‹ Les ComédiesChapitre 290 sur 405 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

PÉRICO, DON CLAUDE.

PÉRICO , s'approchant de la porte de doo Claude .

Peste ! nous avons verrouillé notre porte. (Appelant.) Monsieur ! . . . C'est Périco.

DON CLAUDE

Va , je t'attendais avec une fière impatience !

PÉRICO.

Qu'y a-t^l donc de nouveau ?

DON CLAUDE

11 y a que la paix est conclue avec le brocanteur. J'avoue qu'il s'approprie mes effets à un assez bon compte; mais en définitive , n'ayant pas de quoi les dégager, je me suis laissé faire. D'ailleurs , quand la gène vous obsède, on est très-coulant sur toute chose. Ah çà, et notre vieille ?

PÉRICO.

Cette chère dame Brigitte Menchaca, une veuve des plus respectables, a daigné me dire qu'elle était prête à exécuter vos ordres , par bonté d'âme, pour vous rendre service , et parce qu'elle désire avant tout éviter les scandales.

DOIf CLAUDE.

Voilà qui est au mieux.

PÉRICO.

Je pense qu'il ne s'agit, pour dame Brigitte, que d'offrir pendant une seule nuit, à la jeune personne, asile et sécurité. Dès le lendemain, nous recourons aux témoins, au clergé... et flambent les chandelles !

DON CLAUDE

C'est convenu.

Je suppose également que nous avons déjà fait expédier l'acte en question.

DON CLAUDE

Le voici.

( Il donne un papier à Périco. } PÉRICO.

Quel miracle de promptitude !

DON CLAUDE

Sur cet acte, j'ai indiqué les présents que je vais offrir à dona Clara. Ellc'^mème y mettra ceux qu'elle me donne en retour; puis nous signons, et ainsi soit-il !

Page 1