SCÈNE VI
PÉRICO, DON CLAUDE.
PÉRICO , s'approchant de la porte de doo Claude .
Peste ! nous avons verrouillé notre porte. (Appelant.) Monsieur ! . . . C'est Périco.
DON CLAUDE
Va , je t'attendais avec une fière impatience !
PÉRICO.
Qu'y a-t^l donc de nouveau ?
DON CLAUDE
11 y a que la paix est conclue avec le brocanteur. J'avoue qu'il s'approprie mes effets à un assez bon compte; mais en définitive , n'ayant pas de quoi les dégager, je me suis laissé faire. D'ailleurs , quand la gène vous obsède, on est très-coulant sur toute chose. Ah çà, et notre vieille ?
PÉRICO.
Cette chère dame Brigitte Menchaca, une veuve des plus respectables, a daigné me dire qu'elle était prête à exécuter vos ordres , par bonté d'âme, pour vous rendre service , et parce qu'elle désire avant tout éviter les scandales.
DOIf CLAUDE.
Voilà qui est au mieux.
PÉRICO.
Je pense qu'il ne s'agit, pour dame Brigitte, que d'offrir pendant une seule nuit, à la jeune personne, asile et sécurité. Dès le lendemain, nous recourons aux témoins, au clergé... et flambent les chandelles !
DON CLAUDE
C'est convenu.
Je suppose également que nous avons déjà fait expédier l'acte en question.
DON CLAUDE
Le voici.
( Il donne un papier à Périco. } PÉRICO.
Quel miracle de promptitude !
DON CLAUDE
Sur cet acte, j'ai indiqué les présents que je vais offrir à dona Clara. Ellc'^mème y mettra ceux qu'elle me donne en retour; puis nous signons, et ainsi soit-il !