ACTE H, SCÈNE X(l
UOM CARLOS
Vous serez obéi sans retard.
(Galamocfaa et Simon aortent dfi la chambre de don Carlos, emportant les bagages ; ils s'éloignent par la porte du fond.)
DON DIÈGUE, aux domestiques.
A l'auberge du faubourg 1... (AdonCarios.) Là, vous pourrez dormir à l'aise pendant que vos che* vaux reprendront le souffle et mangeront l'avoine ; mais, sous aucun prétexte, ne remettez le pied céans, et n'essayez même pas de rentrer dans la ville : prenez-y garde I Puis, sur les trois ou quatre heures , en avant , marche ! Souvenez-vous que je saurai le moment précis où vous monterez en selle. Vous m'avez bien compris, n'est-ce pas?
DON CARLOS
Parfaitement, mon oncle.
Mes ordres ne doivent pas être enfreints d'une ligne.
DON CARLOS
Je les exécuterai à la lettre.
Très-bien, mon garçon! Et sur ce... adieu! Je te pardonne tout. Que Dieu te garde ! Enfin , ne perds pas de vue que je vais être instruit de ton arrivée à Saragosse ; et , pour ta gouverne , apprends que je suis renseigné sur les hauts faits de ton dernier itinéraire.
576 LE OUI DES JEUNES ti*ILLES.
DON CARLOS
Mais qu'ai-je commis ?
DON DIÈGUB*
Allons, si je t'affirme que je sais tes exploits et que je pardonne, que veux- tu de plus? D'ailleurs, il n'est pas teiïips aujourd'hui d'aborder ce chapitre. En route, mon neveu!
t>01l CARLOS.
Que le ciel soit avec vous !
V (Fàmse sortie.) DON DIÈGVE.
Comment ! sans baiser la main de votre oncle ?
DON CARLOS, aVéc émotion.
C'est que je n'osais. . .
DON DliGUE.
Là, mon enfant, embrasse-moi bien ! Car qui peut dire si nous nous reverrons ?
DON CARLOS
De grâce, mon oncle!... Oh! Dieu ne permettra pas un tel malheur.
Qui sait , Carlos ! Voyons . avons-nous quelques petites dettes ? Avons-nous un désir à formuler ?
DON CARLOS
Non , plus maintenant.
Eh bien, c'est très-beau! vu qu'en général tu ne lésines guère avec ta caisse. Il est vrai d'ajouter que la bourse de l'oncle est toujours là... Enfin,