‹ Les ComédiesChapitre 330 sur 405 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DON A IRÈNK, pu» RIT A.

DONA IRÈNE

Bonté divine! voilà maintenant que je me rappelle. . . Rita ! . . . Vous verrez qu'on me l'aura laissée mourir... Rita!

RlTA y entrant avec des draps ei des oreillers tous le bnt.

Madame.

DOXA IRÈNE

Qu'as -tu fait de ma grive? lui as -tu donné à manger?

RITA

Oh oui, madame : elle a mangé plus qu'une autruche. Je l'ai mise là, sur la fwiôtre du corridor.

DONA IRÈNE

As-tu disposé nos lits ?

RITA

Le vôtre est prêt, madame. Je vais me dépécher de faire les autres avant que la nuit arrive; car sans cela , comme nous n'avons pour tout éclairage que la lampe de la cuisine, qui encore est dégarnie de son crochet , il faudrait renoncer à s'y retrouver.

DONA IRÈNE

Et que devient cette petite ?

RITA

Elle est à émietter un biscuit pour le souper de don Pierrot.

AGTE I, SCÈNE vu. 521

DONA IRÈNE

Mon Dieu ! que je suis donc paresseuse à écrire ! Mais n'hésitons points d'autant plus que ma pauvre sœur doit être dans une inquiétude...

( Elle entre dans 8a chambre.)

Voyez quelles grandes affaires! Il n'y a pas deux heures, sur ma foi , que nous sommes parties de chez cette tante, et déjà les courriers vont commencer à aller et à venir! Que je déteste les femmes qui ne vivent que dans la bigoterie et dans la flatterie!

( Elle entre dan& la chambre de doua Francistca.)

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