Saldanha, près du cap de Bonne-Espérance.

1504 Ruy Laurent Ravasco, de la flotte de Saldanha, rend tributaires les rois de Zanzibar et de Mombaça, et Diogo Fernandes Peteira ou Pereîra passe l'hiver à Socotora.

1505 D. François d'Almeida part pour l'Inde. Il châtie le roi de Quiloa qui s'est refusé à payer un tribut à la couronne portugaise et le remplace par un autre roi. Il fait bâtir à Quiloa le fort de Santiago . En arrivant dans l'Inde, il y bâtit les forts d' Anchediva et de Cananor, couronne lui-même le roi de Cochim et reçoit les ambasssadeurs du roi de Narsinga. Son fils D . Laurent d'Almeida découvre Ceylan; en arrivant dans le port de Gale il promet au roi la protection des Portugais en échange d'un tribut annuel en cannelle, payé à la couronne de Portugal .

— Pierre d' Anhaya rend tributaire le roi de Sofala et bâtît dans cette contrée une forteresse, le 21 septembre.

— Les Portugais bâtissent le fort de Santa Cruz au cap Aguer dans la Mauritanie. De la fondation de ce fort est né le village devenu célèbre sous le nom de Santa Cruz du cap d'Aguer.

1506 Jean Homem découvre les îles de Santa Maria da Graça, de Saint-George, et de Saint-Jean, situées à 10 lieues les unes des autres, près du cap de Bonne-Espérance.

Tristan de Cunha découvre, au sud du cap de Bonne

Espérance, les îles auxquelles il donne son nom.

— Ruy Pereira Coutinho découvre, le 10 août, la côte occidentale de l'île Saint-Laurent (Madagascar), et il donne le nom de Bahia Formosa à la baie dans laquelle il jette l'ancre. Il fait part de cette découverte à Tristan de Gunha, lequel en arrivant le jour de Noël au cap de l'île lui donne le nom de cap NataL La côte orientale de Saint-Laurent fut découverte le 1^ février 1507 par Fernand Lopes, pendant son voyage de

retour à Lisbonne. Cette île porta dabord le nom de Saint- Laurent, parce que ce fut le jour de la fête de ce saint (lu'en fut découverte la côte occidentale.

1S06 Alphonse d Albuquerquc franchit le détroit du golfe arabique en cinglant vers l'Inde, dont il va prendre le gouvernement par ordre du roi.

— Diogo d'Azambuja fait bâtir le fort de Mazagau en Mauritanie.

iS07 Laurent d'Almeida découvre les îles Maldives.

— Tristan de Cunha détruit, sur la côte d'Ajan, Oja et Brava; rend Lamo tributaire, prend le fort de Socotora, le rebâtit et lui donne le nom de fort Saint-Michel.

Duarte de Mello pose les fondations du fort de Mozambique.

Alphonse d'Albuquerque parcourt la côte de l'Arabie

et de la Perse; fait la paix avec Calaiate, prend Guriate et Mascate, rend Soar tributaire, saccage Orfaçam, arrive à Ormuz, en rend le roi tributaire et y bâtit le fort de Nossa Senhora da Victoria (Notre-Dame de la Victoire).

1S07-1508 Diogo d'Azambuja prend possession de la ville d'Azaafi ou Çafim.

1308 Diogo Lopes de Sequeira arrive le 4 août à la grande île nommée aujourd'hui Madagascar, y débarque le 10 et lui donne le nom de Saint-Laurent. Il découvre ensuite les îles de Santa Clara, pénètre dans le royaume de Matatana et dans le fleuve du même noni, découvre encore la grande baie Saint- Sébastien (20 janvier 1509), et part ensuite pour l'Inde. Il arrive à Cochim le 21 avril 1509.

Tristan de Cunha, à son retour de Mozambique, dé-

ri)uvre, le 17 janvier, l'île Ascension, en Ethiopie.

1S08-1509 Edouard de Lemos se rend dans l'Inde par Zei- . la, Aden, Médine, la Perse, Babylone, Bassora et Ormuz.

1S09 Le 3 février François d'Almeida, vice-roi de l'Inde, détruit les flottes réunies du sultan de l'Egypte et des rois de Calicut et de Cambaya. Il fait la paix avec Mélique-As, seigneur de Diu, et ratifie la paix déjà faite avec le roi de Chaul ; il rend tributaire le roi de Baticala et augmente le tribut que

le roi d'Onor payait déjà à la couronne portugaise. A son retour en Portugal il jette l'ancre à TAgoada de Saldanha où H est assassiné par les sauvages.

dS09 Diogo Lopes de Sequeira accompagné de Fernand de Magalhaes, passe près des îles de Niçûar et mouille à Pedir et à Pacem,. dans l'île de Sumatra; signe des traités de commerce et d',amitié avec les rois des deux villes, et y élève des colonnes comméraoratives (padrôesj. Sequeira passe à Malacca, chef-lieu de la presqu'île du même nom, et y établit une factorerie après avoir fait un traité avec le roi de Malacca.

1510 Le 25 novembre Alphonse d'Albuquerque prend possession de Goa, sur la côte occidentale de l'Inde, en deçà du Gange. Il bâtit à Goa un fort et reçoit les ambassadeurs des rois de Baticala, de Chaul, de Narsinga, de Cambaia, du Çaraorim, de Calicut et autres.

1511 Au mois d'août Alphonse d'Albuquerque occupe Malacca et y fait bâtir un fort.

1512 Antoine d'Abreu découvre l'île d'Amboino, et François Serrao celle de Ternate, deux îles de l'archipel des Moluques.

1813 Alphonse d'Albuquerque fait bâtir un fort à Calicut. Le roi des îles Maldives, pour le remercier des services qu'il lui avait rendus, se déclare tributaire de la couronne portugaise. Alphonse prend l'île de CamarSo dans le golfe arabique et élève une colonne (padrâo) à Vera Cruz, à l'île de Mehum, vers l'embouchure du détroit.

— Pedro de Mascarenhas découvre à l'est de Saint-Laurent (Madagascar) une île à laquelle il donne son nom. Cette île se nomme aujourd'hui île de la Réunion et a été appelée Bourbon, Réunion, Bonaparte, pour reprendre enfin son troisième nom.

Le duc de Bragance D. Jayme prend Azamor, Tite

et Almedine en Afrique.

1513 Alphonse d'Albuquerque s'empare de la ville d'Ormuz et y reçoit un ambassadeur du shah de Perse. Albuquerque meurt le 16 décembre devant Goa,

iM6 Duarte Coelho découvre* la Cochinchine et y élève une colonne (padrao) portant son nom.

4517 Fernand Pères d'Andrade arrive à Pacem, dans l'île de Sumatra, et signe un traité d'amitié avec le roi de Patane; il descend dans l'île de Taimon près de l'empire de la Chine. Il signe des traités de commerce et d'amitié avec les gouverneurs de Canton et envoie vers l'empereur de la Chine, Thomé Pires, qui arrive à Nankin après quatre mois de voyage.

— Les Portugais prennent et détruisent la ville de Zeila à l'emboudiure du golfe arabique.

4518 Duarte Coelho fait des traités de commerce et de paix avec le roi de Sîam; élève une colonne (paârâo) à Hodiâ et rend tributaire le roi de Pahan.

— Les Portugais bâtissent un fort à Columbo.

1519 Le 10 août Fernand de MagaMes, Portugais au service du roi de Castille, entreprend son voyage autour du monde. L'intrépide voyageur portugais est assassiné à Zebu, l'une des îles Philippines.

1520 Les Portugais bâtissent un fort à l'île Maçuâ^ dans rinde.

— François Alvares se rend dans TAbyssinie.

