PAR LES PAROLES DE M. COLLIN DE PLANCY
TELLES qu'elles SONT RAPPORTÉES PAR MARTINET.
Nous pouvons terminer ces enseignements sur la superstition par les paroles de M. Collin de Plancy, citées par Martinet. 4 «On n'a peut-être pas assez remarqué, au milieu des clameurs égoïstes des philosophes, qu'il n'y a d'entièrement dégagés de toute superstition que les fidèles enfants de l'église, parce qu'eux seuls possèdent la vraie lumière.
« Au contraire, tous les hommes qui sont dans un état de doute, semblent réaliser le mot célèbre : que ceux qui se séparent de Dieu s'égarent ; le plus incroyant d'entr'eux est aussi le plus superstitieux. Ils rejettent tout dogme révélé ; -et, avec Johnson^ ils croient aux revenants, (Johnson était un croyant fervent) ; avec Rousseau, ils ont peur du nombre
1 Act, VIII. 9.
2 ExoD. VIII. 18, 19.
3 Ex, VII. 12,
4 La Foi et la Raison.
treize ; avec Bayle, ils regardent le vendredi comme jour néfaste ; avec Volney, ils interprêtent les songes ; avec Helvétius, ils consultent les diseurs de bonne aventure ; avec Hobbes, ils étudient l'avenir par des combinaisons d'arithmétique ; et avec Voltaire, ils redoutent les augures. Un sage passe sa vie à la recherche d'un elixir de longue vie; un célèbre mathématicien croyait que les éléments étaient habités par des substances cabalistiques. Un autre philosophe, en même temps qu'il affirmait son doute sur l'existence de Dieu,' se livrait à des pratiques et à des conjurations pour faire paraître le démon. » L'abbé Martinet conclut ainsi : « Les hommes ne pourront jamais réussir à s'aveugler au point de croire qu'ils sont les êtres les plus grands. Si la vraie religion ne leur a pas appris à reconnaître et à adorer Dieu, le Père Tout-Puissant, ils chercheront à entretenir des relations avec les esprits, avec les génies, et avec les puissances occultes ; et, si c'est nécessaire, ils leur sacrifieront même des victimes humaines. Toute la philosophie de Julien TApostat ne fut pas suffisante pour le détourner d'aussi horribles excès... Quant aux gens des classes inférieures, lorsqu'ils en sont une fois arrivés à l'aberration de ne croire ni au Dieu du ciel, ni au démon de l'enfer, ils tombent au pouvoir de démons pires encore, — des démons à forme humaine... je le répète, l'unique remède contre la foi aux démons, quel que soit le nom qu'on leur donne, contre les abominables espérances et les œuvres homicides de l'égoïsme, c'est la religion qui par la foi et l'espérance chrétiennes, nous apprend à aimer Dieu par-dessus toutes choses^ et notre prochain comme nous-mêmes. »
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Le Premier Commandement
(suite)