PÉCHÉS CONTRAIRES AU RESPECT
Les péchés opposés au respect filial peuvent se commettre par paroles, par manières, par actions et par défaut.
(i) Par paroles. — C'est se rendre coupable que d'affliger ses parents par des paroles dures et cruelles, et beaucoup plus encore par des malédictions. Il est dit dans les Ecritures : « Celui qui aura maudit son père ou sa mère sera puni de mort ; » ^ et ailleurs : «Celui qui maudit son père et sa mère, son flambeau s'éteindra au milieu des ténèbres. » =
(2) Par manières on signes. — Pèchent ceux qui rient de leurs parents, les raillent ou s'en moquent, par des signes ou par des gestes ; ceux qui les méprisent, qui refusent de les reconnaître, qui en ont honte, peut-être parce qu'ils sont pauvres, mal vêtus ou ignorants. Nous lisons au livre des Proverbes : «Q.ue l'œil qui insulte à son père, et qui méprise l'enfantement de sa mère, soit arraché par les corbeaux des torrents, et qu'il soit dévoré par les enfants de l'aigle. » 3 Ce
1 ExoD. XXI. 17.
2 Prov. XX. 20.
3 Ibid. xxx. 17.
LE aUATRIHME COMMANDEMENT 3 I ^
qui veut dire que Dieu tirera une vengeance terrible et extraordinaire de celui qui se sera rendu coupable à ce point.
(3) Par actions. — C'est un crime que de lever la main contre ses parents pour les menacer et les frapper ; de les persécuter, de les voler et leur causer du préjudice, etc. Ce serait une faute grave pour un enfant que de frapper ses parents, ou d'essayer de les frapper, même légèrement, mais d'une manière injurieuse. Les anciens Hébreux voyaient ce crime avec une telle horreur, qu'ils le punissaient de mort : « Celui qui frappe son père ou sa mère, sera mis à mort. » ^
(4) Par défaut. — Il y a péché à refuser à ses parents les marques habituelles de respect, d'après les usages du pays, selon leur condition et leur qualité ; à rester silencieux et moroses en leur présence, à manquer à leur endroit de réserve et de modestie dans ses manières, et dans les paroles qu'on leur adresse.
Pèchent aussi par manque de respect ceux qui ne veulent pas reconnaître leurs parents, ceux qui passent à côté d'eux sans y faire attention ; ceux qui désirent qu'on ne connaisse pas leurs parents, à cause de leur pauvreté, de leur simplicité ou de leur manque d'éducation. Garçons et filles peuvent prendre une leçon du respect convenable, quand ils parlent à leurs parents, dans l'exemple de Jonathas plaidant auprès de son père Saûl la cause de David : « Seigneur, ne faites point de mal à David, votre serviteur, parce qu'il ne vous en a point fait... Il a exposé sa vie à un extrême péril ; il a tué le Philistin. » ^ Il n'est que juste et raisonnable que^
1 ExoD. XXI. 15.
2 I Rois. xix. 4, 5.
dans nos paroles, nous usions d'un langage respectueux envers ceux qui nous ont appris à parler, et que nous nous efforcions de plaire par nos paroles à ceux qui nous ont enseigné à prononcer nos premiers mots.
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Le Quatrième Commandement
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