1521 Le capitaine Grégoire de Quadra se rend au Congo pour découvrir la route de ce pays vers l'Abyssinie.

Les Portugais bâtissent des forts à Pacem.

1822 Le 24 juin Antoine de Brito pose les fondations d'un fort à Ternate. 11 signe des conditions de paix avec la reine de 111e.

— Les Portugais fondent la ville de San Thomé près de Meliapor, sur la côte de Coromandel.

— Pendant cette année et l'année suivante les Portugais découvrent plusieurs îles dans le vaste archipel des Moluques. On a pensé à leur division en cinq provinces: Moluco, Amboino, Moro, Papuas, Célèbes ou Macassar.

— Antoine Tenreiro entreprend ses remarquables voyages; en partant d'Ormuz, il parcourt la Perse, l'Arménie, la Syrie, le Caire, Alexandrie, et en arrivant à l'île de Chypre il retourne vers le continent et se rend par terre jusqu'à Ormuz.

1823 Le 19 août le roi Jean III fait donation du royaume d'Ormuz à Maimmede Xaa. Les Portugais prennent possession de la ville de Xael.

1324 Hector de Silveira rend le roi d'Aden tributaire de la couronne de Portugal.

152S Gomes de Sequeira, pilote d'une fuste portant 25 hommes, parcourt les îles Célèbes afin d'y établir des factoreries. A 300 lieues à Test il découvre une île à laquelle il donne son nom.

1826 Les Portugais découvrent la terre qui plus tard prend le nom de Nouvelle-Hollande.

— Les îles Maçuâ et Dalaca, dans le golfe arabique, se rendent tributaires du roi de Portugal.

— George de Menezes poussé par la tempête vient mouiller près de la terre des Papous.

— Vasco Lourenço arrive à Bornéo, où il rencontre un autre capitaine portugais.

1827 Le roi de Bintao se rend tributaire de la couronne de Portugal.

— Nuno da Cunlia rend tributaire le roi de Mombaça. Belchior de Sousa Tavares, le premier Portugais qui

navigue sur le Tigre et l'Euphrate, prête son appui au roi de Bassora contre celui de Gizaira.

Diogo Garcia, Portugais au service de l'Espagne, après

avoir mouillé près de l'embouchure de l'Uruguay, navigue sur le Paraguay et parvient jusqu'au dessus du cx)nfluent Parana ; il y rencontre Sébastien Cabot qui venait de bâtir le fort Sant'Anna. Les deux navigateurs ont donné au Paraguay le nom de Rio da Prata.

— Henrique Gomes Leme arrive à l'île de Sunda. 1328 Antoine Tenreiro quitte Ormuz et revient en Portugal par terre.

1830 Martin Alphonse de Sousa explore les côtes du Brésil, reconnaît Rio de Janeiro, atteint Rio da Prata et découvre, au 30® sud, le fleuve qui prit le nom de Martim Affonso. Ce navigateur fut le premier qui établit des colonies au Brésil.

1534 Mai'tiu Alphonse de Sousa l'ait démolir le fort de Daiiiao et rase la côte jusqu'à Diu.

'153i~io35 Le roi de Cambaia cède Baçaim aux Portugais ainsi que les terres et les ports maritimes qui en dépendent. Il accorde aux Portugais la permission de bâtir un fort à Diu. C'est Nuno de Cunha qui en établit les fondations. Diogo Bolelho embarqué sur une fuste, petit bateau de 18 pieds sur G, quitte l'Inde et vient apporter cette heureuse nouvelle à Lisbonne.

1536 François de Castro mouille à l'île Santigano, d'où il passe aux îles Soligano, Mindanau, Buticano, Pimilarano, et Camisino, des Moluques, et établit à Ternate un séminaire pour l'éducation chrétienne.

1537 Fernand Mendes Pinto commence ses voyages qui durèrent 21 ans. Le récit en a été imprimé en 1613 sous le titre de Peregrinaçôes (Pérégrinations).

1540 Le Portugais Antoine de Sousa revient de l'Inde à Lisbonne par terre.

Un collège portugais est fondé à Cranganor.

1541 D. Estevan de Gama parcourt tout le golfe arabique jusqu'à Suez dans le but de détruire ime flotte turque.

— D. Jean de Castro visite les ports, les fleuves et les côtes de la mer Rouge, et en écrit l'itinéraire (Roteiro).

Fondation du séminaire de Santa Fé, à Goa, où l'on

reçoit des enfants de tous les vastes domaines portugais en Orient.

1542 Antoine de Mota, François Zeimoto et Antoine Peixoto ari'ivent au Japon. Presque en même temps d'autres Portugais, Fernand Mendes Pinto, Christophe Borralho et Diogo Zeimoto y arrivent aussi.

' — Saint François Xavier, l'apôtre des Indes, arrive à Goa.

Vers cetteépoque déjà les Portugais possédaient une

factorerie importante à Liampô, Limpô ou Nimpô, sur la côte orientale de la Chine. Plus tard, vers 1549, ils en fondèrent une autre à Chincheu, et, vers l'année 1557, ils établirent celle de Macao, sur la pointe sud de l'île Gaoxam ou Yanxan.

io44 Antonio de Paiva aborde à l'île de Macassar, et de là il passe dans celle de Sian ou Siang.

— Fernand Mendes Pinto aborde aux îles Lequias au nord-est de l'île Forniosa et à l'est des côtes de la Chine.

— Le roi de Ternate meurt à Malacca et laisse ses États au roi de Portugal.

— Martin Alphonse de Sousa rend tributairej* les rois de Jafanapatan et de Travancor.

4345 Lourenço Marques découvre, dans l'Afrique orientale, la baie à laquelle il a donué son nom.

1548 Gaspard de Cruz pénètre dans l'intérieur de la Chine, et en fait une curieuse description.

4549 Thomé de Sousa fonde la ville de San Salvador de Bahia, dans la Terre de Santa-Gmz (Brésil). ' ^

— Saint-FrançoisXavierpartpour le Japon, dontlesports étaient déjà très fréquentés par les navires portugais, et de là il passe à Cangoxiraa, Exiando, Firando, Amanguchi, Meaco et Figem. Il vient mourir à l'île Sanchoan en Famiée iSSa.

1551 Les Portugais prennent Geilôlo, chef-Ueu de l'île de ce nom, dans l'archipel des Moluques. Le roi devient tributaire de la couronne portugaise,

llf36 Fr. Gaspard de Cruz continue la catéchèse chrétienne en Chine.

— Le3 Portugais fondent à Funay, chef-lieu de Bungo, (Japon), un hôpital pour les lépreux, et un asyle pour les enfants que leurs parents, poussés par la misère, abandonnaient ou tuaient. Le roi de Bungo accorde sa protection à ces deux institutions portugaises,

1557 Les mandarins de Canton cèdent aux Portugais le port de la presqu'île de Macao. Les Portugais fondèrent à Macao une colonie indépendante de la métropole et y exercèrent le commerce avec la Chine, le Japon et Manille jusqu'en l'anijée 1622. Les navires hollandais ayant inquiété la colonie, les colons soUicitèrent la protection dn vice-roi de l'Inde et reconnurent la suprématie du roi de Portugal. La colonie, en fornje de ville, prit le nom de «Cidade do sanlo nome de Deus de Macau», et reçut un gouverneur portugais.

iS39 Dora Constantin de Bragance occupe Daraao.

4360 Le même Dom Constantin de Bragance prend Tîlede Manar, principal dépôt des pêcheries de perles de Ceyian, et y fait bâtir un fort.

— Duarte d'Albuquerque Coelho et son frère George découvrent le fleuve San Francisco, au Brésil.

Antoine Dias, en navigant jusqu'à 42^ sud, découvie

à 37^,45' une île à laquelle il donne son nom. Cette île fut plus tard appelée île de San Paulo.

