‹ Les comediennes comedie en quatre actesChapitre 42 sur 85 · ACTE II, SCÈNE Xlf · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Xlf

MAURICE

Je vais vous parler en égoïste, je vais vous demander quelque chose d’extraordinaire I

Accordé.

MAURICE

Fernande... je suis libre ou à peu près ; je serai presque riche; voulez-vous que 'je sois le plus heureux et le plus orgueilleux des hommes? voulez-vous que ma vie soit le bonheur même? Et» bien ! soyez bonne et généreuse... c’est un sacrifice que je vous demande... Soyez faible jusqu’au dévouement... Épousez-moi !

FERNANDE

Vous épouser I Vous, Maurice, le mari d’une comédienne 1

MAURICE

Oui ! et quand je serai le mari de cette comédienne, j’aurai le droit de défendre ma femme comme on défend son hien et son honneur. Si un journal la calomnie, je la vengerai; si un impertinent ose lui dire ou’il l’aime, je le punirai ; si un Marot se présente, je le mettrai a la porte ; si un faquin se glisse dans ce salon...

FERNANDE, l’interrompant.

La la, mon cher Maurice, vous rêvez ! Épouser mademoiselle Fernande? oh! la jolie existence pour vous et même pour moi!...

MAURICE

Pourquoi donc?

(On entr’ouvre une porte. Frivolin parait, il est pâle, défait, il souffle dans ses doigts.)

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