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«Par trois lois, la pluie est venue contrarier nos sorties que nous avons faites plus courtes. J'avais bien essayé de les remplacer par des exercices scolaires récréatifs(lectures intéressantes, chant...), mais décidément l'air de l’école paraît lourd à nos écoliers pendant les vacances, il leur faut un champ d’action plus large : la vie au grand air, le mouvement, les jeux bruyants etanimés leur conviennent mieux que les histoires les plus touchantes. »
Voici un tableau récapitulatif résumant les chiffres statistiques fournis par Messieurs les Directeurs d'Ecole pour les cours de 1910.
E Elèves Moyenne Dépenses Dépense scoles inscrits des totales | par élève présences et par jour Trois-Maisons. . . . 86 55 505007 0297 BraCORNOENE RENE 78 42 305 » 0 36 Callo tés Te 54 42 303 » 0 56 Faubourg St-Georges 48 33 305 » | 0 45 Saint-Georges. . . . 195 72 305 » | 0 20 OrV SU ER NE 124 67 305 » 0 22 Saint-Pierre . . . 137 GI 305 » 0 25 MONtet Rene 17 L 305 » 0 34 ARGACE TAN ER RES 129 #7 305 » 0 32 Mon-Désert. . . . /| 415 90 455 » | 0 30 THON ES RNEEES 108 36 305 » 0 42 SÉADISIAS RAP 73 2 302) 0 30 Boudonville . . . . £0 47 305 » 0 32
Nous citerons enfin un extrait de rapport d’un Directeur, et qui met en cause les parents des jeunes écoliers, d'une façon vécue :
«Que de fois, n’ai-je pas entendu les bonnes gens s’écrier sur notre passage : « Ce que ces enfants paraissent
heureux ! Quelle bonne institution, quelle belle chose, que ces cours de vacances! » «Ce jugement spontané el instinctif, ajoute le même directeur, est le plus bel éloge adressé à la Municipalité de Nancy, qui ne marchande mi ses efforts, ni ses sacrifices, pour mener à bien la grande œuvre de l'éducation de nos enfants ! »
Colonies de vacances de l'Imprimerie Berger-
Levrault de Nancy.
Cette œuvre est un bel et noble exemple donné par un patronat intelligent, qui comprend que la solution de Ja crise sociale actuelle n’est pas de rester intangible dans sa tour d'ivoire, mais de s'intéresser le plus possible au bien-être des humbles qui vous font vivre, et à l’amélioration physique et morale de leurs enfants.
Cette œuvre a été fondée en 1907 par les administrateurs de l’Imprimerie Berger-Levrault, de Nancy et s'adresse uniquement aux enfants des ouvriers de l’Etablissement,
Le nombre des enfants qui bénéficient chaque année de l'admission à Ja colonie varie suivant l'importance des ressources disponibles de la caisse spéciale réservée à la colonie. On peut toutefois compter sur une moyenne annuelle de 20 enfants (garçons et filles).
Le recrutement des enfants s'opère de la manière suivante : dans le courant du mois qui précède celui du départ de la colonie, les administrateurs font placarder dans les ateliers et bureaux une note rappelant l’œuvre au personnel et l'invitant à faire ses demandes d'inscription ; elle relate, de plus, les conditions qui sont requises pour y participer :
1° que les enfants appartiennent aux familles du personnel ; c’est-à-dire vivent habituellement au sein de ces familles :
20 qu'ils soient reconnus par un médecin de « la caisse de secours de l'établissement » exempts de toute affection
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contagieuse. À cet effet, il est délivré aux parents, un bulletin à remplir par le médecin à eux désigné ;
3° qu'ils soient âgés de 8 ans au moins et de 13 ans au plus, en raison des difficultés que présenteraient la conduite et la surveillance de cette petite troupe si ces limites d'âge n'étaient pas observées ;
ko qu’ils soient munis au départ d’un trousseau.
La note prévient, en outre, le personnel, que dans le cas où les demandes excéderaient le nombre des plates disponibles, l’on choisirait naturellement les enfants qui ont, médicalement, le plus besoin de l'air de la campagne. Elle indique aussi la date du départ, le nombre des enfants (garçons et fillettes) qui seront appelés à bénéficier du séjour à la campagne, et la gratuité absolue du voyage et du séjour.
La liste des enfants étant définitivement arrêtée au chiffre de 20, environ, les administrateurs font appel au dévouement de plusieurs dames de confiance des bureaux ou ateliers, autant que possible mères de famille, qui seront chargées de la surveillance et de l'entretien des enfants. Elles sont en général au nombre de quatre. L'une d'elles désignée à l’avance, se verra attribuer les fonctions de comptable et de surveillante générale de la coionie ; deux autres serontchargées uniquement dessoins à donner aux enfants et de leur surveillance permanente pendant les promenades; la quatrième fera les achats et s'occupera de la cuisine. (Ces personnes sont naturellement rétribuées ; il leur est alloué, en plus de leur salaire de travail, une gratification supplémentaire au retour.)
La compagnie du chemin de fer de l'Est met généreusement à la disposition de l’œuvre des billets collectifs à prix réduit et réserve un wagon spécial, où les enfants sont absolument seuls avec leurs gardiennes