Le missionnaire portugais Gonçalo de Silveira pénètre par Inhambane jusqu'à la cour d'Otongue ; suit les fleuves de Cuama, et arrive par le fleuve Quelimane jusqu'à Gilôa, à l'embouchure du Zambèze, à Inhamoi, à la cour de Simbaoe, etc.

1S6S Le 25 février Martim Alphonse part d'Ormuz pour Tripoli et de là passe à Rochelle, Il a écrit l'itinérairtj de ses voyages en Asie.

1366 Henri Garcez découvre au Pérou la riche mine de mercure nommée Guanca-Velica.

Les Portugais abordent aux îles de Goto, les plus occidentales du Japon.

1367 Mem de Sa, gouverneur général du Brésil, fonde la ville de Rio de Janeiro, connue d'abord sous le nom de ville de Saint-Sébastien, du nom du roi de Portugal. Le premier capitaine-général de Saint-Sébastien ou Rio de Janeiro, fut Salvador Correia de Sa. .

1869 Le roi Dom Sébastien divise l'empire portugais à lorient comme il suit;

i^ Gouvernement du cap Corrientes jusqu'au cap Guar* dafui;

2^ Du cap Guardafui jusqu'à Ceyian;

3* De Ceyian jusqu'à la Chine.

-- — Les Portugais prennent Onôr et Barcalor au Mala« bar.

-^— Expédition de François Barreto au Monomotapa et aux mines de Sofala. Il fait des traités avec les rois de Chicanga et de Qùitève, arrive a Senne, envoie des embassadeurs à

Siiiibaoe et obtient les mines d'argent de Chicova, Rutroque et Mocarâs.

i369 Gonçalo Pereira Marramaque fonde une forteresse à Amboine et découvre quelques iles en Océanie.

1570 Les Portugais défendent bravement Ghaul, Goa et tout le Malabar contre une ligue des rois indiens protégée par la Turquie et la Perse. La ligue est anéantie.

— André Pereira fait par terre le voyage du Portugal jusqu'à rinde, et Isaac de Gairo vient également par terre de Goa à Lisbonne.

1572 Le vice-roi Louis d' Athayde quitte l'Inde, le 6 janvier, et ne rapporte d'Orient que quatre bouteilles remplies d'eau de rindus, du Ganges, du Tigre et de l'Euphrate, fleuves qu'il avait visités. Ce furent les seules richesses acquisespar ce viceroi après quelques années de gouvernement dans l'Inde. Il garda longtemps ces quatre bouteilles d'eau dans son château de Péniche.

157S Paul Dias de Novaes, petit-flls du célèbre Barthélémy Dias, qui avait décoijvert le Cap de Bonne-Espérance, fait bâtir à Angola le fort Saint-Michel. Il fut le conquérant, le fondateur et le premier gouverneur de la colonie de Sébaste, ainsi nommée en l'honneur du roi Dom Sébastien; cette colonie prit peu après le nom d'Angola, nom d'un des rois du pays. L'occupation portugaise bornée d'atord à la côte s'étendit successivement, de sorte que, en Tannée 1784, les places de Massangano, Muxima, Cambambe, Ambaca, Benguella, Pedras de Pungoandongo, Caconda, NovoRedondo, Encoge, etc., etc., appartenaient aux Portugais.

1579 Les Portugais occupent Bouro Grande, dans l'archipel des Moluques.

1580 Prea Pandar, roi de Ceylan, fait donation de ses États au roi de Portugal.

1582 L'île Labua, Moluques, se soumet aux Portugais.

1583 Le roi de Ghale devient tributaire de la coiu'onne de Portugal. On y fonde une forteresse.

1887-1588 Les Portugais bâtissent un fort à Mascate.

iii87-lli88 Paul de Lima prend la ville de Jor et entre triomphalement à Malacca.

4590 Les Portugais occupent Gandy, capitale du royaume de ce nom, à Ceylan.

1S93 Voyage de Fr. Emmanuel de Santos, de Lisbonne à Goa. A son retour par terre à Lisbonne, il écrit son voyage.

4S95 Les Portugais bâtissent un fort à Solor.

4897 Le roi de Portugal est proclamé roi de Columbo. Le dernier roi de Columbo lui avait légué son pays.

4604 Pedro Teixeira revient de son premier voyage en Orient; après avoir été à Ormuz, il avait traversé la Perse, visité les Filippines et la Nouvelle-Espagne. Il fit plus tard un second voyage au sujet duquel il a écrit fen espagnol un ouvrage fort curieux, publié en 1610 à Anvers.

4602 Benoît de Goes, jésuite portugais, commence ses voyages en Asieafin de découvrir la Grande-Catay. U parcourt pendant trois ans l'intérieur de l'Asie, s'acheminant toujours par le nord de l'empire de Mogol vers l'orient depuis le pays des Usbegs jusqu'en Chine. U acquiert la conviction que la Grande-Catay n'était autre chose que la Chine.

Voyages d'Antoine de Gouvêa en Perse, et à travers

les déserts de l'Arabie.

4603 Salvador Ribeiro de Sousa, après de nombreux exploits à Pégu, est proclamé roi de ce pays.

4606-4607 Nicolas d'Orta vient par terre de Goa en Portugal, en suivant le chemin des caravanes. U traverse Lara, Xirâs, Romus, Bagdad, Ana, Taibe, Alep et Alexandrie d'où il passe à Marseille et de là à Madrid.

— Fr. Gaspard de Saint-Bernardin fait naufrage près de Tîle Saint-Laurent. U part ensuite pour Mombaza et Ormuz; visite la Perse, la Chaldée, la Syrie et les îles de Chypre, de Candie, de Zante, de Céphalonie et de Corfou, d'où il revient en Espagne, et ensuite en Portugal.

Ces deux voyageurs ont écrit l'histoire de leurs voyages.

4607 L'empereur du Munomotapa cède aux Portugais des mines d'or, d'argent, de cuivre, etc. dans ses états. L'exploi-

tation de ces mines force les Portugais à Mtir tes forts de Massapa et de Chicova.

HO» Les Portugais occupent l'tle de Sundiva, tout près de Bengala. Sébastien Gonçalves Tibao gouverna cette lie et prit au roi de Bacalà les iles de Xavapur et de Patelavauga, et quelques autres provinces à d'autres rois.

1641 Dom Alvaro de Costa vient, par terre, de l'Inde en Portugal»

1612 Les Poîtugais occupent Benderabasi (Gomroun) entre Chrmuz et Kismish. Ils y bâtissent deux forts.

1611-^1614 A la suite d'un de ses voyages d'exploration à llte Saint-Laurent, un pilote portugais mouille à l'île Cemo, antérieurement découverte par les Portugais* Les Hollandais donnèrent ensuite à cette île le nom d'île Maurice et les Français celui d'île de France.

1614-^161» Jérôme d'Albuquerque Coelho oblige les Fran* Cais à abandonner MaranMo, au Brésil, et y fonde une colonie portugaise) la première de la province de ce nom-

1«I5'^616 François Caldeira Castello Birtnco fonde la ville de Para (Brésil) et en est nommé capitaine»major.

-— Les Portugais occupent le port et la citadelle de Soar sur la côte d'Arabie.

— Le roi de Siam accorde au vice^rol de l'Inde la permission de bâtir un fort près du port de MârtavBoi

1619-^» Le roi de Dongo, dans l'intérieur de l'Afrique occidentale, devient tributaire de la couronne de Portugal;

1622-1624 Missions du Jésuite iwrtugais Jéi^ôme Lc*o à IVÏoxambiqfue, dan» le pays des Galas et en Abyssinie. Ce missionnali*e a laissé l'itinéraire de ses voyages.

irai Voyage du jésuite portugais Antoine d'Andrade au ïhibet. ïl arrive h Caparangtia, résidence du roi du Thibet, deux mois après avoir quitté Agra. Il visite aussi le pays d'Ussang près de la Chine. On lui doit un travail sur ses voyages qui furent assez longs et fort accidentés.

