‹ Les ComédiesChapitre 275 sur 405 · DON · texte numérisé non relu

DON

Oh! que cet embarras ne farrêle point. Laisse mes lévriers. .

DON CLAUDE

Ne serait-il pas bien préférable de nous tenir les jambes en repos , puisqu'au bout du compte ce cher papa doit toujours arriver ?

DON LUIS

C'est précisément parce qu'il doit arriver que j'insiste pour que tu ailles le reee^^oir. S'il ^'arrivait point , a quoi bon te foire partir ?

DON CLAUDE , à part.

0 le maniaque! (Haut.) Mais si je n'ai point de bottes ?

DON LUIS

J'ai des bottes, moi, et je t'en prêterai une paire de solides. De plus , tu auras des éperons, une selle, des brides, une cravache... Rien ne te manquera, rien absolument.

DON CtAUOB.

Bien obligé ! Mais où le dépisterai-je , mon père?

DON LUIS

Tu suivras toujours la route droit devant toi, et finalement vous tomberez dans les bras l'un de l'autre. Ainsi donc, c'est une affaire entendue. A quatre heures, tu pourras piquer des deux el respirer le frais du matin.

DON CLAUDE

Et si le ciel est couvert?

DON LUIS

Il n'y a aucun danger.

DON CLAUDE

Et si au milieu des champs de blé, maître et serviteur, nous sommes fouettés par une averse?

DON LUIS

Emportez vos manteaux !

DON CLAUDE

C'est quej'ai si mal...

Où cela?

DON CLAUDE

A la poitrine...

Page 1