ACTE IH, SCÈNE XII
nez votre langue , et ne me poussez pas à Toubli de moi-même. Rendez-moi ce papier!... Maintenant , Paquita, vous souvient-il des trois coups frappés cette nuit sous la fenêtre ?
donà francisca.
Je m'en souviendrai ma vie entière.
Eh bien! ce papier est précisément celui qui a été lancé de la rue. Mais ne vous effrayez pas ; je vous l'ai dit par avance. (Uunt.) « Cher trésor, si « je dois perdre Tespoir de vous parler, je ferai tt tout mon possible pour que ce billet arrive entre « vos mains. Je ne m'étais pas plutôt séparé de « vous hier au soir, que soudain je rencontrai, « dans la salle même de l'hôtel , celui que je nom- « mais mon rival ; et , à sa vue , j'ai failli expirer « de douleur. Il m'ordonna de sortir sur-le-champ <K de cette ville, et il fallut obéir! En effet, don a Félix n'est pas mon nom ; je m'appelle don « Carlos , et don Diègue est mon onde I Adieu , « Paquita ! Vivez contente, et oubliez pour toujours a votre malheureux ami
a Carlos db Urbina. »
DONA IRÈNE
Quoij! c'est là ce qu'on écrit à ma fille ?
DONA PRANGI8GA.
0 désespoir !
DONA IRÈNB.
Ainsi doQC , c'était vrai tout ce que disait mon-
6i8 LE OUI DBS JRUNBS FILLES.
sieur, coquine des cxKfuines ! Tu te souviendras aussi de nioi ! . . .
(Elle 8'av«nce furieuse sur dona Frewetsea. Bita eidea Dingue s'efforcent de la retenir. )
DONA FRANCISCA
Ma mère ! . . . Pardon !
DONA IRÈNE
Non , juste ciel! il faut que je la tue. . .
DON DIÈGUR.
Est-ce que sa tête s'égare?
DONA IRÈNE
11 faut que je Tétouffe!