1629 Le jésuite Emtnanuèl d'Almeida fait la catéchèse en Abyssinie,

^635 Voyage du jésuite portugais Jean Cabrai au Thibet par la Voie du B^igale. il a laissé ime histoire de 'sort voyage qui fut diflicile et plein de dangers. u '

16»7^M89 Pierre Teixeira se rend de Para ii Quito ensuivant la Yoie fluviale du Maranhâo oïl Amazbna», 'jusqu'au point où arrivent les eaux du fleuve Nhpo. Il entre pal* Napo; qui, à quelque distance prend le nom do Coca, e1?navlgtl6 jusqu'à peu de distance de Quito où il: arrive par terte. •

iéS» PieiTe de Costa Favella aaiavigue> lis premior^ mr le Rio Negro. ^' • '

rt*Ki648 Voyages du jésuite l)ortugois Gabriel de-Maga- Ihaes dans la Chine, qu'il parcourt dans tous les sens.llflMe s» rémdence à Pékin où il passe le reste de ses jouiis/Otf lui doit une euriense description de la Chine*

i648 Le 15 août, Salvador Coiteia de Sa Benerides^gotivemeur de Rio de Janeiro, reprend ahx Hollandais le rojriunie d'Angola» Le roi de Congo cède aux Portugais l'île de Loanda. Le chef-heu dti royaume l'eçoit dos lors le nom de San Paulo d'Assumpolo de Loanda. • ^ '

16S1 François Dias Velho Monteiro, accompagné d^ sa filmille et de SOOIndiens déjà convertis au christiîinîsnie, S'établit à l'île des Patos, aujourd'hui Saint*Csitheirine, pt^ès'de la côte du Brésil. . . .. ..

iflflO Un Portugais ftommé Mfelglieif 0^ t)iloté d'uh MVire hollandais, part du Japon au mois de mars, arrivé au 8**iï0ffd, passe entre le Groenlaild^t le Spltzberg'et, lisant ft gâudie Scotla^ arrive jusqu'au Tage* Ce fut le {ipemier voyage poussé jusqn'fc Cette latitude» ' ; ' '*

imi Le« jésuite Emniaiine^ Oodinho vient deTlnd^^n Por^ lugal piar lerrd. 11 a Immè uue notice .<iîr *bn Moy^gê.

't6?l Louis lopes de Bequeiraoc^upe Pringoandonga dans TAfticitte' occidentale. Le rbi d'Angolaf se prét^plte du haut d'un rochel* et la posf^essififû des deux foyatimes; de Lèattd^a, et Be^guell»' où El^m^slntiei Cbrteira «voit fondé lé foH^ainttMUppe, en l'an 1617, se trouve dès lor-8 asîfttrée^éu Portu* gah •/ . . . ./ • '■; •-

1680 Bernardin Preire rt'Âudrïlde ef m\ sttccessem^ au

gouvernement de San Tlioinê (mars à septembre) par ordre du roi D. Pedro II, bâtissent le fort de Saint-Jean Baptiste d'Ajuda.

i682 Barthélémy Baena de Silva et son fils arrivent à Go) az en Amérique. Le fils découvre tout le pays dont on a plus tard formé la capitainerie de Goyaz.

1W6 Les Portugais découvrent les perles de la mer de Sofala à 30 lieues de l'embouchure du Luabo. Ils découvrent aussi les^ines d'argent du royaume de Mocranga situées à Nhanace, près de Tête et du Zambeze.

1716 Premier voyage d'exploration au fleuve Madeira (Brésil).

i719 Les Portugais découvrent des mines d'or à Cuiabà, Goyaz, Serro du Frio, etc., au Brésil. A Serro du Frio on découvre aussi des mines de diamants.

i722 Un roi puissant de l'île Saint-Laurent envoie d^es ambassadeurs en Portugal pour offrir au roi les ports de son royaume et le droit d'y faire bâtir des forts.

1723 Deuxième voyage d'exploration au fleuve Madeira. (Brésil).

1726 Fondation de la colonie de Goyaz au Brésil.

1727 Alexandre Metello entre à Pékin, comme ambassadeur du roi du Portugal, pour complimenter le nouvel empereur.

1727-1728 Les Portugais découvrent de nouvelles mines de diamants au Brésil.

1738-1737 Le Portugais Antonio Ribeiro Sanches, médecin de l'armée russe, explore, par ordre de l'empereur de Russie, l'Ukraine, les rives du Don jusqu'à la mer de Zabache, et les limites de Cuban jusqu'à Azof; traverse les déserts entre la Crimée et Backmut; visite le pays des Calmouks, depuis le royaume de Cazan jusqu'aux bords du Don, les Tartares de la Crimée, de Nogai et de Kergissè, et Tcheremissi au nord d'Astrakan, depuis 50® jusqu'à 68® lat. nord.

1733-1737 Les Portugais habitant Cuiabà fondent la colonie de Matto-Grosso au Brésil.

1741-1743 Les habitants de Matto Grosso explorent le fleuve Aporé et le pays Corumbijara.

1749 Les Portugais se rendent de firan-Parâ à Matto Grosso par les fleuves Amazones, Madeira, Cachoeiras et Aporé.

i759 François Enunanuel de Lira occupe Pedra d'Encoge dans l'Afrique occidentale.

1764 Dom François Innocenciode Sousa Coutinho bâtit un fort à Novo Redondo, entre Benguella et Loanda, dans T Afrique occidentale.

1774- i775 Les Portugais explorent les fleuves Amazones et Negro.

1787 Le Portiigais Emmanuel de Gama explore Rio Branco en Amérique, par ordre du gouvernement, et en dresse la carte.

4797 Vincent Ferreira Pires arrive à Dahomey, comme ambassadeur du roi (le Portugal. Il a laissé des écrits au sujet de son voyage.

François Nunes tâche de découvrir un passage du

fleuve Capim au fleuve Piauhy.

4798 François Joseph de Lacerda et Almeida chargé, par le gouvernement portugais, de découvrir une commmiication, par terre, entre l'orient et l'occident de l'Afrique, arrive à Cazembe où il trouve la mort.

1799 François Honorato de Costa arrive à Cazembe, après être parti de l'Afrique occidentale par ordre du capitaine-général d'Angola.

1806-1811 Pierre Jean Baptiste et Anastacio François. ei)mmissaires volants (pombeirosX par ordre du lieutenant colonel François Honorato de Costa, directeur de la foire de Mucary, district de Pungoandongo, quittent le 6 mai 1806 Muropue et se dirigent vers la cote orientale de l'Afrique. Le 20 juin ils traversent la rivière Caginregi, et s'arrêtent pendant un mois à Muene Casamba. Le 9 août ils se remettent en route, traversent une seconde fois Cangiregi, et, avant d'arriver à Cazembe, passent d'autres rivières, telles que Maconde Reu, Cusbella, Ropoeja, Lubilage, Quipaca, Rupele, Branco, Lububuri, Camonqueje, Luafupa, Camoa, Lualaba, Catomta, Huita Amatete, Mulonga Ancula, Luigila, Chaflm, Bacasacala. Ancula, Anoula, Rilomba, Quimane, Murucuxy,

Luviri, Mussumbe, Cavnlacango, LiUipnca, Liiapiila, Luftilo. Capqeje, Belenje, Caaengua et Mûuva, près dp laquelle est située la résidence de Cazemte, qui reçoit chez lui lee^deux voyageurs le 1*"" janvier 1807. Ils sont foi^'és de s'y arrêter pendant quatre ans à eauBe dd la guerre des mui^io^ rontre Gazembe, Vers la fin de 1810 ils reprennent leur marche vers Tête où ils arrivent le 2 février 1811 . Au mois de mai suivant ils se mettent encroûte, se mident de Tête à la conlre-aite, et arrivent à Angola.

