DON
Oh! que cet embarras ne farrêle point. Laisse mes lévriers. .
DON CLAUDE
Ne serait-il pas bien préférable de nous tenir les jambes en repos , puisqu'au bout du compte ce cher papa doit toujours arriver ?
DON LUIS
C'est précisément parce qu'il doit arriver que j'insiste pour que tu ailles le reee^^oir. S'il ^'arrivait point , a quoi bon te foire partir ?
DON CLAUDE , à part.
0 le maniaque! (Haut.) Mais si je n'ai point de bottes ?
DON LUIS
J'ai des bottes, moi, et je t'en prêterai une paire de solides. De plus , tu auras des éperons, une selle, des brides, une cravache... Rien ne te manquera, rien absolument.
DON CtAUOB.
Bien obligé ! Mais où le dépisterai-je , mon père?
DON LUIS
Tu suivras toujours la route droit devant toi, et finalement vous tomberez dans les bras l'un de l'autre. Ainsi donc, c'est une affaire entendue. A quatre heures, tu pourras piquer des deux el respirer le frais du matin.
DON CLAUDE
Et si le ciel est couvert?
DON LUIS
Il n'y a aucun danger.
DON CLAUDE
Et si au milieu des champs de blé, maître et serviteur, nous sommes fouettés par une averse?
DON LUIS
Emportez vos manteaux !
DON CLAUDE
C'est quej'ai si mal...
Où cela?
DON CLAUDE
A la poitrine...