‹ Les ComédiesChapitre 263 sur 405 · ACTE il, SCENE VI. mi · texte numérisé non relu

ACTE il, SCENE VI. mi

PÉRICO.

Cooiiue il a Taudace de réclamer son vil métal yj\ est tout naturel qu'il vous assomme. Et puisque nous abordons la question financière, moi aussi , monsieur, j'ai un vif désir de vous réclamer, au risque même de vous assommer, une légère gratification.

DO» CLAUDE. I

Allons, mon ami, ne me fais pas perdre mon temps.

PÉRICO.

C'est que vous me devez quatorze piastres fortes pour le moins.

DON CLAUDE

Ne m'échauffe pas les oreilles !

PÉRICO.

C'est que demain je m'en vais , et je ne saurais attendre. '

DON GLALDE.

Silence , ou , sinon , la porte !

PÉRICO.

C'est que , depuis le mois de janvier de Tannée passée, je suis à servir comme un esclave le seigneur don Claude Pérez ; et durant ces longs trimestres ledit seigneur m'a soldé, tant pour à-compte de mes gages que pour mes profits et émoluments, le superbe total de quarante-deux réaux. J'accuse, outre cette somme, une paire de culottes vertes, qui, au dire des experts. . .

BON CLAUDE

Si tu ne cesses ton bavardage, je te promets une raclée , mais une raclée splendide !

PERIGO.

Une raclée!... N'en parlons plus. Aussi bien, pour ma vengeance , me suffit-il de faire le muet. (]ar, admettez pour un moment que ce drôle de Périco, rindigne laquais de Votre Seigneurie, tienne en sa possession le majestueux capital de trois mille quatre cents réaux de veillon...

DON CLAUDE

Que radotes-tu là?

PÉRICO.

Capital obtenu par des voies trè&*légitimes.

DON CLAUDE

Saints du paradis! Mais tu as donc... ?

PÉRlCO.

Allez , monsieur, ne me payez pas , et , en récompense de mes services, régalez-moi de vos menaces et de vos épithètes. Frappez-moi !

DON CLAUDE

Mon petit Périco!

pÉaico.

Je vous vois venir. Mon petit Périco ! 11 est tempe. ^

Je t'en supplie !

(Périoo fait semblant de s*en aller. Don Claude le retient)

PÉRICO.

Non , monsieur ; n'en parlons plus. Je suis un gueux !

DON CLAUDE

Voyons, trêve de plaisanteries, et dis-moi...

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