180a-rl809* Dies expéditions portugaiâesi traversent le conti< nent africain d'Afigola à MoHambique et vice-rversa. .

Joseph Joaquim de Silva, lieutenant de la marine i>or-

tugaise, adresse la pnemière carte hydrographique de la otite du Brésil depuis le Para jusqu'au Maranhao.

1811 Les Portugais explorent les fleuves Guaporé> Mamoré, Madeira, Arinos, Tapajoz et Xingu, affluents de l'An^zone.

1831 Le major Joseph Marie Correia Monteiro et le capitaine Antoine ûandido Pedroso Garaitto quittent Tele le l"' juin, pour se rendre à Ga^mbe, d'où ils écrivent au gouveriuBur général d'Angola une dépêche qui arrive à sa destination le 25 avril 1839. apportée par uu cûmnaissaire volant (pombeiroj, qui< avait pénétré à Lunda, lieu important de Ca^mbe. Les deux officiers retournent à Tête après quelques mois de séjour à Cazembe. ;

1839 Le 3. avpUtroiâ négecif»3ts maures, vêtant de 2imzibar par terre, arrivent à Benguella. Arrêtés à Calangaiiâ se tnouvaient sans marchandises pour continuer leur voyage* Le major portugais iFrançois Joseph Coimbra résidant à Bihé, vient. ^ leur aide et lesenoonrage à poimsuivre lemr route jusqu'à Benguella. De là; ils retournent sur leurs pas, accompagné$.du.Portugai& Antoine François Ferreira de^Silva Porto^ lequel^ aprèa 107 jours de marche, s'arrête à Cutoage, d'où il«:en¥ûie toutefois sesémissaires à Mozambique, où ils arrivent le 18 novembre • 4854.

Il rasle encore au Portugal de nea anciens don)aip^8 dont le chapitra précédent ne downe qu'un MUe aperoii, outr^ rarchipel des Açores et ies. Ue^ de Mndère ^t 4© Porto Santo, dea possessions a&sez importante)^ m Afrique, m ^m et en Océanie.

Ces possessions ou oolonias forment m province» divi^^es comme suit:

GnP'Vort, comprenant tout Tarcblpal de 00 nom et 1^ possessions de la Sënégambie ou Quinée portugaise;

SaiQttTkonm et Privée» comprenant le» îles de Saint-TlHwas et du Prince, et rétablissement d'Ajttda ;

Atgola, comprenant tout le territoire portugais au sud d^ ràciuateur dans l'Afrique occidentale;

Mnifldkiqae, comprenant tout le territoire portugais dan$ r Afrique orientale ;

L*Élat de Plnde^ comprenant tout le territoire de Goa, Nouvelles-Conquêtes (Nùvas Gmquutas), Damâo et Diu;

Macao et Timr» comprenant Macao et tout le territoire por^ tugais de l'Ile de Timor.

Ces six provinces coloniales constituent autant de gouver*nements. Les gouverneurs, chargés d'attributions civiles et militaires, étendent leur juridiction à tout le territoire respectif et portent le titre de gouverneurs généraux dans les quatre provinces du Cap-Vert, d'Angola, de Mozambique^ et de l'État de l'Inde, et de sia^les gouverneurs dans les deux autres provinces de Saint-Thomas et Prince, et de Macao et Timor.

Chaque gouverneur est assisté d'une junte du gouverner vf^ml. Dans chaque province fonctionne un tribunal admiuis-

tratif sous le titre de junte de la prmmce, dans les provinces d'Angola et dé l'Inde il y a aussi des juntes générales, sorte de parlements coloniaux.

Les finances de chaque province et tout ce qui les concerne sont du ressort d'une junte des finances publiques (junta da fazenda publicq).

Les gouverneurs généraux des provinces sont nommés par le roi, ils possèdent le titre de conseillers honoraires fcarta de conselhq) et jouissent des distinctions qui revenaient jadis aux capitaines généraux. Les simples gouverneurs sont également nommés par le roi et jouissent des honneurs qui reviennent aux gouverneurs civils des provinces de la métropole et aux généraux de brigade.

Le gouverneur est le magistrat supérieur de la province, les autres autorités lui sont subordonnées; il a toutes les attributions civiles et militaires, sauf dans les affaires judiciaires lorsque, d'après la loi,- il ne préside pas à quelque tribunal de justice; en outre, il préside à la junte du gouvernement et à celle des finances; il peut nommer provisoirement des employés pour les places qui deviennent vacantes mais dont la nomination définitive dépend de la décision royale, et nomme 'définitivement tous ceux dont le traitenaent annuel ne dépasse pas la somme de 1,666 francs (300,000 réis);il nomme encore les administrateurs ou chefs des municipalités (œncelhosj; ordonne la dissolution de tous les corps administratifs élus et fait faire des enquêtes aux fonctionnaires publics; il choisit les membres de la junte de la province; accorde ou refuse le droit d'intenter des procès criminels contre les fonctionnaires administratifs pour faits ayant trait à l'exercice de leurs fonctions, mais doit pour cela consulter préalablement la junte du gouvernement, junte à laquelle les juges ne sont pas appelés.

Dans chaque gouvernement il y a un secrétaire nommé par le roi, qui est aussi le secrétaire de la junte du gouvernement et de la junte de la province; ce fonctionnaire vote dans les deux juntes, et a sous sou immédiate inspection la presse du gouvernement et la publication du Bulletin officiel.

La junte du gouvernement, sous la présidence du gouverneur, est constituée de la manière suivante :

Le secrétaire du gouvernement.

L'autorité supérieure ecclésiastique de la province.

Les juges effectifs de la seconde instance, ou le juge du chef-lieu de la province, lorsqu'il n'y a pas de seconde instance.

Les deux oflficiers de ligne du grade le plus élevé, présents dans le chef-lieu de la province.

Le procureur de la couronne dans les provinces où il y a une seconde instance, ou le délégué respectif dans le cheflieu des autres provinces.

Le secrétaire de la junte des finances.

Le chef du service de santé publique.

Le président de la chambre municipale du chef-lieu de la province.

Le curateur (curador) des individus libérés d'après la loi du 29 d'avril 1875.

Cette junte doit être consultée sur toute affaire grave et, spécialement, sur celles qui ont trait aux mesures de nature législative ou réglementaire. Le gouverneur n'est pas toujours obligé de se conformer au vote de la majorité de la junte; toutefois il a besoin de la majorité des voix pour déclarer urgente une mesure législative ou pour contracter des emprunts.

La junte générale de la province (junta gérai) n'existe qu'à Angola et dans l'Inde, d'après la loi du 1®' décembre 1869. Dans les autres provinces, excepté Macao et Timor, où il n'y a pas de junte générale, la réunion de ces corps électifs n'est pas encore autorisée.

Dans l'État de Tlnde les juntes générales se composent ainsi qu'il suit :

L'autorité supérieure ecclésiastique.

Le secrétaire général du gouvernement.

Le procureur de la couronne et des finances.

Le secrétaire de la junte des finances.

Un représentant de chaque chambre municçale de la province, choisi par le gouverneur sur triple liste.

Le chef du service de santé publique*

Le directeur des travaux publics*

Quatre professeurs des écoles supérieure et secondaire.

