ACTE II, SCÈNE XiV
PA8CAL
C'est vrai ! . . . Diantre ! j'allais oublier le plus beau. Est-ce qu*il n'a pas ses raisons pour aboyer, ce pauvre mâtin? Mais, à sa place, j'aboierais comme le tonnerre ! Et dire que réellement, de cette fenêtre là-haut, non pas de cette grande où sont les cruches à rafraîchir Teau , mais de celle qui est plus parla...
LA TANTE MONIQUE
Eh bien , quoi ?
PASCAL
Le baron s'en est laissé glisser petit à petit.
LÀ TANTE MONIOUB.
Allons donc , imbécile !
PASCAL
Ce n'est pas une bêtise, au moins ! Je l'ai vu , dis-je, vu.
PERMINA.
De tes propres yeux?
LA TANTE MONIQUE
Marche, marche I Dépêche-toi de remettre le chien dans l'écurie, et couche-toi, car tu es ivre-mort.
PASCAL
Tant que vous voudrez ; mais je l'ai vu.
LA TANTE MONIQUE
Qu'as-tu à voir, niais?
PASCiAL •
Tétais dans le grenier, et j'ai assisté au spectacle. Ah ! vous avez beau dire ! C'est avec la grosse corde pour sécher la lessive ; enfin , que sais-je ? 11 a dû
3S4 LE BARON
la fixer en quelque endroit. Ce qui est certain, c'est que J'ai vu mon gaillard; et ce pauvre Turc se démenait comme un enragé... Houauh! houauh! houauh !