ACTE IV, SCÈNE V
MAROT
Au fait... tout ce que vous voudrez ; mais c’est vous que cela regarde; je n’ai pas le temps de m’en mêler. Faites les choses trèsgrandement. Qu’on vous rappelle, qu’on vous couronne, je le veux bien. Ce sera cher, n’importe; envoyez-moi la note, je payerai, mais n’en demandez pas davantage, ma chère ; ne comptez pas sur mon admiration... elle est placée, bien placée!... là-bas I la-bas !
JEANNE
Est-il drôle, ce Marotl Si j’étais jalouse, pourtant...
MAROT
Vous auriez bien tort 1 n’est-ce pas. Mademoiselle Fernande ? On ne me traite pas de manière à la rendre jalouse...
FERNANDE, lui tendant la main.
Mon ami 1
MAROT, la pressant vivement.
Oh! pardon ! j’étais ingrat... ma chère Jeanne, soyez jalouse... Je suis en ce moment le plus heureux des hommes!
(il baise la main de Fernande.)
JEANNE
Tout cela est fort gentil, mais vous feriez mieux d’aller dans la salle... vous ne verrez pas mon entrée.
MAROT
Je la vois d’ici... Ma robe fera de l’effet!
On entend une sonnette. !
UNE VOIX, au dehors.
Mesdames, la pièce commence...
MAROT
Allez donc, Jeanne... vous êtes de la seconde scène.
JEANNE
Fernande, n’oubliez pas que nous soupons ce soir aux Frères. Juliette Viendra... sans Frivolin...
FERNANDE
Nous en reparlerons après la pièce.
JEANNE
Venez-vous, Marot?
MAROT
Allez, allez, ne manquez pas votre entrée.
(Jeanne sort.)