Dans la province d'Angola, au lieu des deux derniers élément^:

L'Ingénieur principal de la province, un professeur de lécole principale, deux représentants du commerce de Loanda, et un représentant du mvtm^rm de Benguella, clioisis par le gouverneur de la même façon que les représentants des chambres municipales.

Le oode adminiâtratif décrété le 18 mars IfiiS pour la métropole a été considéré en vigueur dans les colonies portu* gaises par le décret du 4^^ décembre 1869, qui a réorganisé l'administration publique de ces mêmes colonies.

Les juntes générales des provinces outre qu'elles ont les mêmes attributions que les corps analogues dans la métro^ pôle d'après le code administratif, doivent encore:

Voter les travaux publics de la province à l'exception de ceux qui concernent les forts, les édiâees destinés au service du gouvernement, à l'administration de la justice et des finances, et les établissements militaires; voter des travaux et des services pour améliorer la santé putdique; créer des éco-» les d'instructicm primaire, industrielle et commerciale; veil*- 1er au régime des établissements de bienfaisance; créer des recettes pour faire faoe aux dépenses votées sans toutefois altérer les tarifs douaniers ou les impôts sur le traitement des fonctionnaires de l'État ; pourvoir enfin a tous les services d'utilité générale pour la province.

Le gouverneur général exécute les délibérations de la junte générale de la province.

Les membres élus pour la junte servent gratuitement et leur mandat fmit au bout de deux ans.

Dans chaque province il y a une junte de la province composée du gouverneur, président, du secrétaire général, du procureur de la couronne et des finances, dans les provinces où il y a une seconde instance, ou du délégué respectif dans Jes autres province», et de deux roerabres choisis par le gou-

verneur sur une triple liste présentée par la jwnte générale où elle fonctionne, ou par la chambre mmiiciiiale ducbeMieu de la provinoe ou il n'y a pas de junte générale. Les menv' bres élus servent petKltint un an.

Ces juntes des provinces ont les mêmes attributions que les conseils de districts dans la métropole, et jugept ausai du mérita des candidats aux emplois publics.

La junte des finances se compose du gouverneur de la provioce, président, du procureur général de la couronne, ou du délégué dans les provinces où il n'y a pas de tribunal de :*ecoade instance, du secrétaire nommé par le roi, et du trésoirier général noipmé par la junte et confirmé par la roi.

La junte des finances administre et fiscalise les revenus et les dépenses de la province; on ne peut en appeler de ses décisions que devant le roi» La réception, la garde et l'administration des bteûs des défunts et des absents sont également du ressort de la junte des finances (décrets du 48 septemtee 4844, du 4 décembre 1851, du 10 septembre 1859 et du 28 jmUeH8â3).

Chaque province se divise en districts qui sont gouvernés par des ofiiciers militaires 'nomméâ par le roi. Ces gouverneurs subalternes exercent encore, sous les ordres du gouverneur respectif, des fonctions civiles et militaires, commandent la force militaire de leurs districts et, dans les cas où ils ne reçoivent pas d'instructions du gouverneur respectif, 01^ les attributions qui appartiennent aux gouverneurs civilâ (préfets) dans les distiiots de la métropole, indépendamment des juntes des districts et des juntes générales.

Chaque district se divise en municipalités (concelhosj, division qui tient le miUeu entre la mairie et la commune en France, où il y a un administrateur nommé par le gouverneur de la province et une. chambre municipale élue par le peuple. L'administrateur peut être en môme temps commandant de la force militaire.

Le cmc»Ui€ dont les habitants ne peuvent pas constituer une chambre municipale^ faute de personnes aptes, d'après la loi, 91US fopctiofls respecltites, est gouverné par un çftpf qui réU'

nit des attributions civiles et militaires; ce chef et deux citoyens nommés annuellement par le gouverneur de laprovince, constituent une commission municipale ayant les attributions des chambres municipales proprement dites.

Dans le chef-lieu de chaque province il y a un «Bulletin officiel», qui publie les lois, les décrets, les règlements et autres dispositions locales, ainsi que des rapports et des travaux statistiques d'intérêt public.

L'article 132 de la Charte Constitutionnelle accordée aux Portugais, le 29 avril 1826, par l'empereur du Brésil dom Pedro 1**" et roi de Portugal (Pierre IV), portait que «l'administration des provinces demeurerait telle quelle jusqu'à ce qu'elle fût altérée par loi » .

L\)rs de la réforme du code politique portugais (Acte additionnel du 5 juillet 1852), l'article 15 portait:

«Les provinces outremarines pourront être gouvernées par des lois spéciales, d'après les nécessités de chacune d'elles.

I 1^^ En l'absence des cortès, le gouvernement, ayant entendu et consulté les bureaux compétents, pourra décréter en conseil des mesures législatives d'urgence reconnue.

I 2^ Le gouverneur général d'une province outremarine, ayant entendu sa junte de gouvernement, pourra également prendre d'urgence les mesures indispensables et que l'on n'aurait pas eu le temps de soumettre à la décision des cortès ou du gouvernement.

§ 3® Dans les deux cas, le gouverneur soumettra aux cortès, dès qu'elles seront ouvertes, les mesures qu'il aurait prises.

I 4® La disposition de l'article 132 de la Charte constitutionnelle relative aux provinces outremarines est ainsi déterminée.»

D'ordinaire et à peu d'exceptions près, les mesures concernant les colonies ont presque toujours été prises selon la nouvelle disposition de l'acte additionnel à la Charte.

Jadis il y a avait un conseil outremarin (eonselho nltrama" rinoj ayant plusieurs attributions. Ce conseil, créé au temps de Jean IV (décret du 14 juillet 1642), a été supprimé lors

du rétablissement de la Charte (décret du 30 août 1833j. Créé de nouveau le 23 septembre 1851, il a été de nouveau supprimé le 23 septembre 1868 et remplacé par une junte consultative (junta consultiva do tdtramarX près le ministère de la Marine et des Colonies, laquelle junte est entendue sur la rédaction et l'interprétation des règlements ou décrets concernant l'administration des colonies, sur les propositions de loi à soumettre aux cortès et sur tous les contrats ayant trait à l'exploitation agricole, minière, industrielle ou com- ^ merciale des colonies.

Cette junte a aussi le droit de proposer au gouvernement des mesures d'intérêt général concernant l'administration du service public, la prospérité ou la civilisation des colonies.

D'après l'article 15 de l'acte additionnel, le ministre de la Marine et des Colonies peut, après avoir consulté la junte des colonies, résoudre sans retard les questions les plus importantes.

Les provinces portugaises outremarines jouissent des droits politiques qui sont accordés à la métropole.

Elles envoient leurs députés aux cortès par élection directe sur la base censitive d'un minimum de 1,000 réis (frs. 5,55) de contribution directe pour les électeurs et de 4,000 réis (22,22) pour les députés, d'après le décret du 23 novembre 1859. Les gouverneurs et leurs secrétaires, de même que les autres personnes pour lesquelles il y aurait incompatibilité dans la métropole, ne peuvent être élus dans la circonscription respective (décret du 30 septembre 1852).

Le décret du 18 mars 1869 a divisé les provinces outremarines en 7 circonscriptions électorales, cependant la loi du 3 juin 1870 a divisé la province de Macao et Timor en deux circonscriptions électorales, de manière que la représentation des provinces outremarines aux cortès a été jusqu'à présent de 8 députés ainsi qu'il suit:

iV fcn.

PtotIhcm

CAjp*V«rt

8(unt*-Thoma3 et Prince*

iVjigola

Mozambique

Inde portugaiHC ....

Girconseriptloiis

S. Thiago .

S. Thonié .

Luanda. . .

MozaniLî(iiic Nova Goa .

Margâo. . .

