SCÈNE VI
DON A IRÈNK, pu» RIT A.
DONA IRÈNE
Bonté divine! voilà maintenant que je me rappelle. . . Rita ! . . . Vous verrez qu'on me l'aura laissée mourir... Rita!
RlTA y entrant avec des draps ei des oreillers tous le bnt.
Madame.
DOXA IRÈNE
Qu'as -tu fait de ma grive? lui as -tu donné à manger?
RITA
Oh oui, madame : elle a mangé plus qu'une autruche. Je l'ai mise là, sur la fwiôtre du corridor.
DONA IRÈNE
As-tu disposé nos lits ?
RITA
Le vôtre est prêt, madame. Je vais me dépécher de faire les autres avant que la nuit arrive; car sans cela , comme nous n'avons pour tout éclairage que la lampe de la cuisine, qui encore est dégarnie de son crochet , il faudrait renoncer à s'y retrouver.
DONA IRÈNE
Et que devient cette petite ?
RITA
Elle est à émietter un biscuit pour le souper de don Pierrot.
AGTE I, SCÈNE vu. 521
DONA IRÈNE
Mon Dieu ! que je suis donc paresseuse à écrire ! Mais n'hésitons points d'autant plus que ma pauvre sœur doit être dans une inquiétude...
( Elle entre dans 8a chambre.)
Voyez quelles grandes affaires! Il n'y a pas deux heures, sur ma foi , que nous sommes parties de chez cette tante, et déjà les courriers vont commencer à aller et à venir! Que je déteste les femmes qui ne vivent que dans la bigoterie et dans la flatterie!
( Elle entre dan& la chambre de doua Francistca.)