‹ Les ComédiesChapitre 125 sur 405 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

DON A AGUSTINA.

Ah ! comme il parle, et que c est bien !

DON SÉRAPIO.

C'est merveilleux! Oui, quand cet homme-* là laisse couler les flots de son éloquence. . .

DONA MAKIQUITA.

Mais , au train dont il y va , il n'y a pas de raison pour qu'il ne nous prouve que le blanc est noir, et que deux et deux font vingt-cinq. Moi, voyez-vous, je n'entends rien à tous ces calculs, de sorcier ; car, en somme et de bon compte , les trois exemplaires qui se sont vendus jusqu'à présent font-ils plus de trois?

DON ÉLEUTÉRIO.

Non, évidemment; et le vrai de l'affaire, c'est que tout le produit ne s'élève pas au delà de six réaux.

DONA MARIQUITA

Bref, messieurs, six réaux, lorsqu'on se promettait des montagnes d'or de cette impression ! Hélas ! je le vois bien : si mon mariage est retardé jusqu'à ce que toutes ces paperasses se soient vendues Tune après l'autre , on me portera au cimetière avec une pahne de vierge. (Pleurant.) Dieu! que je suis malheureuse !

DON HERMOGÈNE

Oh! de grâce, divine Mariquita, ne gaspillez pas ainsi le trésor de perles que répandent à l'envi vos beaux yeux !

DON A MARIQUITA

Des perles! Mais si je savais pleurer des peries, mon frère n'en sérail pas réduit à écrire des extravagances.

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