%t . f^' \ Mflcao

Macao et Timor j t):ii^

Dépnt^s

Une loi nontelle du 8 mai 1878 est vemie aiigm^ter la représentation parlementairedes colonie» portugaises. Doré* navant il y aura dôme députés ainsi répartis:

ProTinces

Circonscriptions

Dcpul«9

Cap-Vert

' Saint-Thomas et Pi'incc. .

Angola

MoËambiqtte

tnde portugaise

Macao et Timor

Solavento

Barlavenlo

A. Tîminé

Lmindft (1**)

Loan(k(!i«). ......

Moxaunbique

Quelimane

Nova Coa . .

Mâpitçd

' Mar^o * * . .

Macao ,...»...

Dilly

Chaque province paye le subside mnml de ses dépuléîs et leurs frai» de voyage- Le code pénal décrété pour la métropole le 10 décewbie 1832, a été mis en vigueur clans les rolonies portï^aises par le décret du 18 décembre 1834, et la loi du l'^' juillet 1867 ayant aboli poUr les crimes civils la peine de mort et celle des galères, cette même disposition humanitaire a été étendue aux colonies par le décret du 9 juin 1870»

:il

Le code civil approuvé par lu loi du l^'^ juillet I8(>7 a été de môrae appliqué aux colonies (décret du 18 novembre 1860), exœption faite de quelques ancienneâ coutumes qui règlent les différences entre certains indigènes et respectent le libre exerdce de leur r^igion, spécialement pour ce qui concerne les mariages.

Les colonies portugaises se divisent en deux grandes cir* conscriptions judiciaires (décret du 17 novembre 18(»), la circonscription orientale et la circonsfcription occidentale, ayant chacune un tribunal de seconde instance, ainsi qu'il suit.

Dtiitricts

joaiciaires

Goa

LoAiida :

Provinces

Mozambique .

ÂttDiuMsst^tnetltsi

Macao el Timor.

Inde portugaise^

Ifosambique.

Quelimitfie. .

Inhambane. .

Lourenço Marques Maeao. . »

lies de Goa. Sardes*. »

SalseÊe. . .

iBotaveil» .

Barlavento Guinée . « Sttint^TliDiiiasotPniiee Is. Thotné .

Angola.

ILoanda. . .

Beuguella . .

Moflsamedes ..

Ambaca . « .

.1 ,^ftft,^ rttifktiU.J^

Nombre

des Juges de i^ iosU

D'après le décret du 30 novembre 1869, 1 ensoignemetitj tant pttblic que particulier, ^ans tes proTioces outretnarlnes, est sttbot*doiiné ft la flscidistttiort du gouvernement, laquelle s'exeice au moyen do cowsetls inspecteurs cowijxjsés de sept membres à Angola et dans Tlnde. et de cinq dans les mitres

provinces. Ces conseils sont présidés par le gouverneur de la province respective, et l'autorité supérieure ecclésiastique en fait toujours partie ; ils fonctionnent dans le dief-lieu de la province, émettent leur opinion sur tout ce qui concerne l'instruction dans la province, le service des professeurs et la discipline scolaire, font la statistique des éqoles et présentent tous les ans un rapport au gouvernement de la métropole. Ces conseils proposent et les gouverneurs nomment deux individus par circonscription (juntas locaesj, qui doivent exercer, hors du chef-lieu, une inspection sur l'enseignement. Ces comités nomment des délégués pour l'inspection des écoles situées à une grande distance. Tout ce service est gratuit.

L'enseignement primaire élémentaire se divise en deux catégories.

Les gouverneurs, sur délibération des juntes générales, peuvent créer des chaires des deux catégories et en nommer provis'oirement les professeurs. Tous les enfants de 9 à 12 ans doivent fréquenter l'école la plus voisine de leur domicile dans un rayon de 3 kilomètres. Les gouverneurs, ayant consulté le conseil inspecteur, pourvoieront à ce que les pères ou tuteurs des enfants accomplissent ce devoir.

Dans chaque chef-lieu de province et de gouvernement subalterne il doit y avoir une école primaire pour les jeunes filles. Les appointements des professeurs varient selon les provinces.

Le même décret du 30 novembre 1869 pourvoit à l'instruction secondaire dans quelques provinces et à l'enseignement supérieur à. Goa, lequel a été réformé le 11 novembre 1871.

La force militaire des provinces outremarines portugaises se compose de soldats européens et indigènes, et d'officiers appartmant aux cadres respectifs ou détachés de l'armée métropolitaine.

Les officiers de l'armée métropolitaine employés au service des colonies ont droit à un grade d'avancement qui leur est acquis, dans la métropole, après cinq ans d'exercice de la commission de gouverneurs de quelqu'une des six provinces,

et après six ans d'exercice de toute autre commission militaire (décret du 10 septembre 1846).

Les soldats et les sous-offlciers européens servent pendant quatre ans dans les provinces d'Afrique et à Timor, et pendant cinq ans dans ilnde et à Macao (décret du 2 décembre 1869).

Tout officier employé au service de la Guinée touche un supplément de solde de 50 pour cent, les sous-officiers reçoivent un supplément de 40 réis (fr. 0,22) et les soldats un supplément de 20 réis (fr. 0,11) par jour (décret du 9 octobre 1855). Les officiers et les soldats en senîce à Dam3o et à Diu touchent un supplément de solde de 25 pour cent (décret du 2 décembre 1869).

Le temps de service des officiers, des sous-officiers et des soldats européens dans les colonies portugaises se compte, pour la retraite et le droit aux décorations militaires, à raison de 150 pour cent (décret cité du 2 décembre 1869).

L'administration militaire daiis les colonies est régie par les décrets du 2 décembre 1869, du 11 novembre 1871 et du 3 février 1876, ainsi que par la loi générale concernant le service dans la métropole.

La loi du 3 février 1876 a autorisé le gouvernement à créer un régiment, composé de trois bataillons, pour le service des colonies. Ce corps est organisé à Lisbonne. 11 se compose d'un colonel, d'un lieutenant-colonel, de trois majors, de trois aides de camp, de trois médecins, de trois aumôniers, de douzç capitaines, de quarante-huit sous-officiers et de mille cent qaarante-neuf soldats et caporaux.

On accorde un grade d'avancement aux officiers de ce régiment^ et on en détache les bataillons destinés aux provinces de Macao et de l'Inde, où ils sont obligés de servir pendant deux ans aux mêmes conditions que les autres corps. Un bataillon reste toujours à Lisbonne.

Les soldats ayant commis quelque délit et condamnés à servir dans les colonies, y sont envoyés pendant le temps marqué par les tribunaux militaires.

Voici un tableau résumé de la force militaire complète des colonies portugaises:

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Le service des hôpitaux et celui de la santé publique a été réglé par les décrets du 2 décembre 1869 et du 24 novembre 1874.

Les médecins militaires et les pharmaciens sont répartis dans les provinces suivant l'étendue et les besoins de ces mêmes provinces.

Un décret du 3 décemtee 1869 a organisé le service des travaux publics dans les provinces outrenuirine&y en créant dans chaque province un conseil technique composé du gouverneur de la province, président, du directeur général des travaux publics et, en son absence, de l'officier du génie le plus élevé en grade, du secrétaire de la junte des finances, du procureur de la couronne ou de son délégué, et d'un citoyen élu par la munkipalitè. L'examen de tous les services concernant les travaux publies de la province respective est du ressort du conseil tedmique.

