‹ Les ComédiesChapitre 203 sur 405 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

PASCAL, seul.

Pour lors donc il a chanté des couplets, et des couplets très-distingués, ma foi ! et puis. . . Assez! elle est déjà partie. Si cette femme-là n'a pas un grain

de trop dans la tète... (Hs'approche deTendroit où sont placés les vêtements; il déploie une robe : et la tourne et retourne

avec admiration.) 0 la magnifique jupe! Mais, non, grand Dieu ! c'est une robe de gala ; et rien n'y manque, ni la queue, ni les longues manches, ni les trente-six rubans. Con^me ça vous a boin genfe ! comme la soie vous craque sous les doigts ! . . . Je parie qu'elle m'irait comme un gant. On a bien raison de dire que ces femmes se donnent les plus belles choses du monde ! C'est cpi'elle est bien ample, au

moins. Essayons et voyons ! (U met la robe , se mire dans one glace, et commence à se pavaner d'un côté de la scène à Tautre, en imitant la démarcbe des femmes.) Que VOUS disais-je ?

Elle a été taillée pour moi. Pauvre Pascal, toi qui es toujours vêtu de laine de vingtième qualité ! . . . Parlez-moi de ces petits airs ! Voilà comme se dandine Tépouse du doctein* loi^u'eUe traverse la place : c'est qu'on jurerait que c'est elle !

318 LE BARON

Page 1