SCÈNE VIII
MU^ÎOZ, pu» DON ROQUE.
La drôlesse ! On voit bien que dans cette maison il n'y a personne pour porter les culottes. La pendarde! Timpudentel la déboutée! Et tout cela à moi ? En vérité , je ne m'explique pas ma patience. Le diable seul 'expliquerait.
( Don Roque entre par la porte du food , qui donne issue sur la ruelle. U pose son chapeau et son manteau sur le canapé.)
DON ROQUE
Mufloz, me voilà déjà de retour. Bonne précaution de ta part , d'avoir passé dans cette pièce pour les chasser d'id. A peine venais-tu de refermer la porte sur moi , que j'ai aperçu ce misérable Ginès en faction dans la maison d'à côté. J'ai tourné alors la ruelle sans foire semblant de rien; et lui, toujours aux aguetâ, dès qu'il m'a vu éloigné de quelques pas, a vite pris sa course^ sans doute pour en porter la nouvelle à don Juan, ou plutôt à don Satan.
MUAOZ.
Maisje me demande, monsieur, ce que vous obtien* drez avec tout ce damné brouillaHÛni de marches et de contre-marches? On dirait, sur ma parole, qu'il s'agit d'un jeu d'enfant, et non des projets d'un homme aussi mûr que vous.
DON ROQUE
Écoute, MuAozl Cette feinte absence a eu pour but d'ôter à don Juan , invité à se rendre ici , toute