L'organisation du ccHiseM technique a été modifiée lors des expéditions européennes de travaux pubMcs dans les provinces occidentales et orientales de l'Afrique (décrets du Î3 décembre 1876 et du 19 février, du 4 septemta'e, et éx 19 octobre 1877). Le conseil du service technique se compose maintenante dans lesdit^ provhaees, du gouverneur, président, du dir^teur des travaux publics et de Poflîcier du génie le plqs élevé en grade se trouvant dans te chef-lieu de la province. >

Un^ loi du 12 avril 1876 avait autorisé te geaveraeiiieint portugais à {«^élever un emprunt de i, 000,000,000 réis (â,555,S^ francâ)^ quidevait être appliqué à des travaux pnh biLc&dajiMS les proviinies ^ l'Afrique orientale et occidentale. L'intérêt et l'amortissement de cet emprunt sont à la oharge des quatre provinces africaines portugaises qui doivent y pourvoir mt moyen des impôts spéciaux d^mis longtemps créés dans chaque province pour subvenir aux dépenses des améliorations matérielles respectives. Le décret du 28 décembre de la même année a réparti les i,000,000,GOO réis indiqués eonmie il suit:

A la province du Cap-VCTt : 100,000,000

S. Thomas et Prince 100,000,000

Angola 400,000,000

Mozambique 400,000,000

En présence de cette autorisation le gouvernement portugais a organisé des expéditions d'ingénieurs, d'employés et d'ouvriers pour chacune des quatre provinces africaines. Ces expéditions ont commencé leurs travaux qui prennent tous les jours le développement compatible avec les moyens dont on dispose et aussi avec le climat de chaque province. Dernièrement par le décret du 9 mai 1878 on a alloué un nouveau crédit de 800,000,000 réis (4,444,444 francs) pour la continuation des travaux entrepris. Tous les ans les cortés pourvoiront aux moyens de rendre aux colonies de l'Afrique portugaise les conditions de bien-être matériel auquel elles ont un droit incontestable et dont les frais sont à la charge des mêmes provinces.

Les impôts spéciaux pourraient diCTicilement à eux seuls réaliser dans un certain délai les améliorations matérielles dont le bes'oin se fait sentir; comme base d'opérations successives de crédit ils rendront un bien meilleur service. De nouvelles routes, l'amélioration des ports, des phares, le chemin de fer de Lourenço Marques à Libombo, le dessèchement des lagunes et plusieurs autres travaux publics d'une nécessité inmiédiate et reconnue, opéreront dans peu d'années, nous l'espérons, une transformation complète dans les colonies portugaises de l'Afrique, en y développant des ressources qui compenseront largement tous les sacrifices faits pendant ces premiers temps.

La loi du 21 août 1856 autorise dans les colonies portugaises l'aliénation de terres appartenant à l'État, par contrat de vente ou bail emphytéotique. Le prix de la vente doit être versé comme il suit : un cinquième dans les 30 jours à compter de la date du contrat respectif, et les autres quatre cinquièmes dans l'espace de 10 années, mais surchargés de l'in-

terêt de 2 poui' cent sur la somme à découvert. L'acheteur peut payer tout de suite le prix du terrain, ou devancer le payement des annuités, en liquidant et en payant l'intérêt de 2 pour cent jusqu'au jour de la clôture de la transaction. L'acheteur du terrain par emphytéose peut racheter le canon emphytéotique respectif, en tout ou en partie, en payant 14 fois ledit canon, comme l'on fait en cas de vente. Les étrangers peuvent acquérir des terrains soit pour la construction de maisons et de fabriques, soit pour augmenter la colonisation et l'agriculture. La même loi accorde l'exemption des droits de douane pendant cinq ans aux machines, outils et matériaux destinés aux constructions à élever sur les terrains ainsi achetés, et l'exemption des contributions directes pendant 10 ans aux produits récoltés sur les terres défrichées, pendant 20 ans aux produits des marais desséchés, et pendant 30 ans à ceux des terrains conquis sur la mer ou les fleuves.

Un décret du 4 décembre 1861 a fixé à 10 reis (fr. 0,05) par hectare le canon pour les deux provinces d'Angola et de Mozambique.

Le décret du 4 décembre 1861 a été homologué par les certes le 17 mars 1863 et converti en loi le 7 avril suivant. Cette loi a étendu à la province du Cap-Vert les dispositions du dit décret. Le règlement du 10 octobre 1865 prescrit la forme à employer pour la concession des terrains appartenant à l'État, dans les provinces du Cap-Vert, d'Angola, de Mozambique et de l'Inde.

Un décret daté du 4 décembre 1869 a autorisé la libre exploitation des mines dans les colonies portugaises, autant par les Portugais que par les étrangers, moyennant certaines prescriptions, clairement développées dans les onze chapitres de ce décret. Les mines de fer et de houille sont libres de tout impôt. Les autres mines payent 100 reis (fr. 0,55) par hectare de terrain et 1 pour cent de leur production. L'exportation des produits miniers est tout-à-fait Ubre. Les entreprises de mines peuvent importer, sans payer de droits, les outils, les machines .et la bouille nécessaires à leurs travaux,

Les colonies portugaises sont en communication régulière avec la métropole. Les bateaux à vapeur des compagnie^ de navigation nommées British India et Union, desservent la province de Mozambique et tous ses ports ainsi que l'État de rinde. Un bateau à vapeur sort du Tage tous les 28 jours pour se rendre aux ports des dites provinces, et se croise avec un autre transport qui revient à Lisbonne. Le trésor portu^ gais paie une subvention de 9,000 livres sterling à la compagnie British India pour ce service.

Les colonies portugaises de l'Afrique occidentale, sont desservies par les bateaux à vapeur de la compagnie Lusitana qui partent du Tage tous les 5 de chaque mois. Dans les 10 denriers jours de chaque mois arrive à Lisbonne l'un des vapeurs de cette compagnie. L'archipel du Cap-Vert a un service mensuel de commtroication entre les diverses îles, et aussi entre l'île dief-lieu et la Guinée portugaise. Dans la province d'Angola il y a un service régulier entre ses ports. Macao communique aussi réguUèr ement avec l'île de Timor. Hors du service subventionné ou privilégié entre la métropole et ses colonies, il y a d'autres communications régulières ou éTentuelles au moyen de la poste étrangère, par Marseille pour les provinces orientales, et par Londres pour les colonies occidentales.

Dans chaque province le service postal est organisé depuis longtemps et on y a apporté successivement les réformes réclamées par les besoins respectifs. Les colonies portugaises jouissent depuis le T' juillet 1877 des avantages de l'union générale des postes, d'après le traité de Ôerne du 9 octobre 1874 et Farrangemeiat du 27 janvier 4876*

Voici le tarif postal en vigueur dans les colonies portugaises:

Correspondances échangées entre les provinces outremariïies et tout pays limitrophe faisant partie de TUnion Générale des Postes, ou entre lesdites provinces et un pays quelconque de l'Union pour lequel il n'y aurait pas de transport n^ritime:

Lettres àffrâtichiès 50 reis paf !S ^amihes

Livres, journaux et autres imprimés, échantillons, etc lo reis par 50 grammes

Les lettres qui arrivent dans les provinces ou-

tremarines, non affranchies, payent .... 100 reis par U gammes

Correspondances échangées entre les provinces portugaises outremarlnes et tout pays de TtJnion Générale deî> Poètes, lorsqu'il existe un transport maritime:

Lettres affranchies. 100 reis par 15 grammeë

Livres, journaux et autres imprimés, échantillons, etc* 30 reis par 50 grammes

Les lettres qui arrivent dans les provinces outremarines non affrafichieê ont à payer. . . 150 reis par 15 grammes

Taxe de recommandation par lettre ou par

paquet . 100 reis

Taxe d'avis de réception 40 reis

Les correspondances échangées entre les provinces portugaises otitt*eniafméSy W métropole ëi tés flës AçôréS èf Madère, par des bateaux à voile ou à vapeur, contilitiëM d'étré taxées d'après la loi du 14 février 1876, arf. I et 2 et | ^^

Cette loi a fixé les prix stiirafiits:

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