ACTE m, SCÈNE H
SIMOM.
Avei-vous entendu, monsieur?
DOlf DlteUB.
Oui, j*ai entendu.
SIMON
Que veut dire tout ceci?
DON DliOUB.
Que tu te taises !
(Dona Francîsca se met à la fenêtre ; Rita se place derrière elle.)
DONA FRANCISCA
C'est moi , don Félix ! Mais , au nom du ciel , que devais-je penser de votre brusque manière d'agir ? Quelle explication à cette fuite étrange?... Rita, chère amie , je t'en conjure , sois attentive , et , au moindre bruit, préviens-moi sur-le-champ. (Bile retourne à la feDètre.)... Hé quoi! pour toujours? 0 misère... Oui, je la recevrai ; jetez-la !.. . Je n'entends
plus. . . Mon Dieu , don Félix , jamais je ne vous ai
vu aussi timide. (On lance du dehors une lettre qui vient tomber sur le théâtre. Dona Franctsca la cherche immédiatement, mais
sans la trouver.) Non , je ne la tiens pas ; mais elle est tombée ici, j'en suis sûre! Et maintenant me faudra-t-il donc attendre jusqu'au jour pour connaître le^nfin les raisons qui vous poussent à me vouer au trépas? De grâce , don Félix , je veux les savoir de vos lèvres... C'est votre Paquita qui vous Tordonne... Votre cœur...? Mais en quel état croyezvous donc que se trouve le mien ! I! se brise dans ma poitrine... Ah ! une dernière fois, parlez !
(Simon fait quelques pas pour s'avancer dans la salle; mais en panant il donne du eo«de «ontre la ca^a, et k «eufitae par terre.)
RITA
Mademoiselle, sauvons-nous vite... Il y a da monde ici.
DONA FRANCISCA
0 malheur! Conduis-moi, Rita.
RITA
Fuyons ! . . . (Rita court sehearter oontie Shnon.) Aïe 1 aïe !
DONA FRANCISCA
Ah I je me sens mourir!
(Elles entrent prédpitanunent dans la chambre de doua Fnncisea.)