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ACCÉLÉRATION DE LA COMÈTE D'ENCKE

qui donne le rapport apparent de sa masse à celle du noyau, on peut penser que cette force perturbatrice puisse altérer d'une manière sensible le mouvement elliptique. Déjà, dans la comète de 1811, les recherches délicates de M. Argelander paraissent indiquer une déviation provenant d'une cause analogue; les observations plus exactes de la comète de Halley permettront d'approfondir ce sujet davantage. »

Biot arrivait à une conclusion analogue, en tenant compte de la perte de substance éprouvée par la comète à chacune de ses révolutions.

Telles sont les hypothèses proposées pour expliquer l'accélération du mouvement de la comète d'Encke. Mais cette accélération est-elle un fait unique? Non. Il paraît, d'après les recherches d'un astronome suédois, M. Axel Mciller, que la comète de Faye présente un phénomène semblable : cela résulte de l'étude des trois révolutions successives qui se sont accomplies depuis Tépoque de sa découverte en 1843 jusqu'en 1861. « Les mouvements de cette comète, dit-il, ne peuvent être représentés par la seule attraction. »

Comment se fait- il que ces deux comètes soient les seules qui aient manifesté les effets d'une cause dont l'action, qu'il s'agisse d'un milieu résistant ou d'une force répulsive, doit [ être générale ? Dans l'hypothèse d'Encke, la comète à courte période étant celle qui, de toutes les comètes périodiques connues, ou plutôt revues, s'approche le plus du Soleil, on conçoit qu'elle subisse l'influence la plus forte d'un milieu qui est plus dense dans les régions les plus rapprochées de cet astre. Dans l'hypothèse de la force répulsive, il en est de même, puisque Tintensité de cette force étant aussi plus considérable à de plus faibles distances, sa composante tangentielleest aussi plus grande. Mais cette raison échappe,

3r>i LES COMÈTES

quand, de la comète d'Ëucke on passe à la comète de Faye, dont la distance périhélie et même la distance moyenne sont au contraire parmi les plus grandes. Peut-être ces divergences apparentes tiennent-elles uniquement à ce que les astronomes n'ont pu encore calculer avec assez de précision les mouvements de ces astres et leurs perturbations. C'est, en tout cas, une étude à faire, dont les résultats permettront de décider entre les théories proposées.

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