‹ Les comediennes comedie en quatre actesChapitre 59 sur 85 · ACTE 111, SUÉiNE IV · texte numérisé non relu

ACTE 111, SUÉiNE IV

MAROT, à pari.

Je voudrais avoircette guitare!... (Haut.) Monsieur Maurice, je suis sûr que vous la rendrez heureuse, n’est-ce pas? Merci. Un mot encore... Vous avez la femme, vous; donnez- moi la guitare I

FERNANDE

Qu’en feriez-vous, mon pauvre Marot?

MAROT

J’apprendrais à en pincer!... Là-bas... là-bas...

JEANNE, arrêtant Rosier.

Monsieur Rosier, vous qui avez de l’esprit, donnez-moi un conseil. Vous savez que monsieur Marot m’a envoyé ce malin une voiture... Je voudrais faire mettre quelque chose sur les panneaux... une manière d’armoirie avec une jolie devise... quelque chose qui ne soit pas commun et qui ait de l'œil.

ROSIER

J’ai votre affaire... Vous ferez peindre sur votre voiture une ptttite oie qui en plume une grosse... (Tout le monde rit.) avec cette devise bien connue : Inde forluna,

JEANNE

Je ne comprends pas. •

(On dit adieu à Fernande. Maurice lui baise les mains. Tout le monde sort, excepté Juliette. — Après la sortie, Marot revient sur ses pas et s’approche timidement de Fernande.)

MAROT

Pardon, mademoiselle Fernande, je n’ai pas osé vous le dire devant tout le monde... Est-ce que vous ne më permettrez pas au moins do vous faire mon cadeau de noces?

FERNANDE, souriant.

Vous me donnerez ma robe de mariage. ,

MAROT

Sa robe de mariage!... A moi, mes artistes! à moi, mes deux cents ouvriers! à moi, mes canuts! Ruinez-moi, s’il le faut!.,, ma fortune pour celte robe !

JEANNE, au fond du théâtre.

Monsieur Marot, j’attends.

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