ACTE II, SCÈNE X
LA TANTE MONIQlîE.
PASCAL
Le tailleur.
LA TANTE MONIQUE
Après deux grandes heures, voilà la nouvelle que tu m^apportes?
PASaàL.
J*ai donc été là4)as, et j*ai dit, dis-je, que madame attendait maître Juan, et avait dit qu'elle en avait besoin tout de suite, et qu'il n'avait qu'à prendre ses jambes à son cou , parce que la chose étant urgente...
LA TANTE MONIQUE
Bien ; et qu'a-t-il répondu ?
PASGAL.
Qui? lui? Il n'a rien répondu du tout,
LA TANTE MONIQUE
Ah ça, tu ne l'as donc pas vu?
PASCAL
Moi? ah! grand Dieu! non.
LA TANTE MONIQUE
Il n'était donc pas chez lui?
PASCAL . A
Oh ! si , madanae, i^i !
LA TANTE MONIQUE
Et on ne lui a pas fait \a, commission ?
PASCAL
La bourgeoise s'en est chargée.
3U LE BARON
LÀ TANTE MOMIQUE.
Alors il viendra.
PASCAL
Comment voulez-vous qu'il vienne?
Mais finis donc ! Pourquoi ne vient-il pas?
PASCAL
Parce que, par rapport à ce matin... Pour lors donc , ce pauvre tailleur était monté pour poser des planches dans son pigeonnier, et pour intercepter, au moyen d'un filet , le passage de la fenêtre. A cet endroit , pendant qu'il était à clouer ses clous, la tête lui a tourné, et sa chevelure s'est trouvée prise dans un clou à crochet. Maintenant, de là il est tombé d'abord sur le poteau qui sert à recevoir la poulie pour hisser les sacs de paille ; et de là , il a roulé sur le toit de la tante Marthe ; et de là , il a dégringolé à terre ; et de là , par la descente de la cave, patapouf! il a donné dans la cave, qui était ouverte; et de là, il s'est abîmé dans une cuve pleine d'eau-de-vie ; et de là. . . ils l'ont transporté au lit. El comme il est couché, et qu'il lui est impossible de bouger de la maison , c'est une des raisons pour lesquelles il lie peut pas venir.
LA TANTE MONIQUE
Ai-je assez de guignon ! H sufïiit que je le fesse appeler, pour qu'il se fende la tête... Prends ces vêtements; allons, un peu d'adresse, et va le^ mettre là-dedans. Mais fais donc attention! lu les roules tous ensemble.