‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 271 sur 409 · I I COE. XII · texte numérisé non relu

I I COE. XII

Spirituelles et surnaturelles du prochain, comme porter envie à quelqu'un à cause de certaines grâces, à cause de ses vertus, de la sainteté de sa vie, nous imaginant que sa vertu diminue la nôtre et nous est un reproche. C'est le péché contre le Saint-Esprit, connu sous la dénomination « d'envie du bien spirituel d'autrui ; c'est l'envie contraire à la charité fraternelle. » ^

L'envie est cette torture du cœur qui est tout l'opposé de la charité. L'envie s'alimente de l'estime de soi ; elle déteste de voir les autres meilleurs, plus heureux, plus estimés, plus prospères. Elle est un pur égoïsme^ qui désire pour lui tous les avantages. Elle est une bassesse de Vâme^ qui ne peut souffrir de se voir quelque chose de supérieur. Elle est un jugement faiLX^ qui donne une fausse interprétation à tout ce qu'elle voit faire par la personne qu'elle jalouse. Elle n'est (\\ï hypocrisie^ car elle sait le caractère méprisable de ses sentiments et elle les cache sous toute espèce de déguisements. Elle est la plus funeste de toutes les maladies spirituelles; elle est à l'âme ce que la rouille est au fer, le chancre à un corps, rongeant, détruisant tout bonheur, toute gaieté, toute amabilité : elle empoisonne toute vie.

Page 1