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enfants profitent de leur excellent séjour au grand air.
Les jeunes colons sont assurés contre tout risque d’accident pour le prix de 0 fr. 60 par tête.
La première colonie envoyée en: 1902 comprenait 33 enfants, en 1903 le nombre des privilégiés a été de 74, en 1904, il a atteint 102 enfants, et depuis cette époque le nombre des admissions a encore augmenté à chaque vacance.
Voici dans quelle proportion du chiffre total, les trois comités de la Meuse interviennent pour l'envoi des enfants : les deux tiers au moins des colons sont originaires de l'arrondissement de Bar-le-Duc et le tiers restant provient de l’arrondissement de Commercy surtout, et de celui de Verdun.
La colonie de vacances de 1910 comprenait 115 enfants dont quatre-vingts appartenaient aux écoles de Bar-le-Duc; « notre œuvre prospère donc, écrit son dévoué Président, elle vit, elle veut vivre, elle vivra ! »
Nous souhaitons de tout cœur, sachant combien le succès toujours plus considérable de l’œuvre lui est sensible, que ce cher désir soit réalisé chaque année.
Demi-Colonies de vacances à Bar-le-Duc
Monsieur le Docteur Ficatier, président du comité de Bar-le-Duc a complété l’œuvre des colonies de vacances qu'il à entreprise avec tant de dévouement, par un utile adjuvant. Il estime à juste titre qu’il importe de faire bénéficier le plus grand nombre d'enfants possible de la cure au grand air, et en regrettant que le budget de l’œuvre ne lui permette pas d'envoyer chaque année plus de colons dans les Vosges, il a pensé à créer dès 1904 une demi-colonie de vacances pour les enfants des écoles de Bar-le-Duc.
Pendant le mois d'août, plus de quatre-vingts enfants sont transportés en chemin de fer dans le bois de Massonges aux environs de la Ville, et cela à très peu de frais : la Compagnie meusienne ne faisant payer gracieusement que 0 fr. 10 par enfant pour le billet aller et retour. Le lieu de rendez-vous se trouve, au voisinage d’une ferme, dans une vaste prairie incluse dans notre belle forêt du Barrois.
Les enfants partent le matin à six heures et demie, et rentrent à Bar pour midi. Un déjeuner composé de laitage leur est servi dans la matinée. Garçons ct fillettes de nos écoles s'amusent là en plein air, sous l’œil bienveillant d’institutrices de la Ville, qui avaient bien voulu accepter cette mission. Monsieur le Docteur Ficatier avait pu obtenir de personnes charitables, toutes sortes de jeux très appréciés des enfants.
Pendant quelques années, l'œuvre fonctionna pour le grand contentement de nos jeunes écoliers et écolières.
Monsieur le Docteur Ficatier a dû suspendre ces années dernières, avec grand regret, sa très intéressante initiative : la question du personnel surveillant n’ayant pu être résolue favorablement. C’est 1à un peu le sort, il est vrai, de toutes les œuvres privées.
Il est à souhaiter que dans l'avenir l'œuvre reprenne son essor et que des institutrices de bonne volonté acceptent de donner leur concours, comprenant toute la beauté et la grandeur de leur rôle, modestes et combien utiles pionniers de la rénovation morale et physique de ces enfants, à qui elles prodiguent tant de dévouement pendant les mois de classes.