RITA, DON CARLOS, DONA FRANCISCA
RltÀ.
Mademoiselle, vite, rentrons! Votre mère demande après vous. Moi, je vaiis servir le souper, et aussitôt après on se mettra au Ut. Enfin , vous , monsieurle soupirant , Vous [joiivez prendre la poudre d'escampette.
DÔM CARLOS.
Très-bien , ma fille ; car mieux vaut ne pas exciter d'avance les soupçons... Mademoiselle , je u*ai rien à ajouter à mes t>a[roles.
BOMA FRANCISCA.
Ni moi aux miennes.
DON CARLOS
A demain donc ! Et sitôt qu'aura paru l'aurore ^ nous présenterons nos hommages à cet heureux rival.
RITA
Oh! c'est un cavalier très-honorable, fort riche et extrêmement prudent, avec sa grande veste, son linge d'une propreté rare^ et ses fixante ans logés sous la perruque.
( Elle sort par la porte du fond.) DON A FRANCISCA.
A demain , don Félix !
DON CARLOS
Au revoir, Paquita !
»6i LE OUI DES JEUNES FILLES.
DONA FRANCI8GA
Retirez-vous , et preaez du repos.
DON CARLOS
Du repos! quand je suis dévoré de jalousie?
DONA PRANCISCA.
De qui donc seriez-vous jaloux ?
DON CARLOS
Bonne nuit, Paquita! dormez bien.
DONA PRANCISCA.
Dormir, quand Tamour. . . ?
DON CARLOS
Adieu , mon ange !
DONA PRANCISCA.
Adieu !
( Elle entre dans la chambre de dona Irène.)