TROIS SORTES DE VAINE OBSERVANCE
Il y a trois sortes de vaine observance. La première, que les latins appellent ars notaria^ est celle qui, pour obtenir une connaissance sans temps ou sans étude, sans les moyens ordinaires, emploie des moyens disproportionnés à cette fin, comme, par exemple, l'usage de paroles inconnues ou insignifiantes, de certaines prières, de certaines potions,... etc. La seconde, appelée observantia sanitatum, fart de guérir, est
celle par laquelle un homme, pour guérir des maladies, ou pour se protéger contre la foudre, les naufrages ou autres dangers, emploie de vains moyens, tels que les charmes, les enchantements,... etc. Ces charmes ou enchantements consistent ordinairement en quelques paroles d'une puissance occulte, — quelque forme de paroles, écrites ou parlées, et qu'on suppose douées de vertus magiques. La troisième est l'observation de certains événements, comme, par exemple, lorsqu'un homme, d'après la remarque de certains faits, qui n'ont aucune relation avec les effets attendus, conjecture que quelque chose de bien ou de mal arrivera à lui ou à un autre, et, sur cette donnée, fait ou omet quelque chose, — par exemple, renverser une salière sur la table, butter contre le seuil d'une maison en la quittant, être treize à table,... etc.